Londres espère tromper les sombres prévisions du FMI

«Si nous nous en tenons à notre plan de réduction de moitié de l'inflation, le Royaume-Uni devrait croître plus rapidement que l'Allemagne et le Japon au cours des prochaines années», a affirmé le ministre des Finances, Jeremy Hunt. (Photo, AFP)
«Si nous nous en tenons à notre plan de réduction de moitié de l'inflation, le Royaume-Uni devrait croître plus rapidement que l'Allemagne et le Japon au cours des prochaines années», a affirmé le ministre des Finances, Jeremy Hunt. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 31 janvier 2023

Londres espère tromper les sombres prévisions du FMI

  • Le FMI a relevé lundi sa prévision de croissance mondiale pour 2023, jugeant que l'économie mondiale résiste mieux que prévu aux chocs à répétition et que le spectre de la récession s'éloigne pour plusieurs pays, mais pas pour le Royaume-Uni
  • Ce dernier devrait ainsi être le seul pays des économies majeures étudiées par le FMI à connaître une récession cette année, avec un recul de son PIB de l'ordre de 0,6%

LONDRES: Le Royaume-Uni, seul pays riche pour lequel le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une récession cette année, espère tromper ces sombres projections et faire mieux qu'attendu, selon les  déclarations de plusieurs responsables britanniques mardi.

Le pays "peut surpasser ces prévisions comme il l'a déjà fait", en particulier avec le rebond post-Covid de son économie qui avait été plus fort que prévu par l'institution internationale, a assuré Richard Holden, un responsable gouvernemental, qui s'exprimait sur Sky News.

En 2021, le Royaume-Uni avait, en effet, connu une croissance économique de 7,6%, selon le dernier chiffre révisé publié en décembre dernier, mais le pays était tombé en 2020 plus bas que les autres économies du G7 et reste le seul pays de ce groupe à n'avoir pas retrouvé son niveau de produit intérieur brut (PIB) d'avant la pandémie de coronavirus.

"Si nous nous en tenons à notre plan de réduction de moitié de l'inflation, le Royaume-Uni devrait croître plus rapidement que l'Allemagne et le Japon au cours des prochaines années", a de son côté affirmé le ministre des Finances, Jeremy Hunt, dans un communiqué.

Le FMI a relevé lundi sa prévision de croissance mondiale pour 2023, jugeant que l'économie mondiale résiste mieux que prévu aux chocs à répétition et que le spectre de la récession s'éloigne pour plusieurs pays, mais pas pour le Royaume-Uni.

Ce dernier devrait ainsi être le seul pays des économies majeures étudiées par le FMI à connaître une récession cette année, avec un recul de son PIB de l'ordre de 0,6% (en baisse de 0,9 point de pourcentage par rapport aux prévisions d'octobre).

"Le Royaume-Uni fait face à des problèmes spécifiques", notamment des factures d'énergie plus élevées qu'ailleurs, "qui pèsent sur le budget des ménages", ou encore "un important problème de main-d’œuvre dû initialement au Brexit mais aggravé" par la pandémie, explique Sophie Lund-Yates, analyste de Hargreaves Lansdown.

Les taux des prêts immobiliers, qui ont fortement augmenté au Royaume-Uni, "ajoutent une pression supplémentaire, en limitant le montant que les gens dépenseront pour des biens non essentiels", ajoute l'économiste.

Tandis que les projections de l'économie mondiale "ont été améliorées", celles du Royaume-Uni "ont été rétrogradées à un niveau de croissance encore plus faible que la Russie frappée par les sanctions", a tancé au parlement britannique la responsable de l'opposition travailliste pour les questions financières, Rachel Reeves.

La responsable a notamment reproché à la majorité conservatrice d'avoir fait bondir les taux des prêts immobiliers fin septembre après les annonces budgétaires mal ficelées de l'ancienne Première ministre Liz Truss, ou encore les lacunes de l'accord post-Brexit avec l'Union européenne.

"Les chiffres du FMI confirment que nous ne sommes pas à l'abri des pressions qui frappent presque toutes les économies avancées", a reconnu le secrétaire au Trésor britannique James Cartlidge, soulignant toutefois que le FMI avait aussi revu à la hausse sa prévision de croissance britannique pour 2022, à 4,1%.

Selon de nombreuses prévisions, le PIB britannique pourrait reculer cette année. La Banque d'Angleterre tablait dans ses dernières prévisions (en novembre) sur un recul de 1,5%, pire que celui attendu par le FMI, mais la banque centrale a depuis adopté un ton légèrement plus optimiste et pourrait améliorer ses prévisions jeudi.

