L'appétit pour les couteaux de cuisine japonais aiguisé par la pandémie

La valeur des exportations de couteaux et d'autres outils tranchants comme les ciseaux a atteint un niveau record au Japon l'année dernière, en partie grâce au boom de la cuisine familiale provoqué par la pandémie. (AFP).
La valeur des exportations de couteaux et d'autres outils tranchants comme les ciseaux a atteint un niveau record au Japon l'année dernière, en partie grâce au boom de la cuisine familiale provoqué par la pandémie. (AFP).
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Publié le Lundi 09 janvier 2023

L'appétit pour les couteaux de cuisine japonais aiguisé par la pandémie

  • Les exportations de ces outils japonais haut de gamme ont atteint un record de 12 milliards de yens en 2021 (environ 90 millions d'euros), soit deux fois plus qu'il y a vingt ans, selon les douanes nippones
  • Et ces exports ont bondi de 33% par rapport à 2020 sur fond de boom de la cuisine à la maison avec la pandémie de Covid-19

SEKI : Dans une petite ville japonaise autrefois réputée pour ses sabres de samouraïs, des artisans affûtent et polissent des couteaux de cuisine. Ils peinent cependant à répondre à la demande mondiale qui a explosé depuis la pandémie.

Les exportations de ces outils japonais haut de gamme ont atteint un record de 12 milliards de yens en 2021 (environ 90 millions d'euros), soit deux fois plus qu'il y a vingt ans, selon les douanes nippones.

Et ces exports ont bondi de 33% par rapport à 2020 sur fond de boom de la cuisine à la maison avec la pandémie de Covid-19.

Mais cela fait des années déjà que les lames nippones sont prisées par des professionnels de la gastronomie du monde entier pour leur précision, leur finition élégante et leur durabilité.

Katsumi Sumikama, patron de la coutellerie Sumikama à Seki, près de Nagoya (centre du Japon), attribue ce succès à un "mariage entre la technologie et l'artisanat traditionnel".

Pour obtenir un tranchant exceptionnel permettant de réaliser parfaitement des sushis ou couper de fines lamelles de boeuf wagyu, son entreprise utilise des machines d'une précision d'un micron, soit un millième de millimètre, puis la finition est réalisée à la main.

Mais même en fonctionnant à pleine capacité, "nous n'arrivons pas à répondre à la forte demande", confie M. Sumikama à l'AFP.

Le pari du luxe

La réputation des lames de Seki remonte au XIVe siècle. La propreté des rivières et les matières premières environnantes "étaient idéales pour forger des sabres" d'un fer de grande qualité issu d'un sable ferrugineux, rappelle le chef d'entreprise.

Cette activité a périclité avec la disparition des samouraïs à la fin du XIXe siècle. Mais après la Seconde Guerre mondiale, Seki a commencé à produire des couteaux de poche destinés à l'exportation.

Ce commerce a d'abord décollé, mais la crise a de nouveau frappé dans les années 1970, notamment avec l'apparition d'une concurrence chinoise à des prix imbattables.

Les artisans de Seki se sont alors tournés vers les couteaux haut de gamme. A l'époque, des marques allemandes comme Zwilling dominaient ce segment de marché, et les produits japonais de luxe étaient rares.

L'entreprise Sumikama s'est lancée dans les années 1990 dans la production de couteaux pouvant coûter l'équivalent de plusieurs centaines d'euros chacun.

Pour souligner son style "made in Japan", la société a ajouté sur ses couteaux un effet visuel ondulatoire évoquant l'aspect des lames des "katana" (sabres traditionnels) et un caractère japonais (kanji) comme logo.

Mais au départ, le scepticisme face à cette montée en gamme était important. "Nous étions coincés dans l'idée" que des couteaux japonais "ne seraient pas acceptés par les consommateurs à moins d'être moins chers que des produits allemands", raconte M. Sumikama.

La stratégie a payé: son entreprise réalise désormais des ventes dans plus de 50 pays.

