Daesh pourrait renaître grâce à 30 000 combattants détenus selon un rapport

Un membre des forces de sécurité kurdes syriennes Asayish monte la garde lors de l'inspection de tentes dans le camp kurde d’Al-Hol, où sont détenus des proches de combattants présumés du groupe Daesh, dans le gouvernorat de Hasakeh (nord-est), alors que les Forces démocratiques syriennes organisent une campagne de sécurité contre les « cellules dormantes » de Daesh dans le camp (AFP)
Un membre des forces de sécurité kurdes syriennes Asayish monte la garde lors de l'inspection de tentes dans le camp kurde d’Al-Hol, où sont détenus des proches de combattants présumés du groupe Daesh, dans le gouvernorat de Hasakeh (nord-est), alors que les Forces démocratiques syriennes organisent une campagne de sécurité contre les « cellules dormantes » de Daesh dans le camp (AFP)
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Publié le Samedi 31 décembre 2022

Daesh pourrait renaître grâce à 30 000 combattants détenus selon un rapport

  • Le CENTCOM avertit que 25 000 enfants du camp d'Al-Hol en Syrie sont des « cibles privilégiées » pour la radicalisation
  • Il existe une véritable « armée d'État islamique » en détention en Irak et en Syrie

LONDRES : Daech a une armée potentielle en attente dans les camps de prisonniers en Irak et en Syrie, selon un rapport du Commandement central américain.

Environ 30 000 anciens combattants de Daech sont emprisonnés ou détenus dans les deux pays, et le groupe représente toujours une menace pour la sécurité de la région, indique le rapport militaire, selon le Times.

Les 25 000 enfants et familles du camp d'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, ajoutent également au risque de résurgence de Daesh, et l'on craint que la radicalisation et l'extrémisme ne se développent au sein de la détention.

« Ces enfants dans le camp sont des cibles privilégiées pour la radicalisation de Daech », indique le rapport. « La communauté internationale doit travailler ensemble pour retirer ces enfants de cet environnement en les rapatriant dans leur pays ou leur communauté d'origine tout en améliorant les conditions dans le camp ». Il y a littéralement une « armée de Daech » en détention en Irak et en Syrie. »

Une attaque de membres restants de Daech contre une prison en janvier 2022 a entraîné la mort de 400 combattants et de 120 soldats des Forces démocratiques syriennes.

« L'évasion de janvier rappelle le risque imposé par ces prisons », a averti le CENTCOM, ajoutant que la nature fragmentée de la gouvernance en Syrie a conduit à un vide de pouvoir qu'un Daech affaibli pourrait utiliser à son avantage.

Les troupes occidentales, y compris une présence américaine et britannique, conservent un rôle consultatif dans le nord-est de la Syrie, mais continuent de mener des opérations ciblées contre Daech.

Le rapport indique que les forces américaines ont pris part à 313 opérations contre Daech cette année en Syrie et en Irak, entraînant la mort de 686 combattants.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.