Liban: deux morts, près de 200 rescapés après un naufrage de migrants

«Trois bateaux des forces navales, accompagnés d'un bateau de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont arrivés sur les lieux du naufrage au large de Selaata», dans le nord du pays, a indiqué l'armée sur Twitter (Photo, AFP).
«Trois bateaux des forces navales, accompagnés d'un bateau de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont arrivés sur les lieux du naufrage au large de Selaata», dans le nord du pays, a indiqué l'armée sur Twitter (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 31 décembre 2022

Liban: deux morts, près de 200 rescapés après un naufrage de migrants

  • Le Liban accueille plus d'un million de réfugiés syriens et s'enfonce depuis trois ans dans une grave crise économique
  • Selon l'ONU, au moins 38 bateaux transportant plus de 1 500 personnes ont quitté ou tenté de quitter illégalement le Liban par la mer entre janvier et novembre 2021

TRIPOLI: L'armée libanaise a secouru samedi près de 200 migrants principalement syriens, après que leur embarcation partie du Liban a fait naufrage, tuant un enfant et une femme, ont indiqué l'armée et des proches de rescapés.

"Trois bateaux des forces navales, accompagnés d'un bateau de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont arrivés sur les lieux du naufrage au large de Selaata", dans le nord du pays, a indiqué l'armée sur Twitter.

"Le personnel a procédé au sauvetage des quelques 200 personnes", qui tentaient de "quitter illégalement les eaux territoriales libanaises", a-t-elle ajouté.

Toutefois, "une femme et un enfant sont morts", a rapporté à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

Selon un correspondant de l'AFP au port de Tripoli, principale ville du Nord et parmi les plus pauvres du Liban, hommes, femmes et enfants, Syriens pour la plupart, mais aussi une cinquantaine de Libanais, étaient à bord.

Des dizaines de proches étaient massés au port, comme Younès Jomaa, installé au Liban mais originaire d'Idleb dans le nord-ouest syrien.

"Je comptais partir avec mon frère, mais je n'ai pas pu rassembler la somme suffisante", a-t-il raconté à l'AFP, ajoutant que son frère s'était "endetté pour partir".

"On ne peut plus vivre dans ce pays, ni en Syrie", où la guerre a tué depuis 2011 environ un demi million de personnes, lance-t-il encore.

"On meurt dans ce pays, on va essayer tous les jours de prendre la mer", renchérit Ahmed Yassine, Syrien dont la soeur et le beau-frère font partie des migrants secourus. "Moi-même si j'avais eu l'argent, je serais parti avec eux".

Fin septembre, une embarcation partie du Liban avait fait naufrage au large de la Syrie, faisant une centaine de morts, l'un des bilans les plus meurtriers en Méditerranée orientale.

Le Liban accueille plus d'un million de réfugiés syriens et s'enfonce depuis trois ans dans une grave crise économique.

Si longtemps l'immigration illégale a principalement concerné Syriens et Palestiniens, le Liban connaît depuis 2020 une augmentation du nombre de départs, notamment de Libanais, à la recherche d'une vie meilleure en Europe, notamment sur l'île de Chypre, à 175 kilomètres des côtes libanaises.

Selon l'ONU, au moins 38 bateaux transportant plus de 1 500 personnes ont quitté ou tenté de quitter illégalement le Liban par la mer entre janvier et novembre 2021.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.