Plus qu'un outil de cuisine

Le chef français Olivier Oddos est un adepte des couteaux de cuisine japonais depuis plus de vingt ans. Leur réputation a "fait vraiment le tour du monde", estime-t-il lors d'un entretien accordé à l'AFP dans son restaurant "Chez Olivier" à Tokyo.

"Je connais beaucoup de chefs français qui sont venus au Japon, à chaque fois ils achètent des couteaux japonais. Ils en achètent même des fois pour toute leur équipe", raconte-t-il.

"Ça coupe parfaitement, ça coupe droit, c'est régulier", vante-t-il, estimant que des taillages aussi précis, "ça change la qualité de la cuisine".

L'inconvénient des couteaux japonais, selon M. Oddos, est qu'il faut "les entretenir très régulièrement" en les affûtant avec une pierre. Mais "si on les entretient bien, ils ont une durée de vie assez exceptionnelle".

Dans la rue Kappabashi à Tokyo, célèbre pour ses boutiques d'ustensiles de cuisine, le commerçant Daisuke Kumazawa confirme que les couteaux nippons ont gagné en popularité à l'étranger depuis une décennie.

Il y voit un lien direct avec l'engouement mondial pour la cuisine japonaise. Son magasin centenaire "Kama-Asa" a même ouvert une succursale à Paris en 2018, et le succès est au rendez-vous dans les deux boutiques, selon M. Kumazawa.

Il veut que ses clients conçoivent les couteaux japonais comme bien plus qu'un simple ustensile de cuisine. "Nous voulons qu'ils sachent pourquoi ils sont bons - l'esprit du couteau, l'idée de l'artisan qui l'a fabriqué".


À Dubai, OnTheList célèbre l’art de vivre français avec Le Creuset

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  • La vente « Factory to Table » de Le Creuset se déroulera du 15 au 18 mai 2026 au Dubai Design District avec des remises allant jusqu’à 60 %
  • L’événement, organisé par OnTheList, marque la première édition de cette vente emblématique aux Émirats arabes unis

DUBAÏ: Les amateurs de gastronomie et de design culinaire ont désormais rendez-vous à Dubai. Pour la première fois dans les Émirats arabes unis, Le Creuset, maison française emblématique fondée en 1925, organise sa célèbre vente « Factory to Table » grâce à un partenariat exclusif avec OnTheList.

L’événement se tiendra du 15 au 18 mai 2026 au Dubai Design District, Building 11, de 8h à 20h, avec inscription préalable obligatoire. Une version en ligne sera également accessible simultanément pour permettre aux consommateurs de profiter de l’expérience à distance.

Connue dans plusieurs pays pour attirer des passionnés de cuisine prêts à patienter des heures afin d’obtenir les pièces les plus recherchées de la marque, la vente « Factory to Table » arrive ainsi pour la première fois dans la région du Golfe. Les visiteurs pourront accéder à des réductions pouvant atteindre 60 % sur une large sélection de cocottes en fonte, plats de cuisson, ustensiles et accessoires de cuisine.

« Le Creuset est une marque pour laquelle il existe ici un véritable attachement émotionnel. Pouvoir introduire cet événement dans la région est une immense fierté pour nous », explique Delphine Lefay, cofondatrice de OnTheList. « Aux États-Unis, la vente “Factory to Table” est devenue un phénomène à part entière. Nous voulions recréer cette énergie à Dubaï. »

Fondée en 2016 à Hong Kong par Delphine Lefay et Diego Dultzin Lacoste, OnTheList est devenue la première plateforme asiatique de ventes flash réservées aux membres. Présente aujourd’hui sur plusieurs marchés internationaux, l’entreprise rassemble des millions de membres autour d’événements exclusifs mêlant mode, beauté, maison et lifestyle.

Depuis son lancement aux Émirats arabes unis en 2024, la plateforme a déjà organisé plus de cinquante ventes éphémères dans la région. Le partenariat avec Le Creuset représente à ce jour son événement le plus ambitieux au Moyen-Orient.

