Les EAU réaffirment leur soutien d'une solution à deux États en Palestine

(Photo, Reuters /Archives)
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Publié le Vendredi 20 novembre 2020

Les EAU réaffirment leur soutien d'une solution à deux États en Palestine

  • L'événement virtuel a réuni plus de 100 invités de haut niveau du Royaume-Uni, des Émirats arabes unis, de toute l'Europe ainsi que du Moyen-Orient
  • Les accords d'Abraham offrent un «espace de coopération non seulement pour les leaders mais aussi pour les citoyens de tous les pays participants»

ABU DHABI: The Emirates Society, une organisation basée au Royaume-Uni, a organisé jeudi une table ronde virtuelle de haut niveau autour des accords d'Abraham.  Les participants ont abordé les sujets des liens entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis (EAU) relatifs dans les secteurs économiques, politiques et culturels, et les participants ont étudié divers aspects du progrès de la coopération EAU-Israël, régionale et juive-musulmane. L’organisation a pour mission de renforcer les liens entre les deux pays.

Reem benta Ebrahim al-Hashimy, ministre d'État à la Coopération internationale, a représenté les Émirats arabes unis lors de l'événement. Elle s'est exprimée aux côtés de Ban Ki-moon, l'ancien secrétaire général de l'ONU, et du rabbin Ephraim Mirvis, grand rabbin des Congrégations hébraïques unies du Commonwealth.

S'exprimant sur l'impact des accords historiques pour les EAU et Israël, Reem Al-Hashimy a déclaré: «Les EAU croient au rôle primordial du dialogue dans la construction de l’image de cette région pour les générations futures. Nous sommes engagés à véhiculer une solution à deux États au Moyen-Orient, une solution qui puisse combattre l'extrémisme et croire en une pluralité, un multiculturalisme, croire au droit des minorités et aux opportunités qui existent pour les jeunes en adoptant la technologie, l'innovation et l’émancipation économique.

Ban Ki-moon a fait écho sur le rôle des organisations multilatérales, l'importance de la tolérance religieuse et la manière dont les leçons des accords d'Abraham peuvent être appliquées à d'autres enjeux de longue date. Il a déclaré que les accords d'Abraham offrent un «espace de coopération non seulement pour les leaders mais aussi pour les citoyens de tous les pays participants».

Il a poursuivi: «Les architectes de cet accord si important doivent veiller à ce que ces traités ne servent pas uniquement leurs gouvernements, mais qu’ils servent aussi le peuple. Les accords d'Abraham devraient servir de tremplin pour une paix et une prospérité durables dans la région».

Le grand rabbin Ephraim Mirvis a déclaré: «Les accords d'Abraham ouvrent une série de portes passionnantes pour une collaboration politique, économique et diplomatique plus étroite entre les Émirats arabes unis et l'État d'Israël. J’espère particulièrement que ces accords inaugureront également une nouvelle ère de dialogue interconfessionnel juif-musulman. C'est le moment pour les chefs religieux d'être courageux et de travailler ensemble afin de bâtir une culture de paix et de coopération dans nos communautés».

L'événement était présidé par Alistair Burt, ancien ministre d'État britannique pour le Moyen-Orient et président de l'Emirates Society. Il a son tour déclaré: «Le Royaume-Uni soutient les accords d'Abraham comme une initiative diplomatique audacieuse qui propose un avenir différent pour le Moyen-Orient, au-delà des conflits qui l’accablent depuis si longtemps».

S'appuyant sur l'impact positif des accords sur la région du Golfe, Reem Al Hashimy a constaté que l'événement est une étape positive dans la poursuite du débat sur la diplomatie et la bonne volonté qui sont au cœur d'un Moyen-Orient pacifique. Il montre ce qui est possible non seulement pour la région, mais aussi pour le reste du monde.

L'événement virtuel a réuni plus de 100 invités de haut niveau du Royaume-Uni, des Émirats arabes unis, de toute l'Europe ainsi que du Moyen-Orient.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.