La France et l'Irak renforcent leur coopération «stratégique», notamment sur l'énergie

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani signent des documents à l'Elysée, à Paris, le 26 janvier 2023 (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani signent des documents à l'Elysée, à Paris, le 26 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 28 janvier 2023

La France et l'Irak renforcent leur coopération «stratégique», notamment sur l'énergie

  • Vendredi soir, le chef du gouvernement irakien a rencontré selon un communiqué de ses services des représentants des groupes français Thales et Dassault
  • Mohamed Chia al-Soudani a également rencontré une délégation d'Alstom pour discuter de la construction d'un métro aérien à Bagdad et le «retard» sur le projet

PARIS: Le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre irakien, Mohamed Chia al-Soudani, ont annoncé le renforcement de la coopération, notamment dans le secteur crucial de l'énergie, à l'issue d'une rencontre jeudi soir à Paris qui a abouti à la signature d'un "traité de partenariat stratégique".

Vendredi soir, le chef du gouvernement irakien a rencontré selon un communiqué de ses services des représentants des groupes français Thales et Dassault mais aussi de l'avionneur européen Airbus pour discuter d'une potentielle acquisition par Bagdad de radars, d'avions de combat Rafale ou encore d'hélicoptères militaires.

Un mois après sa participation à une conférence régionale de soutien à l'Irak, M. Macron a confirmé son investissement en faveur de ce pays-clé du Moyen-Orient où il s'est rendu deux fois depuis son arrivée au pouvoir en 2017.

En décembre en Jordanie, il avait plaidé pour que Bagdad, partenaire stratégique de l'Iran, s'engage dans une autre voie que celle d'un "modèle dicté par l'extérieur".

Le gouvernement de Mohamed Chia al-Soudani est soutenu par des partis pro-iraniens majoritaires au Parlement irakien, au grand dam des Etats-Unis.

Lors d'un dîner à l'Élysée, les deux hommes ont d'abord "condamné les attaques qui portent atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Irak, d'où qu'elles viennent", selon une déclaration commune publiée dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le chef du gouvernent irakien "a souhaité renforcer la coopération bilatérale de défense", selon la déclaration, même si aucun engagement nouveau n'a été annoncé à cet égard.

A la veille de sa visite, M. Soudani avait dit espérer obtenir avec la France "la formation et le développement des capacités sécuritaires irakiennes", ainsi que "l'achat d'armement".

Les deux dirigeants ont "souhaité" de concert "porter plus haut la coopération franco-irakienne" dans l'énergie et les transports.

M. Soudani, au pouvoir depuis trois mois, cherche des partenaires pour donner un coup de neuf au secteur énergétique irakien et notamment au réseau électrique, vétuste et victime collatérale de la corruption.

Paris et Bagdad ont "réitéré leur engagement de faire aboutir les grands projets engagés", notamment "la rénovation du réseau électrique irakien et l'interconnexion électrique avec la Jordanie", "ainsi que le projet de construction d'un métro aérien à Bagdad", grâce à "l'expertise" d'entreprises françaises comme GE Grid France, Schneider Electric, et Alstom, selon la déclaration commune.

"S'agissant des énergies alternatives, ils ont manifesté leur engagement dans la mise en œuvre du projet multi-énergies de TotalEnergies", qui se fait attendre.

Pour que ces projets aboutissent, la France s'est engagée "à prolonger les facilités de crédit export remboursables d'un montant d'un milliard d’euros, pour soutenir les entreprises françaises opérant en Irak", indiquent les deux pays.

Vendredi soir, M. Soudani a également rencontré une délégation d'Alstom pour discuter de la construction d'un métro aérien à Bagdad et le "retard" sur le projet. Les deux parties ont convenu d'organiser prochainement à Bagdad des discussions pour s'accorder sur les "derniers détails" et "faire avancer" le dossier.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.