Une offensive turque en Syrie «possible à tout moment», selon un collaborateur d'Erdogan

Photo de troupes turques dans la zone de Kafr Jannah, à la périphérie de la ville syrienne d'Afrin, le 18 octobre 2022 (Photo, AFP/Archives).
Photo de troupes turques dans la zone de Kafr Jannah, à la périphérie de la ville syrienne d'Afrin, le 18 octobre 2022 (Photo, AFP/Archives).
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Publié le Dimanche 15 janvier 2023

Une offensive turque en Syrie «possible à tout moment», selon un collaborateur d'Erdogan

  • La pression russe en faveur de la paix ne signifie pas qu'Ankara va abandonner son projet de lancer une nouvelle campagne, selon Ibrahim Kalin
  • Erdogan, qui a qualifié el-Assad de «terroriste» en 2017, s'est ouvert à l'idée de rencontrer le président syrien avant les élections générales de Turquie

DJEDDAH: Une nouvelle offensive terrestre turque en Syrie est «possible à tout moment», a déclaré samedi un haut collaborateur du président Recep Tayyip Erdogan, malgré un rapprochement entre Damas et Ankara négocié par Moscou.

Le Kremlin tente de mettre fin à plus d'une décennie d'hostilité entre les deux pays voisins, qui a commencé lorsque la Turquie a soutenu les efforts des rebelles pour renverser le président Bachar el-Assad au début de la guerre civile syrienne.

Depuis, la Turquie a également lancé une série d'incursions dans le nord de la Syrie, la plupart visant les forces kurdes qu'elle considère comme des «terroristes».

Le conseiller en politique étrangère d'Erdogan, Ibrahim Kalin, a déclaré que la pression russe en faveur de la paix ne signifiait pas que la Turquie abandonnait l'option de lancer une nouvelle campagne qu'Ankara prévient depuis des mois.

«Une opération terrestre est possible à tout moment en fonction du niveau des menaces que nous recevons», a annoncé Kalin aux journalistes. «La Turquie ne vise jamais l'État syrien ni les civils syriens.»

Ses commentaires sont intervenus deux jours après la déclaration faite par El-Assad quant aux futurs pourparlers avec Ankara qui devraient avoir pour objectif «la fin de l'occupation» de certaines parties de la Syrie par la Turquie. Ankara possède des bases militaires dans le nord de la Syrie et soutient également certaines milices locales qui luttent contre le régime.

Erdogan, qui a qualifié El-Assad de «terroriste» en 2017, s'est ouvert à l'idée de rencontrer le président syrien avant les élections générales de Turquie, désormais attendues en mai.

Kalin a signalé que les deux parties tiendraient une «série de réunions» en vue d'un éventuel sommet présidentiel.

Pendant ce temps, l'administration du président américain, Joe Biden, a déclaré au Congrès qu'elle préparait la vente potentielle de 20 milliards de dollars américains (1 dollar américain = 0,92 euro) d'avions de chasse F-16 à la Turquie, suscitant une objection immédiate de la part d'un législateur américain de premier plan qui s'oppose depuis longtemps à cet accord.

«Comme je l'ai dit clairement à plusieurs reprises, je m'oppose fermement à la proposition de l'administration Biden de vendre de nouveaux avions F-16 à la Turquie», a souligné le sénateur Bob Menendez, président démocrate de la commission des affaires étrangères du Sénat. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.