Tunisie: arrestation après sa condamnation d'un ex-député critique du président

Seifeddine Makhlouf, chef d'Al-Karama, un parti islamo-nationaliste, qui avait perdu son immunité parlementaire en 2022, est un virulent critique du président Kais Saied. (AFP).
Seifeddine Makhlouf, chef d'Al-Karama, un parti islamo-nationaliste, qui avait perdu son immunité parlementaire en 2022, est un virulent critique du président Kais Saied. (AFP).
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Publié le Samedi 21 janvier 2023

Tunisie: arrestation après sa condamnation d'un ex-député critique du président

  • Seifeddine Makhlouf, chef d'Al-Karama, un parti islamo-nationaliste, a été reconnu coupable vendredi d'insulte envers des agents de la police à l'aéroport international de Tunis-Carthage
  • Un tribunal militaire l'a condamné en appel vendredi à 14 mois de prison avec effet immédiat

TUNIS: Un ex-député tunisien, virulent critique du président Kais Saied, a été arrêté chez lui dans la nuit de vendredi à samedi après avoir été condamné par un tribunal militaire à 14 mois de prison, a indiqué son avocate.

Seifeddine Makhlouf, chef d'Al-Karama, un parti islamo-nationaliste, a été reconnu coupable vendredi d'insulte envers des agents de la police à l'aéroport international de Tunis-Carthage en mars 2021.

Un tribunal militaire l'a condamné en appel vendredi à 14 mois de prison avec effet immédiat, a déclaré à l'AFP son avocate, Ines Harrath. M. Makhlouf avait été condamné en mai 2022 à cinq mois de prison en première instance.

Une vingtaine de membres de forces de l'ordre en civil ont encerclé sa maison vers 23H00 et au bout de deux heures "ont pénétré chez lui et l'ont emmené", a-t-elle ajouté.

Une vidéo publiée sur Facebook par Mme Harrath montre M. Makhlouf être conduit dans la rue par les membres des forces de l'ordre et crier: "A bas le coup d'Etat". Des hommes en civil le font ensuite entrer dans une voiture.

M. Makhlouf, qui avait perdu son immunité parlementaire en 2022, est un virulent critique du président Kais Saied.

Elu fin 2019, M. Saied s'est arrogé les pleins pouvoirs fin juillet 2021 en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement, avant de le dissoudre en mars 2022.

Ses détracteurs l'accusent d'instaurer une nouvelle autocratie dans le pays qui fut le berceau du Printemps arabe en 2011.

En mars 2021, M. Makhlouf ainsi que d'autres députés de son bloc s'étaient rendus à l'aéroport de Tunis pour exhorter la police aux frontières de laisser une femme voyager, provoquant une dispute.

Dans le cadre de cette affaire, le tribunal militaire a également condamné vendredi plusieurs personnes, notamment des membres de Karama, à des peines de prison plus légères.

En juin 2022, M. Makhlouf avait par ailleurs été condamné en appel par un tribunal militaire à un an de prison ferme pour "atteinte à la dignité de l'armée", selon son avocat. Il avait également été sanctionné d'une interdiction d'exercer son métier d'avocat pour cinq ans.

Des ONG locales et internationales dénoncent régulièrement les poursuites judiciaires engagées contre des civils par des tribunaux militaires.

Pour Ahmed Néjib Chebbi, président du Front de salut national (FSN), principale coalition d'opposition, le jugement rendu vendredi "reflète une mentalité de vengeance" de la part du pouvoir.

"Nous assistons à la mise à mort des libertés et à la destruction de la démocratie", a-t-il dit à des journalistes.

De son côté, la présidence de la République a appelé vendredi soir dans un communiqué sur Facebook à déployer des efforts pour "s'attaquer à tous les corrompus et ceux qui se croient au-dessus des lois".


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.