Depuis un siècle, Le Creuset s’est imposée comme une référence mondiale de l’art culinaire grâce à son savoir-faire, ses couleurs emblématiques et la durabilité de ses produits. Des cuisines familiales aux tables gastronomiques, la marque française continue de séduire aussi bien les chefs professionnels que les passionnés de cuisine du quotidien. 

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Al-Hilal s’offre une 12e Coupe du Roi après une remontée face à Al-Kholood

Les Blues ont remporté leur 12e Coupe du Roi vendredi. (SPA)
Les Blues ont remporté leur 12e Coupe du Roi vendredi. (SPA)
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  • Les buts de Nasser Al-Dawsari et Theo Hernandez en première période offrent à Al-Hilal une victoire 2-1 contre Al-Kholood et un troisième sacre en quatre ans
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane assiste à la rencontre et remet les médailles ainsi que le trophée aux vainqueurs

RIYAD : Dans une saison marquée par des turbulences sur et en dehors du terrain, Al-Hilal aura au moins une raison de célébrer à l’issue de la campagne, quelle que soit l’issue de sa lutte avec Al-Nassr pour le titre de Saudi Pro League.

Les Blues ont remporté vendredi leur 12e Coupe du Roi, mettant fin au parcours féerique d’Al-Kholood grâce à une victoire 2-1. Menés dès les trois premières minutes, les hommes d’Al-Hilal ont renversé la situation grâce à deux buts inscrits en l’espace de cinq minutes juste avant la pause, un avantage finalement suffisant pour soulever le trophée pour la troisième fois en quatre ans.

Malgré la défaite, la soirée restera historique pour Al-Kholood. Le club, qui compte 12 places de moins que son adversaire au classement de la Pro League, n’a découvert l’élite saoudienne qu’en 2024, pour la première fois de son histoire. Un an plus tard, il devenait le premier club saoudien détenu par des investisseurs étrangers après son rachat par l’homme d’affaires américain Ben Harburg. Sous sa direction, l’équipe a adopté une approche axée sur la communauté, moteur de sa progression jusqu’à cette finale.

Al-Kholood s’est présenté dans le même système en 4-4-2 qui lui avait permis de neutraliser le champion en titre Al-Ittihad lundi dernier (0-0), avec un ajustement clé : l’inversion des positions d’Iker Kortajarena et Abdulaziz Al-Aliwa sur les ailes afin d’exploiter les espaces derrière la défense adverse. 

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Nasser Al-Dawsari et Theo Hernandez célèbrent l’égalisation d’Al-Hilal face à Al-Kholood. (X : @AlHilal_FC)

L’entraîneur d’Al-Hilal, Simone Inzaghi, a de nouveau aligné son équipe dans son système particulier en 3-1-4-2, où Ruben Neves et Hassan Al-Tambakti alternaient dans le rôle de libero. Une organisation qui a montré ses limites dès le début du match : à la 3e minute, un long ballon d’Al-Kholood a pris la défense à défaut et permis à Ramiro Enrique de se faufiler avant de battre Yassine Bounou pour ouvrir le score.

Après ce but, les hommes de Des Buckingham ont rapidement adopté un bloc très bas et compact, compliquant considérablement les tentatives d’Al-Hilal.

La délivrance est finalement arrivée à la 42e minute. Sur le côté droit, Malcom a pris le dessus sur Shaquille Pinas avant d’adresser un centre vers Karim Benzema. Ramzi Sawlan a repoussé le danger de la tête, mais Nasser Al-Dawsari a été le plus rapide à réagir dans la surface pour battre Juan Cozzani.

Le deuxième but est également venu du côté droit. Dans le temps additionnel de la première période, Sergej Milinkovic-Savic s’est excentré avant d’adresser un centre en retrait mal dégagé par la défense d’Al-Kholood. Benzema a alors remis le ballon à Theo Hernandez, auteur d’une frappe puissante à ras de terre dans le petit filet opposé.

