En Syrie, 16 morts dont des enfants dans l'effondrement d'un immeuble à Alep

Les gens regardent les sauveteurs passer au crible les décombres d'un immeuble qui s'est effondré dans la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie, le 22 janvier 2023 (Photo, AFP).
Les gens regardent les sauveteurs passer au crible les décombres d'un immeuble qui s'est effondré dans la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie, le 22 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 23 janvier 2023

En Syrie, 16 morts dont des enfants dans l'effondrement d'un immeuble à Alep

  • Selon plusieurs sources locales seize personnes dont des enfants ont péri dans l'effondrement dimanche d'un immeuble dans un quartier d'Alep
  • Quatre personnes ont été sorties vivantes des gravats, d'après l'agence Sana

ALEP: Seize personnes dont des enfants ont péri dans l'effondrement dimanche d'un immeuble dans un quartier d'Alep, la deuxième ville de Syrie, selon plusieurs sources locales.

A 03H00 du matin (01H00 GMT), dans le quartier à majorité kurde de Cheikh Maksoud, l'immeuble de cinq étages s'est effondré à la suite d'"infiltrations d'eau dans les fondations", alors que ses habitants dormaient, a indiqué l'agence officielle syrienne Sana.

Sept familles y logeaient d'après le ministère de l'Intérieur, environ 35 personnes selon des habitants, bien qu'il ne soit pas clair combien d'entre elles étaient présentes dans l'immeuble lors de son effondrement.

Le bilan qui n'a cessé de s'aggraver était de 16 morts et quatre blessés dimanche en fin d'après-midi, selon l'agence Sana.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources sur le terrain en Syrie, un enfant a été tué.

En matinée, l'agence de presse officielle kurde Anha avait fait état d'un bilan provisoire de 12 morts dont cinq enfants.

Quatre personnes ont été sorties vivantes des gravats, d'après l'agence Sana.

Les secouristes, les forces de défense civile et les pompiers poursuivent les opérations à la recherche d'autres personnes disparues dans les décombres.

Des images de la télévision d'Etat syrienne ont montré des secouristes s'activant au milieu de tiges de fer tordues, les mains couvertes de poussière blanche. A côté d'eux des pelleteuses creusent dans une mer de débris.

Constructions illégales
Des hommes portaient un brancard couvert d'un drap blanc taché de sang, selon des images de l'AFP. Depuis les immeubles voisins, des habitants observent les pompiers travailler.

En septembre dernier, l'effondrement d'un immeuble à Ferdaous, un autre quartier de cette ville du nord de la Syrie, a tué 10 personnes, dont trois enfants.

L'effondrement de bâtiments résidentiels est assez fréquent à Alep, en raison de constructions illégales sans fondations solides mais aussi de fissures dans les structures provoquées par les violents combats au plus fort de la guerre.

Parmi les victimes figurent des personnes originaires de la ville d'Afrine, plus au nord, et déplacées par la guerre, d'après l'OSDH.

Le quartier de Cheikh Maksoud est principalement habité par des Kurdes syriens, y compris des combattants, dont beaucoup ont fui Afrine après une offensive turque lancée en 2018.

La ville d'Alep est sous contrôle du pouvoir depuis sa reprise aux rebelles au prix de combats acharnés, mais les affaires et la sécurité dans le quartier de Cheikh Maksoud sont assurées par des forces kurdes.

Près d'un demi-million de personnes ont été tuées dans le conflit syrien aux multiples acteurs depuis qu'il a éclaté en 2011, et environ la moitié de la population d'avant-guerre a été déplacée.

Un grand nombre de déplacés ont dû emménager dans des bâtiments en mauvais état.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.