L’incendiaire présumé de la cathédrale de Nantes jugé en mars 2023

Des pompiers à l'oeuvre pour éteindre un incendie à la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020 (Photo, AFP).
Des pompiers à l'oeuvre pour éteindre un incendie à la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 décembre 2022

L’incendiaire présumé de la cathédrale de Nantes jugé en mars 2023

  • Le tribunal correctionnel de Nantes a également ordonné une expertise psychiatrique
  • Les soupçons des enquêteurs s'étaient rapidement portés sur ce bénévole rwandais chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie

NANTES: Emmanuel Abayisenga, 41 ans, un bénévole du diocèse originaire du Rwanda qui a reconnu être à l’origine de l’incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020, sera jugé pour ces faits le 29 mars 2023.

Lors d'une audience relais mercredi, le tribunal correctionnel de Nantes a également ordonné une expertise psychiatrique pour évaluer les modalités de cette comparution (présence de soins ou d’aménagements pour la journée d’audience).

Le 18 juillet 2020, l'incendie de la cathédrale, survenu 15 mois après celui de Notre-Dame de Paris, avait notamment détruit le grand orgue et un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle.

Les soupçons des enquêteurs s'étaient rapidement portés sur ce bénévole rwandais chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie.

La demande de son avocat, Me Quentin Chabert, d'une nouvelle expertise psychiatrique pour évaluer son discernement au moment de l’incendie de la cathédrale, n’a en revanche pas été retenue par le tribunal.

Une première expertise rendue le 3 mars 2021 avait conclu que son discernement avait été altéré et non aboli lors des faits, mais aussi qu’Emmanuel Abayisenga ne présentait aucune dangerosité pour l’ordre public ou la sûreté des personnes.

"Cette expertise ne vaut rien quand on sait qu’en août 2021, il commettait des faits criminels", a commenté son avocat, qui avait lui-même obtenu sa remise en liberté à partir de cette expertise.

Emmanuel Abayisenga, qui assistait à cette audience vêtu d’un blouson rouge, dans un état de santé visiblement fragile, est actuellement en détention provisoire après sa mise en examen le 28 octobre pour l’assassinat dans la nuit du 8 au 9 août 2021 du père Olivier Maire, 60 ans.

Ce père supérieur de la congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) l’avait accueilli après sa sortie de prison.

Selon la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), dont des représentants étaient présents à l’audience, les travaux de dépollution au plomb de la cathédrale de Nantes, dont le coût s'élève à 3,2 millions d’euros, s’achèveront le 10 février prochain.

Les travaux de restauration, évalués à 24 millions d’euros (sans compter celle du grand orgue), commenceront dans la foulée. Ils s’achèveront entre 2026 et 2028 mais l’édifice devrait partiellement rouvrir au public en 2024.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.