Le président d’une compagnie aérienne menace de recruter des chasseurs pour tirer sur les mouettes autour de l'aéroport de Beyrouth

El-Hout avait alors fait valoir que «préserver la sécurité des passagers était la priorité» et «tandis que le comité environnemental s'y était opposé, j'ai dû faire un choix: soit les mouettes volaient, soit la MEA volait.» (AFP)
El-Hout avait alors fait valoir que «préserver la sécurité des passagers était la priorité» et «tandis que le comité environnemental s'y était opposé, j'ai dû faire un choix: soit les mouettes volaient, soit la MEA volait.» (AFP)
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Publié le Mercredi 04 janvier 2023

Le président d’une compagnie aérienne menace de recruter des chasseurs pour tirer sur les mouettes autour de l'aéroport de Beyrouth

  • L'aéroport international de Beyrouth-Rafic Hariri a connu une prolifération permanente d'oiseaux attirés par la décharge voisine de la Costa Brava
  • Les militants et les groupes environnementaux protestent depuis longtemps contre la décharge et ont appelé les autorités à fermer le site

LONDRES: Le président de Middle East Airlines (MEA) a menacé mardi de recruter des chasseurs pour tirer sur des mouettes qui constituent une menace pour la sécurité des vols à l'aéroport de Beyrouth, si le gouvernement libanais ne réglait pas le problème.

Mohamad el-Hout, à la tête de la compagnie aérienne nationale libanaise, a déclaré qu'il donnait à l'État le choix entre «l'intervention des forces de sécurité, ou la permission à la MEA de faire venir des chasseurs».

L'aéroport international de Beyrouth-Rafic Hariri a connu une prolifération permanente d'oiseaux attirés par la décharge voisine de la Costa Brava.

Depuis l'ouverture de la décharge en 2016, le nombre de mouettes autour de l'aéroport de la ville a considérablement augmenté, ce qui soulève des préoccupations en matière d'accidents d'avion, en raison de l'aspiration d'oiseaux dans les moteurs des avions.

El-Hout a appelé le ministre libanais de l'Intérieur à agir, sinon il devrait recourir à la solution utilisée en 2017 lorsque la compagnie aérienne avait recruté 125 chasseurs et leur avait donné des munitions pour tuer plus de 10 000 mouettes.

Le ministre des Transports alors en fonction, Youssef Fenianos, n'avait pas tenu sa promesse de régler le problème après que les médias locaux ont rapporté qu'un vol de la MEA s’était trouvé en face d’une volée d'oiseaux, alors qu'il atterrissait sur la piste ouest de l'aéroport.

Fenianos avait proposé d'installer autour de l’aéroport des dispositifs supplémentaires émettant des cris d'oiseaux de proie en vue d’effrayer les mouettes, solution bien accueillie par les groupes de défense de l’environnement.

Les militants et les groupes environnementaux protestent depuis longtemps contre la décharge et ont appelé les autorités à fermer le site pour résoudre complètement le problème des oiseaux et éviter une «campagne d'extermination».

Au sujet du problème des mouettes, Lucien Bourjeily, membre du collectif de la société civile «Vous puez!», a déclaré: «Nous appelons à éliminer la principale raison à l’origine de cette crise, en l’occurrence la décharge de la Costa Brava.»

Les mouettes sont une espèce protégée à l'échelle mondiale et la lutte contre leur prolifération nécessite de s'attaquer au problème de la décharge de la Costa Brava, qui avait été initialement ouverte comme solution provisoire après la fermeture de la principale décharge recevant les déchets de Beyrouth.

El-Hout avait fait alors valoir que «préserver la sécurité des passagers était la priorité» et «tandis que le comité environnemental s'y était opposé, j'ai dû faire un choix: soit les mouettes volaient, soit la MEA volait.»

La MEA a récemment défrayé la chronique après une série d'incidents inhabituels. Samedi, des balles perdues tirées lors des célébrations du Nouvel An dans la capitale libanaise ont touché deux des avions de la compagnie aérienne stationnés à l'aéroport. Lors d'un incident similaire en novembre, une balle perdue a touché un avion de la MEA alors qu'il atterrissait à Beyrouth. Aucune victime n'a été déplorée.

Par ailleurs, en août, un avion de la MEA volant de Madrid à Beyrouth a été encadré pendant plusieurs minutes par deux avions militaires de l'Otan après que son pilote, Abed el-Hout, fils du président de la société, n'a pas répondu aux appels radio de routine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: une frappe israélienne endommage un site protégé par l'Unesco à Tyr

 Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
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  • Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban
  • Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés

TYR: Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes.

"Je lance un appel pour éviter de cibler les sites archéologiques du pays (..) en particulier les ruines de Tyr qui sont dans le patrimoine commun de l'humanité", a déclaré Ghassan Salamé à l'AFP.

Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés.

Cette ville est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'armée israélienne avait émis un nouvel ordre d'évacuation dimanche pour une zone qui inclut l'un des deux sites, comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.

Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone proche des colonnes antiques recouverte de débris, fragments de métal tordu, branches d’arbres brisées.

Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site.

"L'ampleur des débris et des dégâts dans le site est importante", selon Ali Badaoui.

Les frappes se sont abattues sur des bâtiments avoisinants et l'une a touché un bureau administratif du site, rapporte le responsable.

"Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre", visant "colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques", énumère-t-il.

Ghassan Salamé a souligné que que les autorités évalueraient les dégâts "dès qu'un cessez-le-feu aura lieu ou que nous pourront avoir accès aux ruines sans mettre en danger la vie de nos archéologues".

Il a souligné qu'Israël "ne respecte pas" la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les "Boucliers bleus", un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l'Unesco pour protéger le site de Tyr.

Depuis une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2023-2024, l’Unesco a placé plus de 70 sites patrimoniaux au Liban, dont Tyr, sous " protection renforcée provisoire".

Le site de Tyr "est un site civil, un site inscrit au patrimoine mondial, ce n’est absolument pas un site militaire, et il n’y a aucune activité militaire sur place", a assuré M. Badaoui.

L’autre site protégé de Tyr, El‑Bass, a aussi été endommagé depuis le début de la guerre le 2 mars, a-t-il ajouté.


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.