Une cour de justice ordonne au Canada de rapatrier quatre hommes de Syrie

Le camp kurde d'al-Hol, qui abrite des proches de combattants présumés du groupe Daech (Photo, AFP).
Le camp kurde d'al-Hol, qui abrite des proches de combattants présumés du groupe Daech (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 21 janvier 2023

Une cour de justice ordonne au Canada de rapatrier quatre hommes de Syrie

  • La Cour fédérale canadienne a ordonné au gouvernement de rapatrier quatre citoyens canadiens
  • Cette décision intervient alors que le Canada venait tout juste d'annoncer son accord pour rapatrier les 19 autres femmes et enfants impliqués dans ce dossier judiciaire

MONTRÉAL: La Cour fédérale canadienne a ordonné vendredi au gouvernement de rapatrier quatre citoyens canadiens détenus dans le nord-est de la Syrie depuis des années.

Cette décision intervient alors que le Canada venait tout juste d'annoncer son accord pour rapatrier les 19 autres femmes et enfants impliqués dans ce dossier judiciaire.

Il s'agirait du plus important rapatriement de familles de jihadistes jamais organisé par le pays et de la première fois que le Canada va permettre à des hommes détenus en Syrie de rentrer.

Les familles des 23 citoyens avaient intenté une action en justice contre le gouvernement canadien, estimant notamment que le refus des autorités de les rapatrier violait la Charte des droits et libertés.

"J'ai parlé aux parents et ils sont vraiment très contents", a déclaré Barbara Jackman, l'avocate de Jack Letts, un Britanno-canadien converti à l'islam dont Londres a retiré la nationalité et l'un des quatre concernés par la décision de justice.

Le juge "a couvert toutes les questions qui étaient préoccupantes", a ajouté l'avocate, soulignant qu'il ordonne à Ottawa de demander le rapatriement des quatre hommes "dès que cela est raisonnablement possible" mais aussi de leur fournir un passeport d'urgence et d'envoyer un représentant de l'Etat en Syrie pour les aider.

Dans son jugement, le magistrat a notamment cité leurs conditions de vie "encore plus difficiles que celles des femmes et des enfants que le Canada vient d'accepter de rapatrier" et le fait qu'ils n'ont pas été inculpés, ni jugés.

Vendredi matin, le ministère des Affaires étrangères canadien avait indiqué avoir "convenu d'une résolution" pour rapatrier les femmes et les enfants du groupe, excluant ces quatre hommes.

Jusque-là, le gouvernement de Justin Trudeau a traité cette question au cas par cas et, en quatre ans, seule une poignée de femmes et enfants ont été rapatriés.

Depuis la fin en 2019 du "califat" mis en place par l'organisation Etat islamique (EI), le rapatriement des femmes et des enfants de jihadistes issu de ses rangs est une question très sensible dans de nombreux pays.

De nombreuses ONG dénoncent le manque de courage des gouvernements, alors que ces proches de jihadistes, dont des milliers d'enfants, vivent dans les camps d'al-Hol et Roj, contrôlés par les Kurdes et où la violence est endémique et les privations nombreuses.

Selon Human Rights Watch (HRW), il reste une trentaine de Canadiens, dont 10 enfants toujours dans des camps en Syrie.

Mais "un certain nombre de femmes et d'enfants ont reçu des lettres du gouvernement indiquant qu'ils remplissent les conditions de rapatriement", a toutefois indiqué à l'AFP Farida Deif, directrice de HRW au Canada, ce qui augure davantage de rapatriements.

Les autorités n'ont pas précisé à quel moment les 23 hommes, femmes et enfants seraient rapatriés et n'ont donné aucune indication sur les possibles poursuites qu'elles pourraient engager contre eux à leur retour sur le territoire canadien.

En octobre dernier, le Canada avait rapatrié deux femmes et deux enfants détenus en Syrie. En 2020, Ottawa avait permis le retour d'une fillette orpheline de 5 ans, après que son oncle eut intenté une action en justice contre le gouvernement canadien.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.