Vers un déploiement généralisé de la finance islamique dans les banques publiques en Algérie

La Banque d'Algérie. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 31 janvier 2023

Vers un déploiement généralisé de la finance islamique dans les banques publiques en Algérie

  • «Les dépôts de la finance islamique représentent 0,3% de l'ensemble des dépôts bancaires; une goutte d'eau dans un océan.»
  • Le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali, a demandé aux responsables d'accélérer la digitalisation du système bancaire, de moderniser les systèmes de paiement ainsi que le déploiement de la finance islamique

PARIS: En Algérie, la finance islamique en est à ses balbutiements, mais elle suscite un intérêt grandissant sur le marché. Et pour cause, le secteur pourrait contribuer au financement de l’économie et au développement social. Alors que le pays enregistre une circulation fiduciaire hors banques qui a atteint des sommets et ne cesse de croître, les dépôts en matière de finance islamique restent modestes. 

Des dépôts modestes

Selon Kamel Benkhabecheche, économiste et conseiller en investissement, les chiffres de la Banque d’Algérie, révélés par l’agence presse service, indiquent que plus de 70 000 comptes ont été ouverts à la fin du mois d’août 2022, avec des dépôts bancaires de plus de 14 000 milliards de dinars (1 dinar algérien = 0,0068 euro) à la fin du mois de juin de la même année. «Les dépôts de la finance islamique représentent 0,3% de l'ensemble des dépôts bancaires. Si l’on compare par rapport à la circulation fiduciaire hors banques qui représente, à la fin du mois d’août 2022, plus de 7 000 milliards de dinars, les dépôts dans le circuit de la finance islamique, estimés à 49 milliards de dinars, montrent qu’il s’agit d’une goutte d'eau dans un océan.»

Interrogé par Arab News en français, l’économiste explique: «On s'attendait à ce que la finance islamique capte une partie de la circulation fiduciaire hors banques, voire la freine, mais d’après les chiffres, on constate que, jusqu'à présent, la dynamique n'a pas été inversée.» À la question de savoir si la décision du ministre de tutelle sur le déploiement de la finance islamique dans les banques publiques pourrait changer la donne, Kamel Benkhabecheche ajoute: «Pour l’heure, le dépôt dans la finance islamique est faible. Or, la circulation fiduciaire hors banques reste élevée. On évaluera, dans les prochains mois, l'impact de cette accélération du déploiement sur ces variables.»

«On s'attendait à ce que la finance islamique capte une partie de la circulation fiduciaire hors banques, voire la freine, mais d’après les chiffres, on constate que, jusqu'à présent, la dynamique n'a pas été inversée.»

Diversifier les offres et densifier le réseau

Lors d’une rencontre avec les directeurs généraux des banques publiques, le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali, a demandé aux responsables d'accélérer la digitalisation du système bancaire, de moderniser les systèmes de paiement ainsi que le déploiement de la finance islamique. Le premier argentier du pays leur a également demandé de densifier le réseau bancaire afin de permettre un accès équitable au service des citoyens à travers le territoire national, notamment dans les wilayas du sud.

Le ministre des Finances a appelé à la diversification de l’offre de financement en direction des entreprises et des ménages, notamment par la généralisation des produits de la finance islamique à travers la création de nouveaux produits adaptés aux besoins de la clientèle. Il a donné pour instruction aux directeurs des banques de poursuivre l’extension du réseau des guichets dédiés à la finance islamique dans les établissements bancaires et de procéder au lancement de la campagne de communication pour présenter les avantages des offres sur ce thème.

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Le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali. (Photo fournie)

Avantages fiscaux

À l’occasion d’une journée d’information, le 15 janvier 2023, de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Abef) sur la loi de finances 2023, la directrice générale des impôts du ministère des Finances, Amel Abdellatif, a mis en exergue les dispositifs intégrés dans la loi de finances 2023 permettant de financer l’économie, d’encourager l’exportation et l’inclusion financière à travers la finance islamique.

Parmi eux, l’exonération des banques de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dans le cadre des financements accordés aux ménages via les produits comme Mourabaha, Istisnâa et Ijara tamlikia, et l’exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) des dépôts d’investissement pour une période de cinq ans. Amel Abdellatif a aussi appelé les banques et les établissements financiers à «encourager l’exportation et l’inclusion financière à travers notamment la finance islamique».


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.