Après un recul du PIB au troisième trimestre 2022, l'économie britannique pourrait déjà être en récession, estiment les économistes, mais cela dépendra du niveau d'activité économique outre-Manche en décembre dernier.

Elle avait fait mieux qu'attendu en octobre et novembre, avec une légère croissance du PIB.


Les chemins de fer saoudiens battent des records en 2025 : 14 millions de passagers et 30 millions de tonnes de fret

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025, SAR a réussi à supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
Le train "Dream of the Desert" se compose de 14 wagons abritant 34 suites de luxe, offrant une expérience exclusive et intimiste aux voyageurs. (Photo SPA)
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  • Le transport de 30 millions de tonnes de fret par rail en 2025 a permis de supprimer 2 millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume et d’économiser 139 millions de litres de carburant
  • Cela a également entraîné une réduction des émissions de carbone de 364 000 tonnes, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne

​​​​​​RIYAD : Les chemins de fer saoudiens (Saudi Arabia Railways, SAR) ont annoncé des résultats opérationnels record pour l’année 2025, consolidant leur position comme un pilier des secteurs logistique et touristique du Royaume.

SAR a transporté plus de 14 millions de passagers, soit une augmentation significative par rapport aux 11,2 millions de passagers enregistrés en 2023, soulignant l’adoption croissante du rail tant pour les déplacements quotidiens que pour les pèlerinages, rapporte l’Agence de presse saoudienne.

De même, le transport de fret a fortement progressé, passant d’environ 24 millions de tonnes en 2023 à 30 millions de tonnes en 2025, stimulé par la demande industrielle accrue et la logistique minière.

En transportant 30 millions de tonnes de fret par rail, le réseau a permis de supprimer deux millions de trajets en camion sur les autoroutes du Royaume, entraînant une économie de 139 millions de litres de carburant.

Cela s’est également traduit par une réduction de 364 000 tonnes d’émissions de carbone, contribuant directement à l’Initiative Verte Saoudienne.

Ces chiffres soulignent le rôle central de SAR dans la réalisation de la Stratégie nationale des transports et de la logistique (NTLS) et de la Vision 2030 de l’Arabie Saoudite, en offrant un réseau à la fois efficace et durable sur le plan environnemental.

“Dream of the Desert”

Une réalisation marquante de 2025 a été le lancement officiel du Dream of the Desert, le premier train de luxe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le ministre des Transports et des Services Logistiques et président de SAR, Saleh Al-Jasser, a dévoilé le premier wagon du “Dream of the Desert” en octobre dernier lors du FII9. (Photo SPA)

Développé en partenariat avec le groupe italien de luxe Arsenale, ce service a redéfini le tourisme ferroviaire. Le train comprend 40 cabines de luxe sur mesure, offrant une expérience de « croisière ferroviaire » inspirée de l’Orient Express classique, mais avec une identité saoudienne unique. L’itinéraire traverse le Royaume de Riyadh à Al Qurayyat, en s’arrêtant sur des sites culturels clés tels que Ha’il et Al-Jouf, transformant ainsi le voyage lui-même en destination.

Dans un mouvement majeur pour tirer parti du Transit-Oriented Development (TOD), SAR a annoncé la création d’un fonds immobilier de 6 milliards SAR axé sur La Mecque.

Ce fonds est dédié au développement de terrains premium adjacents à la gare du Haramain High Speed Railway à La Mecque. L’initiative vise à améliorer l’expérience des pèlerins en construisant des hôtels à grande capacité, des centres commerciaux et des unités résidentielles directement connectés à la gare. Ce développement permet non seulement de diversifier les sources de revenus de SAR, mais soutient également l’objectif du gouvernement d’accueillir 30 millions de pèlerins pour la Omra chaque année en intégrant parfaitement transport et hébergement.

Reconnaissance internationale

À l’international, l’engagement de SAR pour l’excellence a été reconnu. SAR est devenue la première entreprise à recevoir le prestigieux prix de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) pour les trains touristiques longue distance.

La cérémonie s’est tenue au siège de l’Union à Paris, en France, avec la participation de grandes compagnies ferroviaires mondiales.

L’UIC, organisation ferroviaire mondiale, a décerné le prix en reconnaissance de l’innovation de SAR dans l’intégration du tourisme de luxe à l’infrastructure ferroviaire lourde.

Cette distinction consolide la réputation de SAR pour la qualité de ses services et place le Royaume comme destination de premier plan pour les passionnés de chemins de fer et les voyageurs de luxe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.