Une fois mené, Al-Kholood n’a jamais retrouvé son rythme du début de match ni réussi à se montrer réellement dangereux. Al-Hilal, de son côté, a parfaitement contrôlé les débats, même si Sultan Mandash a manqué une énorme occasion de creuser l’écart en fin de rencontre.

Le moment fort de la seconde période est peut-être même venu des tribunes : le stade a explosé lorsque le prince héritier Mohammed ben Salmane, présent au nom du roi Salmane, est apparu à la 80e minute avant de remettre les médailles et le trophée aux vainqueurs.

Al-Hilal tourne désormais son attention vers le derby capital face à Al-Nassr le 12 mai, un rendez-vous crucial dans la course au titre. Une victoire d’Al-Nassr assurerait le championnat, tandis qu’un succès d’Al-Hilal lui permettrait de garder son destin entre ses mains avec deux matches restants.

De son côté, Al-Kholood est quasiment assuré de rester en Pro League la saison prochaine. Le club peut être fier d’avoir atteint la finale de la Coupe du Roi seulement deux saisons après sa montée et peut désormais envisager sereinement la prochaine étape de son développement. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Shangri-La Paris dévoile Maison Roland, une nouvelle adresse gastronomique au cœur d’un jardin parisien

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  • La carte met à l’honneur les grands classiques de la gastronomie française élaborés à partir de produits soigneusement sélectionnés
  • Parmi les entrées figurent les œufs mimosa au caviar de saumon, les rillettes de sardines, la terrine de campagne aux pistaches ou encore le gaspacho de tomates

PARIS : Le Shangri-La Paris enrichit la scène culinaire de la capitale française avec l’ouverture de Maison Roland, un nouveau restaurant-jardin inauguré le 7 mai 2026 au sein de l’ancienne demeure du prince Roland Bonaparte. Nichée dans le jardin privé du palace, cette nouvelle adresse revisite l’esprit du bistrot parisien à travers une cuisine française classique servie dans une atmosphère élégante et décontractée.

Inspiré par l’héritage du prince Roland Bonaparte, dont la résidence historique abrite aujourd’hui l’un des hôtels les plus prestigieux de Paris, Maison Roland entend célébrer l’art de vivre parisien dans ce qu’il a de plus intemporel : une cuisine généreuse, un service chaleureux et un cadre propice à la détente.

Le restaurant mêle harmonieusement espaces intérieurs et extérieurs. La salle, baignée de lumière naturelle, s’ouvre sur une terrasse ensoleillée prolongée par un jardin luxuriant, offrant aux convives une parenthèse paisible au cœur de la ville. Nappes blanches, porcelaine de Gien et argenterie raffinée rappellent l’élégance traditionnelle des grandes tables parisiennes.

La carte met à l’honneur les grands classiques de la gastronomie française élaborés à partir de produits soigneusement sélectionnés. Parmi les entrées figurent les œufs mimosa au caviar de saumon, les rillettes de sardines, la terrine de campagne aux pistaches ou encore le gaspacho de tomates. Les amateurs de produits de la mer pourront également déguster des huîtres de Bretagne et une sélection de caviars.

Côté plats, Maison Roland célèbre les incontournables du bistrot français avec une sole grenobloise, un onglet de bœuf sauce au poivre, un tartare de bœuf ou un bar grillé aux herbes. Le homard est également proposé sous différentes préparations, grillé, façon Thermidor ou servi froid avec mayonnaise.

Les desserts prolongent cet hommage à la tradition française avec une île flottante signature « Maison Roland », une mousse au chocolat, une crème caramel à la vanille de Madagascar ou encore une pavlova aux fruits rouges à partager.

Ouvert du lundi au samedi de midi à 22 heures ainsi que le dimanche soir, Maison Roland ambitionne de devenir une nouvelle adresse incontournable pour les Parisiens comme pour les visiteurs internationaux à la recherche d’une expérience culinaire raffinée dans un cadre verdoyant et intimiste.