Sommet Maroc-Espagne: vers un nouvel élan dans les relations bilatérales entre les deux pays

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez reçu par le roi Mohammed VI au Palais royal de Rabat, le 19 novembre 2018 (Photo, MAP)
Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez reçu par le roi Mohammed VI au Palais royal de Rabat, le 19 novembre 2018 (Photo, MAP)
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Publié le Mercredi 01 février 2023

Sommet Maroc-Espagne: vers un nouvel élan dans les relations bilatérales entre les deux pays

  • La visite se tient dans un contexte où les relations du Maroc avec l’Union européenne sont glaciales
  • Les échanges commerciaux entre les deux royaumes ont doublé ces dix dernières années, avec des taux de croissance supérieurs à 10% par an

CASABLANCA: C’est un sommet très attendu des deux côtés. À partir du mercredi 1er février se tiendra une réunion de haut niveau, la première de son genre depuis huit ans, entre le Maroc et l’Espagne.

Prévue les 1er et 2 février à Rabat sous la présidence des deux chefs du gouvernement, elle vient en écho à la visite effectuée, en avril dernier, par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, dans le royaume du Maroc. Visite qui a eu pour effet de réchauffer les relations maroco-espagnoles, longtemps tendues, notamment depuis l'accueil par l’Espagne du chef du Polisario pour des raisons de santé.

Tensions entre l’UE et le Maroc

La visite se tient dans un contexte où les relations du Maroc avec l’Union européenne (UE) sont glaciales. En effet, dans un texte adopté à une large majorité la semaine dernière à Strasbourg, le Parlement européen a enjoint les autorités marocaines à «respecter la liberté d'expression et la liberté des médias» et à mettre fin au «harcèlement de tous les journalistes». Une décision mal digérée au Maroc, puisque les parlementaires marocains ont décidé unanimement, le lundi 23 janvier, de «reconsidérer» les relations avec le Parlement européen et rejeté toute «ingérence» dans les affaires du Maroc. 

L’Espagne, elle, a refusé de participer à la ratification de ladite résolution, démontrant ainsi sa bonne volonté diplomatique envers le Maroc.

Une vingtaine de protocoles seront signés

La diplomatie sera au cœur de cette réunion de haut niveau, mais également l'économie. Selon le journal El Confidencial, une vingtaine de protocoles y seront signés. Et pour preuve de la volonté espagnole de renforcer les relations bilatérales, pas moins de douze ministres accompagneront le chef du gouvernement, Pedro Sanchez.

Toujours selon la même source, l’un des protocoles prévoit 800 millions d’euros pour les institutions et les entreprises marocaines, à des conditions avantageuses, afin de s'approvisionner auprès d’entreprises et PME espagnoles.

Rappelons qu’en marge de ce sommet Maroc-Espagne, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Confederación española de organizaciones empresariales (CEOE) et le Conseil économique Maroc-Espagne tiendront, le 1er février à Rabat, un forum économique commun dans le but de promouvoir de nouveaux partenariats.

Les échanges commerciaux entre les deux royaumes ont doublé ces dix dernières années, avec des taux de croissance supérieurs à 10% par an depuis 2011, sachant que l’Espagne est le premier fournisseur et client du Maroc depuis huit ans.

En outre, en 2022, les échanges commerciaux avec le Maroc ont augmenté de 33% pour atteindre près de 10 milliards d’euros, faisant du Royaume le principal partenaire commercial de l’Espagne hors de l’Union européenne, à l’exception des États-Unis et du Royaume-Uni.

Outre les volets économique et commercial, d’autres domaines seront également discutés, à l'instar du domaine sécuritaire ou encore la lutte contre l’immigration clandestine.

À ce sujet, l’Espagne estime que le Maroc a tenu parole. Selon le journal espagnol La Vanguardia, «seules les routes migratoires vers l’Espagne qui passent par le Maroc ont régressé en 2022». Selon les chiffres officiels espagnols, le nombre de migrants arrivant sur la côte espagnols a baissé de 21%.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.