Le Maroc, terre de football

Lors de la cérémonie d’ouverture, un show haut en couleur a ébloui les spectateurs du Mondialito venus des quatre coins du globe. (AFP).
Lors de la cérémonie d’ouverture, un show haut en couleur a ébloui les spectateurs du Mondialito venus des quatre coins du globe. (AFP).
Short Url
Publié le Lundi 06 février 2023

Le Maroc, terre de football

  • Après leur exploit historique lors de la dernière Coupe du monde de football, au Qatar, les Lions de l’Atlas font à nouveau parler d’eux
  • Réalisée par le grand producteur marocain RedOne, la cérémonie d’ouverture a montré au monde entier que le Maroc était capable d’organiser des compétitions de grande envergure

CASABLANCA: Après leur exploit historique lors de la dernière Coupe du monde de football, au Qatar – la sélection marocaine a atteint la demi-finale, une première pour un pays africain  –, les Lions de l’Atlas font à nouveau parler d’eux. À Rabat et à Tanger se tient actuellement la Coupe du monde des clubs de la Fifa (Mondialito).

 

Le Maroc est le premier pays africain à avoir accueilli cette compétition internationale. C’était en 2013 – le Raja Club Athletic de Casablanca avait atteint la finale face au Bayern Munich. En 2014, le Maroc avait également atteint la finale avec la sélection de l’Atlético Tétouan. Cette année, c’est le Wydad Athletic Club de Casablanca qui participait à cette grand-messe des grands clubs mondiaux de football. Toutefois, la joie du public casablancais aura été de courte durée: leur club a été éliminé de la compétition face à l’Al-Hilal Football Club d’Arabie saoudite à l’issue d’une séance de tirs au but (5 à 3) en quart de finale. La rencontre a eu lieu samedi dernier dans l’enceinte du Complexe sportif Moulay-Abdallah de Rabat.

Malgré cette défaite, le public marocain est resté fidèle à la compétition et il a assisté aux autres matchs de cette compétition décidément très prisée des aficionados du ballon rond. Les clubs qui se disputeront le titre du meilleur club mondial sont le Real Madrid (Espagne), le Flamengo (Brésil), les Sounders de Seatlle (États-Unis), l’Auckland City (Nouvelle-Zélande), l’Al Hilal (Arabie saoudite) et l’Al Ahly (Égypte).

Les clubs qui se disputeront le titre du meilleur club mondial sont le Real Madrid (Espagne), le Flamengo (Brésil), les Sounders de Seatlle (États-Unis), l’Auckland City (Nouvelle-Zélande), l’Al Hilal (Arabie saoudite) et l’Al Ahly (Égypte).

Une cérémonie d’ouverture époustouflante

Au-delà de la participation marocaine à cette compétition footballistique, on retiendra l’immense impact qu’elle a eu sur l’image du Royaume. Lors de la cérémonie d’ouverture, un show haut en couleur a ébloui les spectateurs du Mondialito venus des quatre coins du globe. Réalisé par le grand producteur marocain RedOne, cet événement a montré au monde entier que le Maroc était capable d’organiser des compétitions de grande envergure, qu’elles soient sportives, culturelles, politiques ou économiques. Le spectacle, qui bénéficiait de technologies son et lumière époustouflantes, a mis en avant la culture du Maroc ainsi que ses valeurs ancestrales: l’ouverture, la modernité, l’hospitalité et la tolérance.

Pépinière de champions

Le Maroc a compris que le football pouvait être une belle vitrine. Il a mis les petits plats dans les grands pour faire du Royaume une véritable terre de football. Entre infrastructures modernes, stades dernier cri, centres de formation dotés d’équipements aux standards internationaux, le Maroc a mobilisé de gros moyens tout en capitalisant sur son héritage exceptionnel. Avant son exploit au Qatar, les Lions de l’Atlas avaient déjà écrit une page somptueuse de l’histoire du football: c’était en 1986 lors du Mondial mexicain. L’équipe était alors devenue la première nation africaine à se qualifier pour la phase finale d’une Coupe du monde.

