Energies renouvelables: Accord entre députés et sénateurs, avant un vote final

Le projet de loi tente de simplifier les procédures pour combler le retard de la France en matière de renouvelables (Photo, AFP).
Le projet de loi tente de simplifier les procédures pour combler le retard de la France en matière de renouvelables (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 25 janvier 2023

Energies renouvelables: Accord entre députés et sénateurs, avant un vote final

  • Il a fallu quatre heures et demie à cette commission mixte paritaire pour établir ce texte dans la soirée
  • La Première ministre Elisabeth Borne a salué cet accord sur Twitter, fruit d'un «travail transpartisan»

PARIS: Des députés et sénateurs ont trouvé un accord mardi soir sur le projet de loi dédié aux énergies renouvelables, avec une version de compromis qui sera soumise à un dernier vote dans les deux chambres.

Il a fallu quatre heures et demie à cette commission mixte paritaire pour établir ce texte dans la soirée. L'Assemblée doit désormais se prononcer une dernière fois le mardi 31 janvier, tandis que la date du vote du Sénat n'est pas encore précisée.

La Première ministre Elisabeth Borne a salué cet accord sur Twitter, fruit d'un "travail transpartisan".

"Je salue l'esprit de responsabilité. En route vers le vote définitif!", a tweeté la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.

Au Palais Bourbon, l'exécutif espère encore un soutien des députés socialistes et des indépendants du petit groupe Liot, comme lors de l'adoption en première lecture le 10 janvier, pour éviter une déconvenue.

En commission mixte, les négociations les plus âpres entre députés et sénateurs ont notamment porté sur la planification des zones d'accélération du déploiement des énergies renouvelables, avec l'aval des communes, et sur les possibles zones d'exclusion. Autre sujet sensible, l'encadrement de l'agrivoltaïsme, combinant agriculture et production d'énergie.

Le projet de loi tente de simplifier les procédures pour combler le retard de la France en matière de renouvelables. À l'Assemblée, il a été vivement combattu par les députés LR et RN, critiquant les "nuisances" des éoliennes terrestres.

Le Sénat à majorité de droite avait de son côté largement adopté le texte en première lecture début novembre.

Une étude publiée mardi a estimé que la France ne devrait pas atteindre les objectifs qu'elle s'était fixés pour le déploiement des énergies renouvelables électriques sur la période 2019-2023.

Pour l'éolien terrestre, l'objectif officiel de 24,1 gigawatts (GW) de capacités installées établi pour fin 2023 "ne sera pas atteint", le pays parvenant à peine à 20 GW à fin septembre 2022, note ce baromètre annuel Observ'ER.

Du côté du photovoltaïque, malgré un rythme de croissance accru depuis 2021 et un "relèvement partiellement confirmé en 2022 (...) le secteur n'est toujours pas dans la bonne trajectoire", ajoute l'Observatoire qui se base, entre autres, sur les données d'Enedis et d’EDF.


Le groupe Figaro, en croissance en 2022, lance sa télé et sa radio

Le Figaro veut développer "un univers audiovisuel" autour de sa marque (Photo, AFP).
Le Figaro veut développer "un univers audiovisuel" autour de sa marque (Photo, AFP).
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  • Avec la hausse des prix du papier, le quotidien et les magazines ont subi un surcoût de 15 millions d'euros
  • L'année 2023 verra le déménagement de 1.500 employés sur les près de 2.000 que compte le groupe

PARIS: Le groupe Figaro, fort d'un chiffre d'affaires en hausse de 15% en 2022 et de 400.000 abonnés à son quotidien, a annoncé dimanche s'apprêter à lancer sa chaîne de télé et sa station de radio numérique.

S'il ne divulgue pas son résultat net, il précise dans un communiqué se rapprocher "de son niveau d'activité de 2019, avant la crise sanitaire", avec des revenus atteignant 570 millions d'euros et un résultat d'exploitation de 33 millions, en progression de plus de 6%.

Avec la hausse des prix du papier, le quotidien et les magazines ont subi un surcoût de 15 millions d'euros, mais la progression de leurs revenus publicitaires ont stabilisé leurs résultats.

Le groupe, présent dans les médias, les voyages, le marketing/publicité et la billetterie, réalise 60% de son chiffre d'affaires dans le numérique.

