L'Assemblée générale de l'ONU demande à la CIJ d'examiner l'occupation israélienne

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (au centre), récemment assermenté, arrive à la première réunion du cabinet de son nouveau gouvernement à Jérusalem, le 29 décembre 2022. (Photo : Ariel Schalit / Pool / AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (au centre), récemment assermenté, arrive à la première réunion du cabinet de son nouveau gouvernement à Jérusalem, le 29 décembre 2022. (Photo : Ariel Schalit / Pool / AFP)
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Publié le Samedi 31 décembre 2022

L'Assemblée générale de l'ONU demande à la CIJ d'examiner l'occupation israélienne

  • La résolution a été adoptée avec 87 voix pour, 26 contre, et 53 abstentions, les États occidentaux étant partagés sur la question tandis que les pays arabes ont unanimement voté pour, y compris ceux ayant normalisé leurs relations avec Israël
  • Le représentant palestinien à l'ONU, Riyad Mansour, a déclaré que le vote envoyait un signal au nouveau gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu à propos de sa volonté de renforcer des politiques «coloniales et racistes»

NATIONS UNIES : L'Assemblée générale des Nations unies a adopté vendredi une résolution demandant à la Cour internationale de justice (CIJ) de se pencher sur la question de l'occupation israélienne de territoires palestiniens, au lendemain de l'investiture du gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël.

La résolution a été adoptée avec 87 voix pour, 26 contre, et 53 abstentions, les États occidentaux étant partagés sur la question tandis que les pays arabes ont unanimement voté pour, y compris ceux ayant normalisé leurs relations avec Israël, et que la Chine et la Russie ont également voté en faveur.

Le texte exhorte la cour onusienne basée à La Haye, aux Pays-Bas, à déterminer «les conséquences juridiques de la violation persistante par Israël du droit du peuple palestinien à l'autodétermination», ainsi que de ses mesures «visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut de la ville sainte de Jérusalem».

Le représentant palestinien à l'ONU, Riyad Mansour, a déclaré que le vote envoyait un signal au nouveau gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu à propos de sa volonté de renforcer des politiques «coloniales et racistes» et a salué les Etats qui ne se sont pas laissés «dissuader par des menaces et des pressions».

En amont du vote, l'ambassadeur israélien Gilad Erdan a qualifié la résolution de «tache morale sur l'ONU».

«Aucune organisation internationale ne peut décider si le peuple juif est un occupant dans sa propre terre natale», a-t-il ajouté.

«Quelconque décision d'une organisation judiciaire qui reçoit son mandat de Nations unies politisées et en faillite morale est complétement illégitime», a également affirmé M. Erdan.

La résolution appelle également Israël à mettre fin aux colonies mais l'Assemblée générale ne dispose pas de pouvoirs contraignants, contrairement au Conseil de sécurité où les Etats-Unis, alliés d'Israël, disposent d'un droit de veto.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, et l'Allemagne se sont opposés à la résolution et la France s'est abstenue.

«Nous ne pensons pas qu'un renvoi vers la Cour internationale de justice aide à ramener les parties prenantes vers un dialogue», a déclaré le diplomate britannique Thomas Phipps.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.