Les femmes portant le hijab subissent des discriminations sans précédent, selon une association

Des partisanes protestent contre l'interdiction du hijab dans les établissements d'enseignement de l'État du Karnataka, à Karachi, le 10 février 2022 (Photo, AFP).
Des partisanes protestent contre l'interdiction du hijab dans les établissements d'enseignement de l'État du Karnataka, à Karachi, le 10 février 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 02 février 2023

Les femmes portant le hijab subissent des discriminations sans précédent, selon une association

  • Les organisatrices de la Journée mondiale du hijab ont déclaré que de nombreuses femmes subissent des pressions pour retirer leur foulard
  • Le thème de la Journée mondiale du hijab 2023, #UnapologeticHijabi, est plus audacieux et plus fort que jamais

LONDRES: L'«hijabophobie» atteint un niveau record «à cause du climat politique actuel», résultant en une discrimination croissante dans la vie quotidienne des femmes musulmanes portant le hijab, ont déclaré mercredi les organisateurs de la Journée mondiale du hijab.
«Les femmes musulmanes sont forcées à retirer leur hijab pour “montrer leur solidarité” et faire des déclarations politiques, tandis que certaines parties du monde adoptent des lois qui empêchent les femmes portant le hijab de participer à la société», a déclaré l’organisation de la Journée mondiale du hijab (WHD) à Arab News.
Elle avait appelé les femmes de tous horizons à «prendre position contre la hijabophobie en portant un foulard» à l'occasion de la Journée mondiale du hijab, le 1er février, afin de contribuer à la sensibilisation à la tradition musulmane et aux droits des femmes.
«Le thème de la Journée mondiale du hijab 2023, #UnapologeticHijabi, est plus audacieux et plus fort que jamais: les femmes musulmanes portant fièrement le hijab sans aucune honte», a indiqué l'organisation.
«En raison du climat actuel, les femmes musulmanes portant le hijab sont dépeintes comme opprimées, soumises et arriérées, et le hijab est utilisé pour justifier la discrimination et les abus dont elles sont victimes», a-elle ajouté.
«Cela peut conduire à un manque de compréhension et d'empathie envers les femmes musulmanes, et peut rendre plus difficile pour ces femmes de participer pleinement à la société et d'accéder aux opportunités.»
Selon la WHD, les femmes qui choisissent de porter le foulard, que ce soit pour des raisons de modestie ou d'observance religieuse, sont confrontées à des difficultés d'intégration dans les environnements éducatifs et professionnels.
«Dans certains cas, il peut y avoir une discrimination religieuse, ou un manque de compréhension et d'acceptation du hijab», a expliqué l'organisation.
Elle a ajouté que «dans les écoles, certains étudiantes portant le hijab peuvent être victimes de discrimination ou de harcèlement de la part de leurs camarades de classe ou de leurs enseignants, ou se voir interdire toute éducation; c'est le cas à Karnataka, en Inde».
Il s'agissait d'une référence à une décision prise par la Haute Cour du Karnataka en février de l'année dernière, interdisant à des milliers de filles musulmanes de porter des vêtements religieux à l'école.
WHD a également cité des exemples de discrimination auxquels, selon elle, les femmes portant le hijab sont confrontées sur le lieu de travail, ainsi que des préjugés lors du processus d'embauche.
«Des études expérimentales ont indiqué que les chances d'être embauchées, et donc d'avoir un emploi rémunéré, étaient en moyenne 40% plus faibles chez les femmes musulmanes portant le hijab que chez des femmes musulmanes similaires ne portant pas le hijab, en Occident.
«Par exemple, une étude réalisée en 2022 a révélé qu'aux Pays-Bas, près de 70% des demandes d'emploi comprenant une photographie d'une femme non voilée reçoivent un rappel positif pour des emplois nécessitant un contact élevé avec la clientèle. Mais pour les candidatures avec des photographies comportant un hijab, le taux positif est de 35%.»
Selon l'’organisation WHD, fondée en 2013 à New York par l'Américaine bangladaise Nazma Khan, «les femmes musulmanes des pays européens sont plus susceptibles de subir la hijabophobie dans les espaces publics et sur le marché du travail.»
Elle a notamment fait référence à une étude de décembre 2020 du groupe de réflexion américain Pew Research Center, qui a constaté que: «Les femmes de 56 pays ont subi du harcèlement en raison d'une tenue vestimentaire jugée contraire aux normes religieuses ou laïques, selon les sources analysées pour une récente étude du Pew Research Center portant sur 198 pays.»
D'après cette dernière, les femmes ont été prises pour cible pour avoir enfreint les normes vestimentaires séculaires, notamment le port d'un hijab ou d'un autre tenue religieuse, dans 42 des 56 pays dans lesquels les sources ont prétendu que le harcèlement social avait eu lieu entre 2016 et 2018.
«Si l'intégration des femmes portant le hijab dans les écoles et sur le lieu de travail pose des problèmes, des efforts ont également été déployés afin de promouvoir la compréhension et l'acceptation des femmes qui portent le hijab dans ces milieux», notamment la Journée mondiale du hijab elle-même, qui vise à «promouvoir l'intégration et l'acceptation des femmes portant le hijab dans ces milieux».
L'organisation, qui a célébré son 10e anniversaire cette année, a déclaré qu'elle attendait des milliers de personnes dans plus de 150 pays pour célébrer la Journée mondiale du hijab 2023, notamment au Royaume-Uni, au Japon, en Corée et en Suisse.
«Plus particulièrement, nous voyons de plus en plus de non-musulmanes prendre part au port du hijab le 1er février», a-t-elle ajouté. «Beaucoup d'entre elles partagent leurs expériences avec nous, ce qui, selon nous, aide les autres à en savoir plus sur le hijab.»
WHD a déclaré que les efforts de sensibilisation déployés par son mouvement ont contribué à faire évoluer les opinions sur le hijab dans le monde entier, les deux tiers des anciennes participantes faisant état d'expériences positives qui ont changé leur point de vue sur le port du foulard.
Cette année, l'organisation a souligné qu'elle espérait sensibiliser davantage le public, développer sa plate-forme, accroître la confiance des femmes qui portent le hijab et «accueillir les personnes qui ont des incompréhensions et la curiosité de poser des questions dans un forum ouvert».
La Journée mondiale du hijab est également un événement de collecte de fonds. L'argent récolté cette année servira à créer des ateliers sur la diversité et l'inclusion dans la culture musulmane pour les écoles, afin de favoriser un environnement éducatif sûr et sain pour les filles musulmanes, a soutenu l'organisation.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Séisme au Japon: plusieurs dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial

Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé. (AFP)
Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé. (AFP)
Short Url
  • Le tremblement de terre survenu à 16H27 (07H27 GMT) sur l'île de Kyushu, était de magnitude 7,1 selon l'agence météorologique nippone JMA. Une alerte au tsunami émise après la secousse a été levée
  • La secousse a par ailleurs atteint le niveau maximum (7) sur une échelle distincte utilisée au Japon, qui mesure la force avec laquelle les séismes sont ressentis à un endroit donné, selon la JMA

TOKYO: Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé.

A Kashima, dans le département de Kumamoto touché par la secousse, le deuxième étage d'un centre commercial s'est effondré, piégeant de "nombreuses personnes" à l'intérieur, ont annoncé les services de secours. Une déflagration y avait été entendue.

Selon la chaîne de télévision privée TBS, un "nombre considérable" de personnes y ont trouvé la mort. Contactée par l'AFP, la police locale s'est dite incapable de confirmer d'éventuelles victimes à ce stade.

Le tremblement de terre survenu à 16H27 (07H27 GMT) sur l'île de Kyushu, était de magnitude 7,1 selon l'agence météorologique nippone JMA. Une alerte au tsunami émise après la secousse a été levée.

La secousse a par ailleurs atteint le niveau maximum (7) sur une échelle distincte utilisée au Japon, qui mesure la force avec laquelle les séismes sont ressentis à un endroit donné, selon la JMA.

Des images de télévision montraient des ponts routiers en partie détruits, des bâtiments éventrés et des wagons de trains de marchandises renversés.

"Nous évaluons encore l'ampleur des blessés et des dégâts matériels", a déclaré la Première ministre Sanae Takaichi lors d'une intervention télévisée.

"Des coupures de courant et des incendies se produisent dans certaines zones, des routes et ponts ont été endommagés, et des bâtiments se sont effondrés", a-t-elle ajouté.

La télévision publique NHK faisait état d'au moins 50 personnes hospitalisées après le séisme et de 12 habitations effondrées près de la ville de Yatsushiro.

"Terrifiée"

"La secousse a été assez forte et a duré longtemps. J'étais terrifiée", a confié à l'AFP Chiharu Hara, une recruteuse de 35 ans en déplacement professionnel dans le département de Kumamoto.

Dans les locaux de son client, "rien n'est tombé du plafond, mais le bâtiment a violemment oscillé. J'ai eu peur qu'il s'effondre. Tout le monde a paniqué", explique-t-elle, ajoutant que les routes sont partiellement fermées et faisant état de problèmes de connexion téléphonique.

"Lorsque le séisme s'est produit, les secousses étaient si fortes que je ne pouvais pas rester debout", a déclaré à la télévision un employé de la NHK dans le département de Kumamoto

"C'était vraiment très fort. Les secousses se poursuivent à l'heure où je vous parle", ajoutait-il.

Aucune anomalie immédiate n'a été constatée dans les centrales nucléaires de la région, selon l'Autorité japonaise de régulation nucléaire.

Quelque 45.000 foyers et installations sont privés d'électricité dans le département de Kumamoto, selon l'opérateur Kyushu Electric Power, qui a précisé que trois réacteurs nucléaires de la région continuaient de fonctionner normalement.

Le géant taïwanais des puces électroniques TSMC, qui a ouvert une usine de semi-conducteurs à Kumamoto en 2024 et en construit une autre dans cette région, a indiqué à l'AFP avoir évacué son personnel par mesure de précaution.

Séismes meurtriers 

Kumamoto avait été frappé en 2016 par deux séismes dévastateurs -- l'un de magnitude 6,5, suivi deux jours plus tard par un autre de magnitude 7,3. Ils ont fait 273 morts et plus de 2.800 blessés.

