Réconciliation Syrie-Turquie: Assad rompt le silence et exige un retrait des troupes

Des soldats turcs montent la garde au sommet d'un avant-poste dans la province d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, le 22 juillet 2021 (Photo AFP/Archives).
Des soldats turcs montent la garde au sommet d'un avant-poste dans la province d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, le 22 juillet 2021 (Photo AFP/Archives).
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Publié le Samedi 14 janvier 2023

Réconciliation Syrie-Turquie: Assad rompt le silence et exige un retrait des troupes

  • Le président syrien appelle Ankara à mettre fin à son soutien aux groupes d’opposition
  • La tentative de réconciliation entre Damas et Ankara est observée de près par l'Iran, principal allié de la Syrie

DJEDDAH: Le président syrien Bachar al-Assad a rompu vendredi son silence sur la réconciliation entre son pays et la Turquie, en exigeant qu'Ankara retire ses troupes de Syrie et mette un terme à son soutien aux groupes qui s’opposent à son régime.

Damas et Ankara sont en désaccord depuis plus d’une décennie suite au soutien turque à l’opposition politique et armée syrienne contre Assad, et le déploiement de troupes turques dans de grandes parties du nord syrien depuis le début de la guerre en Syrie il y a plus de 12 ans.

La négociation d’une éventuelle réconciliation syro-turque est intervenue suite à l’initiative de la Russie qui a accueilli le mois dernier des pourparlers entre les ministres de la Défense, avec comme objectif de parvenir à une prochaine réunion entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, avant d’aboutir sur une éventuelle rencontre entre Bachar al-Assad et Recep Tayyip Erdogan.

L'envoyé présidentiel russe Alexander Lavrentiev, en visite à Damas, a rencontré Assad qui a déclaré que tous pourparlers avec la Turquie doivent être basés sur les objectifs de «mettre fin à l'occupation du territoire syrien et au soutien turc au terrorisme ». Selon le président syrien, Les réunions entre les deux pays « doivent être coordonnées à l'avance entre la Syrie et la Russie afin d’aboutir à des résultats tangibles » espérés par Damas.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu et son homologue syrien Faisal Mekdad devraient se rencontrer début février pour les pourparlers au plus haut niveau entre les deux capitales depuis le début de la guerre syrienne en 2011.

Cette tentative de réconciliation est observée de près par l'Iran, principal allié de la Syrie. Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amirabdollahian qui se rend à Damas samedi pour des entretiens avec Mekdad a déclaré que son pays est « satisfait du dialogue qui se déroule entre la Syrie et la Turquie ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.