Le Liban secoué par le séisme dévastateur qui a touché la Turquie et la Syrie

Une famille se réfugie à l'extérieur après le séisme qui a frappé la Turquie voisine, lundi 6 février 2023, à Beyrouth (Photo, AP).
Une famille se réfugie à l'extérieur après le séisme qui a frappé la Turquie voisine, lundi 6 février 2023, à Beyrouth (Photo, AP).
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Publié le Jeudi 09 février 2023

Le Liban secoué par le séisme dévastateur qui a touché la Turquie et la Syrie

  • Les habitants sont descendus dans les rues et se sont abrités dans des voitures alors que plusieurs répliques du séisme ont été ressenties dans la journée
  • Une équipe de la défense civile, de la Croix-Rouge et des pompiers de Beyrouth s'est rendue en Turquie pour venir en aide aux secouristes

BEYROUTH: Certaines régions du Liban ont été secouées lundi par le séisme de magnitude 7,8 qui a frappé le sud de la Turquie et le nord de la Syrie, faisant des milliers de morts et de blessés.
Les habitants sont descendus dans les rues et se sont abrités dans des voitures alors que plusieurs répliques du séisme ont été ressenties au cours de la journée.
Le Centre national de géophysique du Conseil national de la recherche scientifique a enregistré une secousse de magnitude 4,8 à 3h18, heure locale, qui a duré 40 secondes, suivie d'autres.
De nombreux bâtiments ont tremblé à Beyrouth, dans les villes côtières et jusque dans la vallée de la Bekaa, mais la Croix-Rouge libanaise n'a signalé aucune victime, hormis quelques citoyens ayant subi une crise cardiaque.
Le ministère libanais de l'Éducation a annoncé la fermeture de tous les établissements d'enseignement jusqu'à mercredi pour la sécurité des étudiants et du personnel, tandis que la police de la circulation a demandé aux citoyens de ne pas garer leurs véhicules près des arbres, des panneaux d'affichage ou d'objets susceptibles de tomber, et de ne pas s'approcher des plages.
Une équipe de la défense civile, de la Croix-Rouge et des pompiers de Beyrouth s'est rendue en Turquie pour venir en aide aux secouristes.
Marilyne Brax, directrice du Centre national de géophysique, a déclaré qu'il y avait peu de chances qu'un tsunami survienne.
«Nous n'avons pas pu suivre de près le mouvement des vagues au Liban en raison de la perte des instruments de contrôle dans la mer, mais à Chypre et en Turquie, le mouvement des vagues a enregistré 20 centimètres de hauteur.»
«Je me suis réveillé car mon lit tremblait et des objets tombaient au sol. Il faisait complètement noir, alors j'ai utilisé la lampe de poche de mon téléphone pour trouver la sortie de mon appartement», a témoigné un habitant du quartier d’Ashrafieh à Beyrouth.
«Je pouvais entendre mes voisins pleurer en descendant les escaliers. Tout le monde avait l'air terrifié. C'était une nuit horrible. Un tremblement de terre est la dernière chose dont les Libanais ont besoin en ce moment», a-t-il ajouté.
À Tripoli, dans le nord du Liban, des jeunes hommes ont tiré des coups de feu en l'air pour inciter les gens à quitter les bâtiments, et des générateurs privés ont été mis en marche pour fournir de la lumière aux personnes effrayées.
«Je souffre déjà d'une phobie des tremblements de terre, et quand j'ai réalisé ce qui se passait et que j'ai entendu les murs craquer, je me suis précipitée hors de la maison dans la rue, dans l'obscurité», a indiqué Fatima, une habitante de la banlieue sud de Beyrouth.
«Mes voisins, leurs enfants et les personnes âgées malades étaient déjà dans les rues en train de prier», a-t-elle poursuivi.
Une infirmière de l'hôpital islamique Makassed à Beyrouth a indiqué que le bâtiment avait été conçu pour résister aux tremblements de terre.
«Dès que tout le monde s'est calmé, il y a eu une forte réplique, mais nous avons pu continuer notre travail environ une demi-heure plus tard», a-t-elle expliqué.
Dans la ville côtière de Tyr, le séisme a provoqué des fissures sur une route. L'effondrement d'une maison dans la région de Rashaya al-Wadi, dans le sud-est du Liban, a également été signalé.
Tout en encourageant les citoyens à évacuer les bâtiments anciens présentant des signes d'effondrement, le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a déclaré que les dégâts étaient limités dans le pays.
De nombreux bâtiments au Liban ne répondent pas aux normes de sécurité requises, car ils ont été construits pendant la guerre civile.
L'activité sismique est courante au Liban. L'un des pires séismes que le pays ait connus s'est produit le 16 mars 1956, dans les régions du Chouf, de Jezzine, de Sidon et de la Békaa. Il a coûté la vie à environ 140 personnes et en a blessé plus de 600, sans compter les dégâts causés aux bâtiments, aux routes et aux infrastructures.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
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  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.