Un séisme de magnitude 7,2 avait par ailleurs frappé le nord du Japon le 25 juin dernier, sans faire de morts ni causer de dégâts importants.

Le Japon est l'un des pays les plus exposés aux séismes au monde, situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques le long de la bordure occidentale de la "ceinture de feu" du Pacifique.

L'archipel, qui compte environ 125 millions d'habitants, enregistre généralement plusieurs centaines de secousses chaque année et représente environ 18% des séismes recensés dans le monde.

La très grande majorité d'entre eux sont de faible intensité, même si les dégâts qu'ils provoquent varient en fonction de leur localisation et de la profondeur à laquelle ils se produisent sous la surface terrestre.

Le pays reste marqué par le gigantesque séisme sous-marin de magnitude 9,0 survenu en 2011, qui avait déclenché un tsunami faisant quelque 18.500 morts ou disparus et provoqué la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.

 


Première rencontre Netanyahu-Trump, sur fond de tensions, depuis le début de la guerre en Iran

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se serrent la main à la résidence Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Photo d'archives/AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se serrent la main à la résidence Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Photo d'archives/AFP)
Short Url
  • Benjamin Netanyahu rencontre Donald Trump mardi à Washington pour discuter de l'Iran, de Gaza, du Liban et des dossiers régionaux, malgré des tensions récentes entre les deux dirigeants
  • Les deux alliés cherchent à afficher leur unité, tout en poursuivant les discussions sur la sécurité régionale, la normalisation et l'après-guerre à Gaza

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit rencontrer mardi le président américain Donald Trump à Washington, pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre eux.

Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.

Israël, qui avait lancé conjointement avec les Etats-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements.

Le rendez-vous "est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité", a déclaré M. Netanyahu avant son départ d'Israël lundi.

"Nous discuterons de tous les sujets (...) avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous", a-t-il ajouté.

Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de "type très difficile" lors d'une interview.

Ce dernier a concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre.

- "Pas de rupture" -

Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et le Liban - en vue de leur sortie de l'état de guerre - dont l'application reste difficile sur le terrain.

Dimanche encore, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du pays, où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, il occupe un pan de territoire affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien.

Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël.

La situation humanitaire y est catastrophique et malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d'être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales, l'armée israélienne disant viser des combattants.

Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations.

"L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les Etats-Unis et Israël", a-t-il dit à l'AFP, jugeant qu'il existe "davantage de points d'accord que de désaccord" entre eux.

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l'Iran et l'élargissement des accords d'Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël.

Selon d'autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d'un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza).

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d'une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington.

Cette force internationale, qui s'inscrit dans le cadre du "Conseil de paix" promu par Donald Trump, constitue l'un des volets du dispositif américain envisagé pour l'après-guerre à Gaza.

La visite de Benjamin Netanyahu intervient par ailleurs alors qu'il brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre.

Les derniers sondages le donnent en difficulté, une partie de l'opinion lui reprochant toujours l'échec de son gouvernement à empêcher l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.


L'Iran met en garde contre des conséquences «imprévisibles» après l'attaque ukrainienne contre un de ses navires

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE". (AFP)
Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE". (AFP)
Short Url
  • L'Iran menace de riposter à l'attaque ukrainienne contre son navire en mer Caspienne
  • Samedi, le ministère des Affaires étrangères a rapporté qu'un navire marchand iranien avait été attaqué par l'Ukraine, provoquant une explosion

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a averti dimanche que son pays ne laisserait pas impunie l'attaque meurtrière perpétrée par l'Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne.

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE".

Samedi, le ministère des Affaires étrangères a rapporté qu'un navire marchand iranien avait été attaqué par l'Ukraine, provoquant une explosion.

Et le même jour, M. Zelensky avait affirmé sur les réseaux sociaux avoir obtenu "des résultats très solides avec des frappes à longue portée en mer Caspienne, visant notamment des navires utilisés pour le transport de cargaisons militaires impliquant l'Iran, ainsi qu'un navire de guerre".

"L'attaque menée par le régime ukrainien contre un navire marchand iranien en mer Caspienne, explicitement revendiquée par le chef de ce régime, témoigne de la persistance de l'attitude irrationnelle et hostile du régime ukrainien", a protesté le ministère dans un communiqué de presse.

La République islamique "n'est jamais intervenue dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine", a-t-il affirmé.

Les services de renseignement ukrainiens (SBU) ont pour leur part fait état sur Telegram d'attaques de drones contre "des cargos sous sanctions internationales qui étaient utilisés pour transporter des cargaisons militaires entre l'Iran et la Russie".

Selon la télévision d'Etat iranienne, le chargé d'affaires ukrainien à Téhéran a été convoqué samedi au ministère des Affaires étrangères afin d'y être sermonné par un haut-fonctionnaire pour cet "acte hostile et criminel".

Abbas Araghchi a également indiqué s'être entretenu avec la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov à ce sujet.

L'Iran a aussi mis en garde contre des conséquences "imprévisibles" après l'attaque ukrainienne contre un de ses navires