Côté journal, Le Figaro compte désormais 400.000 abonnés, dont 270.000 uniquement en version numérique.

L'année 2023 verra le déménagement de 1.500 employés sur les près de 2.000 que compte le groupe. Ils quitteront le siège pour se répartir sur deux autres sites parisiens dans les 9e et 15e arrondissements.

Des investissements d'environ 30 millions d'euros, dont le premier cette année sera consacré à l'audiovisuel pour le lancement d'une chaîne de télévision hertzienne, Le Figaro TV, et d'une station de radio numérique terrestre, Le Figaro Radio. Les contenus des deux projets seront détaillés en mars.

"Notre objectif est qu'à horizon 2026 -année des 200 ans du quotidien-, nos contenus soient présents sur tous les formats et tous les canaux de diffusion d'informations dans ce pays", expose Marc Feuillée, directeur général du groupe.

Déjà présent sur les réseaux sociaux, notamment via son média en ligne Figaro Live lancé en 2017, le Figaro veut développer "un univers audiovisuel" autour de sa marque, ce qui, au niveau publicitaire, permettra de proposer des campagnes sur tous les formats, poursuit le dirigeant.

Le groupe investira également dans ses activités éditoriales (mise en place d'un nouveau système de gestion de contenus), commerciales (refonte des outils de gestion de clientèle) et régionales dans quatre bureaux à Bordeaux, Lyon, Nantes et Nice.


Étudiante disparue à Brest: Un suspect évoque «un accident»

Héléna Cluyou, jeune élève infirmière qui aurait dû fêter ses 21 ans le 1er février, n'a plus donné signe de vie depuis dimanche 29 janvier  (Photo, La police judiciaire de Brest-Quimper).
Héléna Cluyou, jeune élève infirmière qui aurait dû fêter ses 21 ans le 1er février, n'a plus donné signe de vie depuis dimanche 29 janvier (Photo, La police judiciaire de Brest-Quimper).
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  • La jeune étudiante a-t-elle été renversée par le suspect, qui aurait ensuite dissimulé son corps?
  • Depuis une semaine, la disparition d'Héléna Cluyou donne lieu à une vive émotion dans la ville bretonne

BREST: L'enquête sur la disparition d'une étudiante de 21 ans, il y a une semaine à Brest, a connu une "accélération", a annoncé dimanche le procureur, en indiquant qu'un suspect avait évoqué une "bêtise" et un "accident" avant de tenter de se suicider.

"L'enquête a connu une accélération", a annoncé d'emblée le procureur de Brest, Camille Miansoni, en début de conférence de presse.

Confirmant des informations du quotidien régional Le Télégramme, le magistrat a raconté qu'un Brestois de 36 ans avait tenté de mettre fin à ses jours à deux reprises, vendredi et samedi, après avoir confié à des proches "avoir commis une bêtise, que sa vie était finie" et que "c'était un accident".

Héléna Cluyou, jeune élève infirmière qui aurait dû fêter ses 21 ans le 1er février, n'a plus donné signe de vie depuis dimanche 29 janvier à 5h20 du matin, à sa sortie du One Club, une discothèque du port de Brest. Elle était toujours introuvable une semaine après sa disparition.

Une image de vidéosurveillance, prise à 6h42 du matin, la montre marchant dans une rue de Brest, entre la discothèque et le domicile de ses grands-parents où elle habitait.

La jeune étudiante a-t-elle été renversée par le suspect, qui aurait ensuite dissimulé son corps? "S'agissant d'un accident, nous n'en avons pas encore la certitude. C'est une hypothèse, mais une hypothèse seulement", a souligné le magistrat.

Le véhicule du suspect a été incendié cette semaine, sans que l'on retrouve de corps à l'intérieur.

C'est le frère du suspect et la compagne de son frère qui ont prévenu les enquêteurs. Le couple avait fait le déplacement depuis Tours pour venir en aide au jeune homme, alerté par son état de détresse psychologique.

Au vu de ses aveux, ils l'ont accompagné au commissariat vendredi, mais le suspect n'a pas pu être entendu et a dû être hospitalisé.

