Le patriarche maronite libanais dénonce le blocage de l’élection présidentielle

Le patriarche maronite Bechara Boutros al-Rahi salue la foule avant son discours, le 27 février 2021 (Photo, AFP).
Le patriarche maronite Bechara Boutros al-Rahi salue la foule avant son discours, le 27 février 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 13 février 2023

Le patriarche maronite libanais dénonce le blocage de l’élection présidentielle

  • Des responsables de la France, de l'Arabie saoudite, de l'Égypte, du Qatar et des États-Unis se sont récemment réunis à Paris pour discuter de l'évolution de la situation au Liban
  • Les députés Melhem Khalaf et Najat Saliba ont entamé leur cinquième semaine de sit-in au Parlement pour dénoncer le blocage de l'élection présidentielle

BEYROUTH: Le patriarche maronite libanais Bechara Boutros al-Rahi a accusé dimanche les politiciens libanais d'abuser de leur «pouvoir» et de leur «influence» pour entraver l'élection d'un nouveau président et le fonctionnement des institutions de l'État.
Dans son sermon dominical, Al-Rahi a déclaré que les communautés arabe et internationale condamnaient leur «corruption», exhortant le Parlement à se réunir le plus rapidement possible et à élire un nouveau président de la République.
«Même si le président est maronite, ses électeurs ne sont pas tous chrétiens», a-t-il précisé.
«Si une partie de la responsabilité du vide présidentiel incombe aux dirigeants chrétiens, la grande responsabilité incombe aussi aux autres. Les chrétiens ne parviennent pas à s'entendre sur l'identité du président, tandis que les autres sont incapables de s'entendre sur l'identité de la République.»
«Nous tenons donc à ne porter atteinte ni à l'identité du président ni à celle de la République, car les deux garantissent l'unité du Liban», a-t-il alerté.
S'adressant aux parlementaires, il a ajouté: «Respectez-vous votre devoir constitutionnel d’élire un président? Où en est la mise en œuvre des réformes exigées au niveau international?
Laissez-vous le système judiciaire faire son travail dans l’enquête sur l’explosion au port pour que lumière soit faite et que justice soit rendue ?
Comptez-vous implémenter les mesures exigées par le FMI, par la communauté internationale?
Etes-vous parvenus à rétablir l'Etat de droit, à éliminer le chaos, la prolifération d'armes illégales, la loi de la jungle?
Qu'en est-il des efforts déployés pour consolider la souveraineté du Liban sur l'ensemble de ses terres et affirmer son indépendance?»
Les déclarations d'Al-Rahi font suite à une réunion tenue à Paris la semaine dernière entre des responsables de la France, de l'Arabie saoudite, de l'Égypte, du Qatar et des États-Unis, pour discuter de l'évolution de la situation au Liban.
Le ministère français des Affaires étrangères a exhorté les responsables libanais à prendre l'initiative d'élire un nouveau président et de mener les réformes nécessaires pour permettre au pays de bénéficier d'un soutien international.
Les partis politiques proches du Hezbollah cherchent à organiser une session législative pour voter une proposition de loi sur le contrôle des capitaux et prolonger le mandat du directeur de la Sûreté générale libanaise, le général Abbas Ibrahim, qui devrait partir à la retraite. Cependant, 46 députés de l'opposition et du changement rejettent cette initiative, invoquant une violation de la Constitution.
Dans le même temps, les députés Melhem Khalaf et Najat Saliba ont entamé leur cinquième semaine de sit-in au Parlement pour dénoncer le blocage de l'élection présidentielle. Ils exigent du président du Parlement, Nabih Berri, le maintien des séances de vote jusqu'à l'élection d'un nouveau président.
Par ailleurs, les services de sécurité chargés de lutter contre les changeurs de monnaie illégaux ont arrêté Ali Nimr al-Khalil, membre du mouvement Amal et garde du corps d'un député.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.