Après le gaz, le tarif réglementé de l'électricité augmente à son tour de 15%

Cette photo prise le 17 janvier 2023 à Campbon, dans l'ouest de la France, montre une ligne à haute tension devant un moulin à vent. (AFP).
Cette photo prise le 17 janvier 2023 à Campbon, dans l'ouest de la France, montre une ligne à haute tension devant un moulin à vent. (AFP).
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Publié le Lundi 30 janvier 2023

Après le gaz, le tarif réglementé de l'électricité augmente à son tour de 15%

  • Sans le bouclier tarifaire décidé par l’État pour protéger les consommateurs, l'électricité aurait dû augmenter non pas de 15% mercredi, mais de 99,22% TTC
  • Mercredi, la hausse concernera dans l'Hexagone 20,54 millions de foyers et 1,45 million de petits professionnels, ainsi que la Corse et l'Outremer, mais pas la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie qui ont leurs propres tarifs

PARIS : "On est un peu coincé": à 63 ans, Gérald Berlingué comptait sur ses gîtes et ses chambres d'hôtes près de Verdun (Meuse) pour compléter sa retraite. Il voit avec amertume arriver la nouvelle hausse programmée mercredi du prix de l'électricité en France, limitée à 15% dans le cadre du bouclier tarifaire.

"On a déjà du mal à boucler, si on ajoute 15%, ça ne va pas faire du bien", soupire cet ancien électricien, inquiet de ce coût supplémentaire et de ce que va dire son comptable. Il rembourse encore des crédits et a déjà réglé le thermostat de sa pompe à chaleur sur 18°C.

Sans le bouclier tarifaire décidé par l’État pour protéger les consommateurs, l'électricité aurait dû augmenter non pas de 15% mercredi, mais de 99,22% TTC, selon le barème rendu public en janvier par la Commission de régulation de l'énergie (Cre) et fixé en fonction des coûts de fourniture de l'électricité sur les marchés de gros.

"Un prix fou", peste M. Berlingué, qui ne voit pas comment répercuter la différence sur ses nuitées sans faire fuir la clientèle qui s'arrête chez lui à Fresnes-en-Woëvre pour la proximité de l'autoroute ou les visites de sites de la Première Guerre mondiale.

Un gîte voisin, chauffé au fioul, a été radical. Le tarif d'une nuit est passé de 120 à 170 euros jusqu'à la fin de l'hiver : "On préfère n'avoir personne plutôt que de remplir la cuve à fioul", indique à l'AFP la propriétaire Catherine Richard. Elle a aussi des chambres avec climatisation réversible mais est encore incapable de mesurer le manque à gagner que va générer l'évolution du tarif d'électricité : "On n'a aucun recul", dit-elle.

Un an de gel des tarifs

Mercredi, la hausse concernera dans l'Hexagone 20,54 millions de foyers et 1,45 million de petits professionnels, ainsi que la Corse et l'Outremer, mais pas la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie qui ont leurs propres tarifs.

"Les nouveaux prix seront répercutés sur la facture chaque mois", a précisé EDF à l'AFP. Pour les clients qui ne veulent pas modifier leurs mensualités, une régularisation en fin d'année sera appliquée.

Environ 100 000 logements du parc social, chauffés collectivement à l'électricité, sont aussi indirectement concernés. Le nouveau tarif servira au calcul de l'aide du bouclier tarifaire améliorée fin 2022, qui reste "imparfaite" selon le Mouvement HLM.

"Parce que la part des dépenses de transport et de logement est un peu plus élevée dans leur panier de consommation, les ménages avec les revenus les plus bas subissent plus fortement la hausse des prix de l’énergie", a souligné à plusieurs reprises l'Insee.

La hausse de 15% — identique à celle du tarif réglementé du gaz le 1er janvier dernier — survient après douze mois de gel tarifaire décidé par le gouvernement.

Elle est le fruit d'un arbitrage politique, avec à la clé des considérations budgétaires pour l’État qui prend en charge 85% de la hausse. "On est le pays le plus protecteur des ménages", revendique le ministère de la Transition énergétique : 45 milliards d'euros sont prévus en 2023 pour le bouclier tarifaire, dont 27 milliards pour l'électricité.

Parc nucléaire

L'an dernier, le gouvernement avait limité la revalorisation du 1er février 2022 à 4%.

Cette poussée des tarifs est un phénomène pas seulement français ou européen et lié en partie à la pandémie de Covid-19.

Le redémarrage général de l'activité a tiré à la hausse l'ensemble des prix de l'énergie dès le premier trimestre 2021. Le déséquilibre entre l'offre et la demande s'est aggravé en 2022 avec la guerre en Ukraine, qui a généré des craintes sur l'approvisionnement en gaz.

La France, même si elle tire 70% de son électricité à bon marché de son parc de centrales nucléaires, n'a pas été épargnée. Comme les autres pays, elle est tributaire des cours sur les marchés de gros. Or, les prix à terme de l'électricité pour livraison en 2023 ont atteint un "niveau exceptionnellement élevé tout au long de l’année 2022", constate la Cre.

Cela "s'explique d'une part par le prix très élevé des prix de gros du gaz", dont dépendent les prix de l'électricité, selon la Cre. La "faible disponibilité anticipée du parc nucléaire français" a aussi conduit les acteurs du marché de l'électricité à appliquer une prime de risque sur la France face à des menaces de pénurie.


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.