Mitaines et capes chauffantes: des chercheurs belges explorent la vie à 15°C

L'idée est simple: «Chauffer les corps, pas les murs». (AFP)
L'idée est simple: «Chauffer les corps, pas les murs». (AFP)
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Publié le Mercredi 28 décembre 2022

Mitaines et capes chauffantes: des chercheurs belges explorent la vie à 15°C

  • Lancé en septembre 2020, le projet SlowHeat avait pour objectif d'anticiper une crise de l'énergie
  • Alors que les factures de gaz et d'électricité ne font que grimper, Geoffrey Van Moeseke ne paie, en moyenne, que 70 euros par mois pour se chauffer

LOUVAIN-LA-NEUVE: "On est six dans la famille, on a une maison de 200 mètres carrés et, en ce moment, on met le thermostat central à 15°C maximum".

Dans le salon de Geoffrey Van Moeseke, à Louvain-la-Neuve, dans le centre de la Belgique, le thermomètre affiche 14,5°C. A l'extérieur, les températures sont négatives. Malgré le gel, qu'on aperçoit à travers les grandes baies vitrées de sa salle de séjour, il assure qu'il ne ressent pas le froid.

Pour la troisième année consécutive, l'ingénieur applique à son foyer les principes du projet SlowHeat - "chauffage lent" - pour lequel il est à la fois chercheur et cobaye.

Ce projet de recherche, coordonné par l'Université de Louvain, implique quatre chercheurs et une vingtaine de citoyens.

L'idée est simple: "Chauffer les corps, pas les murs".

En d'autres termes, chercher des solutions d'appoint qui permettent de se réchauffer localement en dépensant beaucoup moins d'énergie qu'avec le chauffage central.

Premier réflexe prôné par les chercheurs? Adapter sa garde-robe! "Actuellement, je porte un pull en coton, tout à fait classique, sur lequel j'ai un vieux gilet assez chaud. En-dessous, j'ai encore deux couches: un tee-shirt et un vêtement technique de sport, d'extérieur, qui apporte vraiment une qualité", explique-t-il.

Pour les pieds, des chaussettes et "de vieilles pantoufles fourrées qui sont extrêmement chaudes".

Deuxième conseil: privilégier les chauffages radiants électriques. Geoffrey Van Moeseke en possède deux, qu'il allume une à deux heures par jour: l'un dans le salon, l'autre dans la chambre de son fils aîné, la pièce la plus froide de la maison - la température moyenne y dépasse rarement les 12°C. Ce panneau radiant - tableau posé sur le bureau - émet une chaleur puissante rapidement.

Sur leur site, les chercheurs recommandent également la cape chauffante électrique dont l'achat est "rentabilisé en un mois", assurent-ils. Face à l'ordinateur, certains d'entre eux utilisent des tapis de souris chauffants.

«On nous prenait pour des fous»

Lancé en septembre 2020, le projet SlowHeat avait pour objectif d'anticiper une crise de l'énergie.

"On s'est demandé ce qui se passerait si tout d'un coup, on n'avait plus de gaz", explique Denis de Grave, assistant de recherche à l'Université de Louvain.

"Au début, on nous prenait pour des fous", témoigne Grégoire Wallenborn, chercheur et enseignant à l'Université libre de Bruxelles, emmitouflé dans un gros gilet, bonnet vissé sur la tête et mitaines aux mains. Dans son appartement à Bruxelles, la température moyenne oscille entre 12 et 14°C.

Deux ans plus tard, l'inflation et la guerre en Ukraine ont fait flamber les prix de l'énergie en Europe et le projet SlowHeat bénéficie d'un regain d'intérêt.

Alors que les factures de gaz et d'électricité ne font que grimper, Geoffrey Van Moeseke ne paie, en moyenne, que 70 euros par mois pour se chauffer.

Avant de tester leurs méthodes, les chercheurs de SlowHeat ont dû convaincre leurs familles.

"J'ai amené le projet petit à petit", raconte Geoffrey Van Moeseke. "C'était plus difficile le premier hiver que le deuxième, ce qui montre qu'il y a une forme d'habitude et d'adaptation qui se met en place au fil du temps".

Pour son cadet, Célestin, 11 ans, pull en laine et short dévoilant ses jambes nues, la température n'est pas un sujet: "Je sais que le premier hiver a été plus rude, on était habitué à une température plus chaude, mais là je me suis complètement habitué. Je trouve qu'il fait chaud ici", sourit-il.

Pas une «injonction»

Mais cela n'a pas été le cas partout. Crainte du froid, peur que les voisins ou les amis ne veuillent plus rendre visite, peur des conflits au sein de la colocation ou du ménage... "Il a fallu lever des peurs au début", reconnaît le chercheur.

Certaines habitudes sont plus compliquées que d'autres à adopter, comme le pédalier installé en-dessous du bureau, qui permet de rester en mouvement même en travaillant.

Et la démarche suscite parfois de vives réactions. "Certains perçoivent le projet comme une injonction à rester dans la pauvreté", regrette Geoffrey Van Moeseke.

Les chercheurs reconnaissent volontiers que leur projet n'est pas une solution miracle qui s'appliquerait à tous, mais défendent la nécessité de repenser nos habitudes, notre relation à la consommation, et donc à l'énergie.

"L'objectif n'est absolument pas de dire aux gens: vous allez avoir froid. L'idée, c'est de garder un niveau de confort identique mais avec quelques degrés en moins", explique Amélie Anciaux, sociologue à l'Université de Louvain et membre de SlowHeat.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.