Logiciel espion Pegasus : le Maroc et un journaliste espagnol s'affrontent devant un tribunal de Madrid

Une femme consulte le site Web du logiciel espion Pegasus de fabrication israélienne dans un bureau de la capitale chypriote, Nicosie, le 21 juillet 2021.  (Photo : Mario GOLDMAN / AFP)
Une femme consulte le site Web du logiciel espion Pegasus de fabrication israélienne dans un bureau de la capitale chypriote, Nicosie, le 21 juillet 2021. (Photo : Mario GOLDMAN / AFP)
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Publié le Vendredi 13 janvier 2023

Logiciel espion Pegasus : le Maroc et un journaliste espagnol s'affrontent devant un tribunal de Madrid

  • Ce procès découle de la publication en juillet 2021 par un consortium de 17 médias internationaux d'une enquête révélant que quelque 50.000 personnes avaient pu être espionnés par certains gouvernements, dont le Maroc, au moyen du logiciel Pegasus
  • «Je suis arrivé à la conclusion (...) que seule une puissance étrangère, le Maroc, pouvait avoir piraté mon téléphone», a répété le journaliste en réponse aux questions des avocats de l'accusation

MADRID : Le Maroc a demandé vendredi à un tribunal de Madrid de statuer qu'il n'avait rien à voir avec la possible installation d'un logiciel espion israélien sur le téléphone d'un journaliste espagnol, qui accuse depuis 2021 les autorités marocaines d'en être responsables.

«Il n'est pas possible d'affirmer que le royaume du Maroc a une responsabilité quelconque» dans cette affaire d'espionnage, a déclaré Me Sergio Berenguer, l'un des avocats du gouvernement marocain, devant un tribunal de première instance de la capitale espagnole, au cours du procès intenté par Rabat à ce journaliste, Ignacio Cembrero.

«Je maintiens tout ce que j'ai dit», a répliqué ce dernier, un spécialiste du Maghreb et plus particulièrement du Maroc, qui écrit pour le site internet d'information El Confidencial, lorsque l'avocat lui a demandé de «(se) rétracter».

Le jugement, qui a été mis en délibéré, devrait être connu dans quelques semaines.

Ce procès découle de la publication en juillet 2021 par un consortium de 17 médias internationaux d'une enquête révélant que quelque 50.000 personnes à travers le monde (femmes et hommes politiques, journalistes, militants des droits humains, etc.) avaient pu être espionnés par certains gouvernements, dont celui du Maroc, au moyen du logiciel espion Pegasus, conçu par la société israélienne NSO Group.

Parmi les 180 journalistes sur cette liste figurait un Espagnol, M. Cembrero, qui avait justement acquis la conviction le mois précédent que son téléphone avait été espionné. Il avait alors retrouvé dans une publication jugée très proche des autorités marocaines le contenu de messages échangés par WhatsApp avec des responsables espagnols.

Depuis lors, il a répété à de nombreuses reprises, par écrit, dans des entretiens télévisés et en novembre devant une commission du Parlement européen, qu'il était convaincu que le Maroc était responsable de ce piratage, tout en admettant qu'il n'en avait pas la preuve formelle.

Comme il l'a également fait en France - où il avait poursuivi en diffamation des médias l'ayant accusé d'avoir utilisé Pegasus pour espionner des hommes politiques, dont le président Emmanuel Macron, et des journalistes, mais où ses plaintes ont été déclarées irrecevables par la justice -, le Maroc a alors décidé de poursuivre en justice M. Cembrero.

Ses avocats ont choisi pour cela une vieille disposition légale datant du Moyen Age, lui reprochant «une action de vantardise», c'est-à-dire de se vanter de quelque chose sans en avoir la preuve.

«Je suis arrivé à la conclusion (...) que seule une puissance étrangère, le Maroc, pouvait avoir piraté mon téléphone», a répété le journaliste en réponse aux questions des avocats de l'accusation, se disant victime de «harcèlement» de la part de ce royaume.

Il a rappelé que c'était la quatrième fois depuis 2014 qu'il était poursuivi en justice par Rabat.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.