Les Palestiniens accusent des soldats israéliens d'avoir «exécuté» un homme

Des Palestiniens assistent au cortège funèbre d'Ahmad Kahla dans le village de Rammun en Cisjordanie occupée, le 15 janvier 2023 (Photo, AFP).
Des Palestiniens assistent au cortège funèbre d'Ahmad Kahla dans le village de Rammun en Cisjordanie occupée, le 15 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 15 janvier 2023

Les Palestiniens accusent des soldats israéliens d'avoir «exécuté» un homme

  • Selon le ministère de la Santé palestinien, Ahmad Kahla «a été tué d'une balle dans le cou»
  • Plusieurs dizaines de personnes ont assisté aux funérailles du Palestinien dans le village de Rammoun, dans les environs de Ramallah

RAMMOUN: Le gouvernement palestinien a accusé les forces israéliennes d'avoir "exécuté" dimanche un Palestinien à un barrage militaire en Cisjordanie occupée, l'armée indiquant avoir tiré sur un suspect.

Ahmad Kahla, 45 ans, a été abattu le matin près du village de Silwad, dans le centre de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël, a affirmé le ministère des Affaires étrangères palestinien dans un communiqué dénonçant un "crime odieux".

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué que lors d'un "contrôle de routine", les soldats avaient eu "recours à des moyens de dispersion antiémeutes" pour immobiliser un véhicule suspect ayant "refusé de s'arrêter".

Il y a eu une "violente altercation" et les forces israéliennes ont tiré sur "suspect qui a tenté de s'emparer de l'arme d'un soldat", a-t-elle ajouté.

"Les soldats nous ont aspergés de gaz lacrymogène et m'ont fait sortir de la voiture", a déclaré à l'AFP le fils du défunt, Qoussai Kahla, 18 ans. "Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite; c'est mon oncle qui m'a dit que mon père avait été tué."

Selon le ministère de la Santé palestinien, Ahmad Kahla "a été tué d'une balle dans le cou". L'agence officielle palestinienne Wafa a rapporté que des soldats israéliens avaient forcé le Palestinien à sortir de la voiture avant de l'abattre "à bout portant".

Interrogé par l'AFP sur les moyens utilisés par les soldats pour stopper le véhicule et pour savoir si Ahmad Kahla était armé ou non lorsqu'il a été tué, un porte-parole de l'armée a indiqué n'avoir "aucune information à ajouter".

Plusieurs dizaines de personnes ont assisté aux funérailles du Palestinien dans le village de Rammoun, dans les environs de Ramallah, certaines appelant à venger sa mort, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Ce décès porte à 13 le nombre de Palestiniens tués depuis le début de l'année dans des violences avec des forces de sécurité ou des civils israéliens en Cisjordanie.

Le ministère des Affaires étrangères palestinien a accusé les autorités israéliennes, de rendre "facile pour les soldats de tuer des Palestiniens même quand ils ne représentent aucun danger pour eux".


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.