«Affaire loin d'être élucidée»

"A ce moment-là, aucun lien n'a pu être fait entre cet accident et la disparition" d'Héléna Cluyou, selon M. Miansoni.

Mais samedi matin, "se rendant compte que leurs déclarations n'avaient sous doute pas été assez précises", le couple s'est présenté à la brigade de gendarmerie de Crozon (Finistère) pour faire le lien entre les deux affaires.

Le suspect répétait en effet "en boucle" qu'il s'agissait d'un "accident", selon leur récit. Lorsque son frère lui a demandé de quel accident il s'agissait, "à une reprise au moins, il avait  répondu: tu n'as qu'à voir ce dont on parle à Brest depuis cinq jours", a relaté le procureur.

Depuis une semaine, la disparition d'Héléna Cluyou donne lieu à une vive émotion dans la ville bretonne.

Après avoir entendu le couple, les enquêteurs de la police judiciaire (PJ) se sont rendus à l'hôpital où ils ont trouvé le suspect "avec un sac plastique sur la tête", après une deuxième tentative de suicide.

Hospitalisé en réanimation, ses jours étaient en danger dimanche soir. Employé dans la restauration, il a un casier judiciaire vierge.

"Nous avons désormais des indications qui laissent penser" que cette personne "a été impliquée dans les faits de disparition sans que l'on puisse dire de quelle manière, avec qui et dans quelles circonstances", a assuré le procureur.

"Nous continuons à travailler. L'affaire est loin d'être élucidée", a ajouté le magistrat, en invitant à "garder une certaine distance" dans cette affaire.


Corse: Interpellé après l'explosion d'un bar à Sartène, il est placé en détention dans un autre dossier

Le procureur de la République d'Ajaccio Nicolas Septe (Photo, AFP).
Le procureur de la République d'Ajaccio Nicolas Septe (Photo, AFP).
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  • Dans le cadre de l'enquête sur l'explosion de Sartène, deux autres personnes avaient également été arrêtées
  • Le parquet a indiqué dans un communiqué privilégier «la piste criminelle sur fond de différend commercial»

BASTIA: Un homme, interpellé dans l'enquête sur l'explosion d'un bar de Sartène (Corse du sud), a été placé en détention provisoire samedi soir, dans le cadre d'une précédente affaire, a-t-on appris dimanche auprès du parquet d'Ajaccio.

Interpellé vendredi, il était en liberté conditionnelle dans le cadre d'un autre dossier, sous le régime du bracelet électronique. Aucune précision n'a été donnée sur la teneur de ce dossier.

Sa garde à vue dans l'affaire de Sartène a été levée, mais, dans le cadre de son précédent dossier, il a fait l'objet d'une réquisition du parquet pour une présentation devant un juge d'application des peines, qui a ordonné son incarcération provisoire. Une nouvelle audience aura lieu jeudi dans ce dossier, qui décidera de sa remise en liberté sous bracelet ou de son maintien en détention.

"Des éléments probants ont permis au juge d'application des peines d'incarcérer immédiatement" cet homme, a précisé le parquet.

Dans le cadre de l'enquête sur l'explosion de Sartène, deux autres personnes avaient également été arrêtées vendredi et placées en garde à vue. Elles ont été relâchées et pourraient être convoquées par la justice ultérieurement dans le cadre de ce dossier, a-t-on ajouté de même source.

Au milieu de la nuit de jeudi à vendredi, une explosion avait complètement détruit le bar Le Cyrnos, situé en centre-ville de Sartène, faisant des dégâts, mais pas de victimes. L'établissement se trouve au rez-de-chaussée d’un bâtiment de trois étages et quatre habitants avaient dû être évacués.

Le parquet a indiqué dans un communiqué privilégier "la piste criminelle sur fond de différend commercial."

L'enquête a "permis d'attester de l'utilisation d'une charge explosive dite +sèche+, accompagnée de quatre mèches lentes. La charge explosive devait être d'une particulière importance eu égard aux nombreux dégâts provoqués et à l'intensité du souffle généré par l'explosion", selon le communiqué.

Le procureur d'Ajaccio, Nicolas Septe, a déclaré à l'AFP vouloir "aller vite dans ce dossier", dénonçant des "faits d'une extrême gravité (...) avec le risque de tuer".