L'économie britannique fait mieux que prévu en novembre sans effacer les craintes de récession

Un panneau sur le comptoir d'une pharmacie informe les clients que la pharmacie est en rupture de stock de tests antigéniques Covid-19 Lateral Flow (LFT) fournis par le gouvernement, dans le nord-est de Londres, le 3 janvier 2022. (Photo de Tolga Akmen / AFP)
Un panneau sur le comptoir d'une pharmacie informe les clients que la pharmacie est en rupture de stock de tests antigéniques Covid-19 Lateral Flow (LFT) fournis par le gouvernement, dans le nord-est de Londres, le 3 janvier 2022. (Photo de Tolga Akmen / AFP)
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Publié le Samedi 14 janvier 2023

L'économie britannique fait mieux que prévu en novembre sans effacer les craintes de récession

  • L'économie a profité en novembre de la bonne santé du secteur «des télécommunications et de la programmation informatique», mais aussi «des pubs et des bars» a résumé sur Twitter Darren Morgan, directeur des statistiques économiques de l'ONS
  • Les économistes s'attendaient à une légère contraction du PIB en novembre, alors que plusieurs prévisions, notamment de la Banque d'Angleterre, ont assuré que le pays était déjà en récession

LONDRES : L'économie britannique a fait un peu mieux que prévu en novembre, affichant une légère progression pour le deuxième mois consécutif, sans pour autant lever les craintes sur une économie au bord de la récession.

Le produit intérieur brut (PIB) britannique a légèrement progressé de 0,1% en novembre, dans la foulée d'une hausse de 0,5% le mois précédent.

Mais si l'on regarde ensemble les trois mois achevés fin novembre, l'économie s'est contractée de 0,3% par rapport aux trois mois précédents, a précisé vendredi l'Office national des statistiques (ONS) dans un communiqué.

L'économie a profité en novembre de la bonne santé du secteur «des télécommunications et de la programmation informatique», mais aussi «des pubs et des bars» alors que «les gens sont sortis pour regarder les matchs de la Coupe du monde», a résumé sur Twitter Darren Morgan, directeur des statistiques économiques de l'ONS.

En revanche, certains pans de l'industrie manufacturière, notamment l'industrie pharmaceutique, se sont contractés sur la période, de même que les transports et la poste, «en partie à cause de l'impact de grèves» touchant ces secteurs, a noté M. Morgan.

L'économie britannique avait connu un creux particulièrement marqué en septembre, à cause notamment d'un jour de congé national pour les obsèques de la reine Elizabeth II, ce qui a contribué à la baisse du PIB sur trois mois, a indiqué l'ONS.

Les économistes s'attendaient à une légère contraction du PIB en novembre, alors que plusieurs prévisions, notamment de la Banque d'Angleterre, ont assuré que le pays était déjà en récession.

D'après l'une des définitions classiques, il faut deux trimestres consécutifs de recul du PIB pour parler de récession, et le PIB britannique a baissé de 0,3% au troisième trimestre.

- Entreprises inquiètes -

La légère hausse en novembre risque d'être trop faible pour changer la donne sur le quatrième trimestre: «une hausse de 0,1% sur une base mensuelle ressemble fortement à une stagnation plutôt qu'une croissance réelle», estime Sophie Lund-Yates, analyste de Hargreaves Lansdown.

«L'idée que le Royaume-Uni entrera bientôt officiellement en récession est encore très probable», et après les dépenses réalisées à l'approche de Noël, «il y a un vrai risque maintenant que les consommateurs se serrent la ceinture», prévient-elle.

Les entreprises britanniques sont elles aussi inquiètes, car si «l'économie a mieux tenu que prévu en novembre, les données (publiées par l'ONS vendredi) ne peuvent masquer les problèmes sous-jacents», souligne la principale organisation patronale britannique, CBI.

L'inflation élevée «affecte gravement les budgets des ménages» et met «d'intenses pressions sur les coûts» des entreprises, ce qui se répercute sur «les dépenses de consommation et les projets d'investissement», qui baissent, selon l'organisation.

«La question pour le gouvernement maintenant n'est pas de savoir si nous allons tomber en récession, mais quelle sera sa durée et sa sévérité», estime la CBI.

Le pays doit «s'en tenir au plan visant à réduire de moitié l'inflation cette année afin que l'économie reprenne sa croissance», a assuré de son côté le Chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances) britannique, Jeremy Hunt, dans un communiqué.

Le gouvernement plafonne notamment les factures d'énergie cet hiver, alors que les hausses des prix de l'électricité et du gaz contribuent à doper une inflation qui frôle les 11% dans le pays, alimentant une sévère crise du coût de la vie.

Mais selon les Chambres de commerce britanniques (BCC), «pour renouer avec la croissance à long terme, les entreprises devront voir la suppression des barrières commerciales, en particulier avec l'UE, des investissements dans les infrastructures publiques et des mesures pour améliorer leur accès à un personnel dûment qualifié».


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.