Maroc: le Parlement européen remet en lumière le sort des journalistes emprisonnés

Les députés marocains des deux chambres du Parlement participent à une session conjointe dans la capitale Rabat, le 23 janvier 2023. (Photo, AFP)
Les députés marocains des deux chambres du Parlement participent à une session conjointe dans la capitale Rabat, le 23 janvier 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 01 février 2023

Maroc: le Parlement européen remet en lumière le sort des journalistes emprisonnés

  • Les médias proches du pouvoir ont fustigé à l'unisson «l'acharnement de parties hostiles au royaume» tandis que le ministère des Affaires étrangères a assuré que le Maroc ne saurait être effrayé ou intimidé»
  • Dans une résolution adoptée à une large majorité jeudi à Strasbourg, le Parlement européen a enjoint les autorités marocaines à «respecter la liberté d'expression et la liberté des médias»

RABAT: Le Parlement marocain va se réunir en séance plénière lundi à Rabat pour examiner les critiques des députés européens qui se sont inquiétés de la détérioration de la liberté de la presse au Maroc et des allégations de corruption pesant sur ce pays.

"Les deux chambres du Parlement organisent lundi une plénière conjointe consacrée à la discussion des dernières positions du Parlement européen vis-à-vis du Maroc", selon un communiqué conjoint de leurs présidents publié samedi.

Dans une résolution adoptée à une large majorité jeudi à Strasbourg, le Parlement européen a enjoint les autorités marocaines à "respecter la liberté d'expression et la liberté des médias" et à mettre fin au "harcèlement de tous les journalistes".

Il s'est également dit "profondément préoccupé" par "les allégations selon lesquelles les autorités marocaines auraient corrompu des députés au Parlement européen".

Le texte des eurodéputés a été mal accueilli à Rabat.

Les médias proches du pouvoir ont fustigé à l'unisson "l'acharnement de parties hostiles au royaume" tandis que le ministère des Affaires étrangères a assuré que le Maroc ne saurait "être effrayé ou intimidé".

Dans un communiqué diffusé samedi soir, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), une institution constitutionnelle, a condamné des "accusations et des allégations graves portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire (marocain)".

"Le Parlement européen s'est arrogé le droit de juger la justice marocaine de manière flagrante et partiale", a dénoncé le CSPJ, qui "veille à l'application des garanties accordées aux magistrats, notamment quant à leur indépendance" et est doté d'une fonction consultative sur toute question se rapportant à la justice.

La résolution adoptée à Strasbourg a été saluée par Amnesty International et Reporters sans frontières (RSF).

Au Maroc, l'Instance nationale de soutien aux détenus d'opinion (INASDO) s'est félicitée d'un texte qui condamne "les violations et la répression exercées contre les journalistes indépendants et les opposants, ainsi que leurs avocats et familles".

Les eurodéputés ont mis en lumière le cas d'Omar Radi, un journaliste indépendant de 36 ans, connu pour ses positions critiques envers le pouvoir, condamné à six ans de prison ferme pour "viol" et "espionnage", accusations qu'il nie.

Ils ont demandé sa remise en liberté provisoire, ainsi que celle de Taoufik Bouachrine, 54 ans, ex-patron de presse emprisonné depuis 2018, et de Soulaimane Rassouni, 50 ans, autre journaliste condamné à cinq ans de prison en 2022.

Tous trois ont été condamnés pour des accusations à caractère sexuelle, qui selon des ONG de défense des droits humains, ont été "fabriquées" par les autorités marocaines.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.