UE-Ukraine: Zelensky invité à un sommet des 27, attendu jeudi à Bruxelles

Cette photo prise et publiée par le service de presse présidentiel ukrainien le 3 février 2023 montre le président du Conseil européen Charles Michel (à gauche) et le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) debout lors d'un sommet UE-Ukraine à Kyiv (Photo, Service de presse présidentiel ukrainien/AFP).
Cette photo prise et publiée par le service de presse présidentiel ukrainien le 3 février 2023 montre le président du Conseil européen Charles Michel (à gauche) et le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) debout lors d'un sommet UE-Ukraine à Kyiv (Photo, Service de presse présidentiel ukrainien/AFP).
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Publié le Mardi 07 février 2023

UE-Ukraine: Zelensky invité à un sommet des 27, attendu jeudi à Bruxelles

  • Plusieurs sources européennes ont fait état d'une possible visite de Zelensky à Bruxelles jeudi
  • Si elle était confirmée, il s'agirait de la première visite du président ukrainien dans la capitale de l'UE depuis le début de l'offensive militaire russe

BRUXELLES; Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été invité à participer à "un futur sommet" des Vingt-Sept, a annoncé lundi un porte-parole du président du Conseil européen Charles Michel, sans autres détails, alors que plusieurs sources font état de sa possible venue à Bruxelles jeudi.

Charles Michel "a invité (Volodymyr) Zelensky à participer en personne à un futur sommet (de l'UE). Pour des raisons de sécurité, aucune information supplémentaire ne sera divulguée", a indiqué sur Twitter un porte-parole du dirigeant européen, Barend Leyts.

Or, plusieurs sources européennes ont fait état auprès de l'AFP d'une possible visite de M. Zelensky à Bruxelles jeudi, à l'occasion d'une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept.

Si elle était confirmée, il s'agirait de la première visite du président ukrainien dans la capitale de l'UE depuis le début de l'offensive militaire russe contre son pays le 24 février 2022.

M. Zelensky pourrait intervenir en personne devant les eurodéputés: une source au Parlement européen a fait part de "la probabilité que se tienne une session plénière extraordinaire jeudi 9 février en présence de Volodymyr Zelensky".

Deux autres sources parlementaires ont confirmé cette information, sous couvert de l'anonymat.

Le dirigeant ukrainien bénéficie d'une "invitation permanente" à Bruxelles, s'était contenté d'indiquer plus tôt lundi le porte-parole de Charles Michel.

La présidence ukrainienne n'a pas non plus confirmé cette visite qui soulève des questions de sécurité.

Macron affiche son entente avec Meloni sur les armes à l'Ukraine

Emmanuel Macron a affiché lundi son entente avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni sur le soutien militaire à l'Ukraine, malgré des relations plutôt tendues entre les deux dirigeants notamment sur la question des migrants.

Le président français et la cheffe du gouvernement italien se sont entretenus par téléphone et ont "salué l'action conjointe de la France et de l'Italie pour soutenir l'Ukraine sur le plan militaire, avec notamment la décision prise conjointement en fin de semaine dernière de fournir un système de défense anti-aérienne SAMP/T – MAMBA, qui répondra pleinement aux besoins prioritaires exprimés par Kiev", a rapporté l'Elysée.

Les services de Giorgia Meloni ont confirmé qu'elle avait souligné "la priorité de voir le Conseil européen donner un signal concret du plein soutien à l'Ukraine à 360 degrés". Ce thème a été aussi au coeur de ses entretiens téléphoniques avec ses homologues néerlandais Mark Rutte, autrichien Karl Nehammer et grec Kyriakos Mitsotakis.

Volodymyr Zelensky s'était rendu à Washington le 22 décembre dernier pour son premier voyage international depuis le début de la guerre. Il avait rencontré le président américain Joe Biden et s'était exprimé devant le Congrès.

Un sommet extraordinaire des dirigeants européens est prévu jeudi et vendredi à Bruxelles pour discuter, notamment, de l'évolution de la guerre en Ukraine et de la solidarité de l'UE envers Kiev.

Charles Michel, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et d'autres hauts représentants européens s'étaient réunis vendredi à Kiev avec M. Zelensky, pour afficher leur soutien au processus d'adhésion de l'Ukraine.

Le pays est officiellement candidat à l'adhésion depuis juin 2022, un processus ardu nécessitant de nombreuses réformes qui pourrait prendre des années mais que Kiev espère accélérer.

L'Ukraine reçoit par ailleurs un soutien financier de l'UE qui s'est déjà engagée à hauteur de 50 milliards d'euros, en incluant l'aide humanitaire et militaire.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com