Selon le rapport de Monsha'at, le secteur des PME saoudiennes enregistre une augmentation de 83% du nombre d'investisseurs

Le nombre de microentreprises et de PME dans le Royaume a dépassé 970 000 au troisième trimestre 2022. (Shutterstock)
Le nombre de microentreprises et de PME dans le Royaume a dépassé 970 000 au troisième trimestre 2022. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 28 décembre 2022

Selon le rapport de Monsha'at, le secteur des PME saoudiennes enregistre une augmentation de 83% du nombre d'investisseurs

  • «Monsha'at» attribue cette fulgurante croissance à un ensemble d'initiatives et de services qu'elle a introduits en 2022
  • Les montants totaux avancés dans le cadre de l'initiative de prêt indirect pour le troisième trimestre se sont élevés à 2,85 milliards de SAR, bénéficiant à 2 500 établissements

RIYAD: Le nombre d'investisseurs dans le secteur des petites et moyennes entreprises du Royaume a augmenté de 83% jusqu'à la fin du troisième trimestre 2022 comparativement à la même période l'année dernière, selon les chiffres publiés par l'Autorité générale pour les PME.

Cette autorité, connue sous le nom de «Monsha'at», attribue cette fulgurante croissance à un ensemble d'initiatives et de services qu'elle a introduits en 2022 pour encourager les investisseurs et leur ouvrir la voie dans ce secteur, a rapporté la Saudi Press Agency.

Selon le rapport, le nombre de microentreprises et de petites et moyennes entreprises (PME) dans le Royaume a dépassé 970 000 au troisième trimestre 2022.

Ces établissements, ajoute le rapport, ont reçu jusqu'à 221 milliards de riyals saoudiens (SAR), soit 58,7 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) de facilités de crédit de la part de banques et d'autres institutions financières jusqu'à la fin du deuxième trimestre de 2022.

Parallèlement, les montants totaux avancés dans le cadre de l'initiative de prêt indirect pour le troisième trimestre se sont élevés à 2,85 milliards de SAR, bénéficiant à 2 500 établissements. Par rapport à la même période en 2021, les facilités de crédit aux PME du Royaume ont augmenté de 29%.

Les garanties pour les institutions financières fournies par le programme Kafala ont atteint 71,3 milliards de SAR à la fin du deuxième trimestre, tandis que le total des portefeuilles de financement de l’opération commerciale s'élevait à plus de 1,7 milliard de SAR.

Le programme Kafala aide les entrepreneurs à lancer ou même à développer leurs entreprises. Il propose environ douze produits pour soutenir les entreprises, parmi lesquels le programme de haute saoudisation, les chaînes d'approvisionnement, la technologie, entre autres.

Ce programme couvre plusieurs secteurs d'activités dont le commerce de gros et de détail, la restauration et l'hôtellerie, les industries manufacturières ainsi que les services administratifs et de soutien.

Les réalisations de l'autorité comprenaient également l'émission publique de trois entreprises sur le marché parallèle Nomu, de même que le soutien à plus de 130 établissements à croissance rapide dans le cadre de son initiative intitulée «Élite».

Monsha'at travaille constamment à la conception de programmes, d'initiatives et de services spécialisés qui répondent aux besoins des microentreprises et des PME. Le rapport indique que l'autorité œuvre également à la conception de projets spécialisés qui visent à stimuler la culture de l'entrepreneuriat et à soutenir les futurs entrepreneurs.

Le nombre de PME en Arabie saoudite a connu une augmentation sensible de 9,3% au troisième trimestre 2022 grâce à une forte croissance économique et à un écosystème entrepreneurial sain dans le Royaume, selon les derniers chiffres du gouvernement.

Un rapport de Monsha'at a montré que le nombre d'entreprises était de 978 445 entre juillet et septembre, contre 892 063 au deuxième trimestre.

Il a souligné le fait que le financement par capital-risque en Arabie saoudite au cours des neuf premiers mois de 2022 avait connu une progression sur un an de 93% pour un total de 3,1 milliards de SAR.

Parmi les autres objectifs que Monsha'at tente de concrétiser d'ici à 2030 figurent la réduction du taux de chômage de 11,6% à 7% ainsi que l'augmentation de la part des femmes qui appartiennent à la population active de 22% à 30%.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.