Entre 1986 et aujourd’hui, beaucoup de choses ont été faites, mais la réalisation la plus édifiante demeure sans conteste l’académie Mohammed VI de football. Initiée par le roi du Maroc, cette structure d’excellence a nécessité un investissement de 140 millions de dirhams marocains (12,6 millions d’euros). Elle est considérée comme une véritable pépinière de champions. En effet, plusieurs joueurs de la sélection nationale ont été formés au sein de cette immense académie, qui dispose d’une superficie de 18 ha.


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Short Url
  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.

 


Israël tourne une page avec le retour de son dernier otage à Gaza

L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
Short Url
  • Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza
  • "Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza

JERUSALEM: "Nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza": Israël a rapatrié lundi le corps de Ran Gvili, le dernier d'entre eux, marquant la fin du long combat des familles dans une société traumatisée par l'attaque du 7-Octobre.

Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza sans passer par Israël.

"Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza, a-t-il ajouté.

L'armée avait auparavant indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé".

M. Netanyahu a salué "une réussite extraordinaire pour l'Etat d'Israël". "Nous les avons tous ramenés, jusqu'au tout dernier captif", a-t-il dit au Parlement.

Le gouvernement "a accompli sa mission morale", s'est-il prévalu, l'armée se félicitant d'avoir tenu sa promesse de "ne jamais abandonner personne".

"C'est une période qui touche à sa fin", réagit à Tel-Aviv Orna Cheled, une habitante de 70 ans, qui se dit "très émue".

"Mais je ne sens pas que la situation est résolue, que c'est vraiment la fin (...) au final, nous voulons juste vivre en paix", ajoute-t-elle.

"Ça ressemble à une forme de clôture. C'est très émouvant", témoigne aussi Rebecca Geller, 46 ans, une ancienne employée du Forum des familles, la principale association israélienne de proches de captifs.

"TRAVAIL EXTRAORDINAIRE! (...) Félicitations à ma formidable équipe de champions!!!", a écrit pour sa part Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dans le même temps, neuf prisonniers palestiniens ont été libérés par Israël et hospitalisés à Gaza, selon l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir el-Balah (centre).

Fin du "combat" 

Lors de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d'otages.

Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.

Ran Gvili, un policier, était tombé au combat à 24 ans en défendant le kibboutz Aloumim.

Seule sa dépouille n'avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine le 10 octobre.

"Avec le retour de (Ran) Gvili, un héros qui a donné sa vie pour défendre sa communauté, nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza", a écrit le Forum des familles.

"Ce qui avait commencé dans un choc inimaginable est devenu l'un des combats civiques, moraux et humains les plus obstinés de l'Histoire", a-t-il ajouté, un combat désormais "terminé".

Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images du cercueil de Ran Gvili, recouvert d'un drapeau israélien et entouré de soldats.

"Tu devrais voir les honneurs qu'on te rend ici. Toute la police est avec toi, toute l'armée (...) tout le peuple (...) Je suis fier de toi, mon fils", a lancé son père lors d'un hommage.

Dimanche, les forces israéliennes avaient lancé des fouilles dans un cimetière du nord de Gaza.

Le Hamas avait auparavant indiqué avoir donné aux médiateurs dans le conflit "tous les détails et informations" qu'il détenait sur l'emplacement du corps. Il a affirmé que sa découverte confirmait son "engagement" pour le cessez-le feu.

"Voyager est un rêve" 

Le retour de ce dernier otage ouvre la voie à la réouverture de Rafah, passage crucial pour l'acheminement de l'aide humanitaire.

Elle est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu'elle serait "limitée" aux piétons et soumise à "un mécanisme complet d'inspection israélien".

Sur le terrain, alors que les deux parties s'accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d'habitants palestiniens.

"Le monde ne se soucie pas de nous. Pour nous, voyager est un rêve de retour à la vie", témoigne Maha Youssef, 37 ans, déplacée à Gaza-ville par la guerre.

"Même si cela est financièrement difficile et probablement instable, mes enfants pourraient voir à quoi ressemble une vie normale et la vivre et au moins, ils pourraient aller à l'école", ajoute-t-elle.

La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l'ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

Le secrétaire général de l'ONU a salué lundi le retour du corps de Ran Gvili, appelant à une "mise en oeuvre intégrale" de l'accord de cessez-le-feu après plus de deux ans de guerre.