L'ONU salue l'ouverture de deux points de passage supplémentaires dans le nord-ouest de la Syrie

Des bâtiments endommagés à la suite d'un tremblement de terre, dans la ville de Harem, tenue par les rebelles, en Syrie, le 13 février 2023 (Photo, Reuters).
Des bâtiments endommagés à la suite d'un tremblement de terre, dans la ville de Harem, tenue par les rebelles, en Syrie, le 13 février 2023 (Photo, Reuters).
Martin Griffiths, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence, visite les quartiers touchés de la ville d'Alep le 13 février (Photo, AFP).
Martin Griffiths, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence, visite les quartiers touchés de la ville d'Alep le 13 février (Photo, AFP).
Un soldat turc patrouille à côté de bâtiments effondrés à Kahramanmaras, le 13 février (Photo, AFP).
Un soldat turc patrouille à côté de bâtiments effondrés à Kahramanmaras, le 13 février (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 14 février 2023

L'ONU salue l'ouverture de deux points de passage supplémentaires dans le nord-ouest de la Syrie

  • Selon l'ONU, seulement 5 % de la zone touchée par le séisme en Syrie a reçu de l'aide
  • La Suisse, membre du Conseil de sécurité, a appelé à une «mise en œuvre rapide» de cette mesure

NEW YORK: Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s'est félicité lundi de la décision du président syrien d'ouvrir les deux points de passage de Bab Al-Salam et d'Al Ra'ee depuis la Turquie vers le nord-ouest de la Syrie tenu par les rebelles. Cette décision fait suite aux multiples appels internationaux pour permettre à l'aide humanitaire d'arriver aux millions de victimes du tremblement de terre qui en ont désespérément besoin.
Bachar Assad a accepté d'ouvrir les deux points de passage pour une période initiale de trois mois, a indiqué l'ONU.
Lundi dernier, un séisme de magnitude 7,8 a frappé la Turquie et le nord de la Syrie, faisant plus de 35 000 morts et des dizaines de milliers de blessés dans les deux pays. En Syrie, 4 300 personnes sont mortes et plus de 7 600 ont été blessées. Ces chiffres risquent d'augmenter car des victimes sont toujours coincées sous les décombres.
L'annonce fait suite à une réunion tenue lundi à Damas entre Assad et le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, qui a ensuite informé le Conseil de sécurité, réuni à huis clos, des conséquences du tremblement de terre sur les opérations humanitaires.
D'après l'ONU, plus de 11 millions de personnes en Syrie ont été touchées par le séisme dans les gouvernorats du nord-ouest de Hama, Lattaquié, Idlib, Alep et Tartous, alors que les efforts de secours sont entravés par des infrastructures endommagées et un accès limité aux zones ravagées. Jusqu'à présent, l'ONU n'a été autorisée à acheminer de l'aide dans le nord-ouest d'Idlib que par un seul point de passage, à Bab al-Hawa. Seuls 5% des zones du nord-ouest frappées par le tremblement de terre ont reçu de l'aide.
M. Griffiths a exhorté la communauté internationale à répondre aux besoins humanitaires urgents, affirmant avoir abandonné les habitants du nord-ouest de la Syrie qui «attendent une aide internationale qui n'est pas arrivée».
Alors que le bilan du séisme du 6 février continue de s'alourdir, António Guterres a déclaré qu'«il est de la plus haute urgence de procurer de la nourriture, des soins de santé, de la protection, des abris, des fournitures d'hiver et d'autres produits vitaux aux millions de personnes touchées».
«L'ouverture de ces points de passage, ainsi que la facilitation de l'accès humanitaire, l'accélération des approbations de visas et la facilitation des déplacements entre les hubs, permettront à davantage d'aide d'arriver, plus rapidement», a-t-il ajouté.
La réunion du Conseil de sécurité a été convoquée par la Suisse et le Brésil, qui sont responsables du dossier humanitaire de la Syrie au Conseil.
La représentante permanente de la Suisse auprès des Nations unies, Pascale Baeriswyl, a qualifié d'«encourageante» la décision du gouvernement syrien d'ouvrir deux postes frontières et a demandé une «mise en œuvre rapide».
L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Geir O. Pedersen, a souligné l'importance de supprimer tout obstacle à l'acheminement de l'aide vitale à la Syrie, ajoutant que l'Union européenne et les États-Unis se sont engagés à supprimer les obstacles à la fourniture de l'aide.
Vendredi, le département du Trésor américain a délivré une licence de six mois pour permettre l'acheminement de l'aide liée au séisme, qui serait autrement interdite en raison des sanctions imposées à la Syrie.
Le mécanisme transfrontalier a été créé en 2014 pour permettre la livraison de l'aide de l'ONU directement dans les zones tenues par l'opposition en Syrie.
Le droit humanitaire international exige que toute livraison d'aide dans un pays passe par le gouvernement hôte. Toutefois, la tactique du président syrien Bachar al-Assad consistant à utiliser les acheminements d'aide comme une arme a incité le Conseil de sécurité à approuver l'utilisation de quatre postes frontaliers pour la distribution directe de l'aide. Un depuis la Jordanie, un depuis l'Irak et deux depuis la Turquie. Seul celui de Bab al-Hawa reste ouvert.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.