Ford construira aux Etats-Unis une usine de batteries électriques avec un partenaire chinois

Cette photographie d'archive prise le 18 octobre 2021 montre le logo Ford à l'avant d'un véhicule à l'usine Halewood de la société à Liverpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre. (Photo, AFP)
Cette photographie d'archive prise le 18 octobre 2021 montre le logo Ford à l'avant d'un véhicule à l'usine Halewood de la société à Liverpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 14 février 2023

Ford construira aux Etats-Unis une usine de batteries électriques avec un partenaire chinois

  • Le groupe, qui cherche à renforcer sa capacité à fabriquer des véhicules électriques, avait déjà évoqué ce projet en juillet 2022 mais n'avait pas alors précisé s'il s'agirait de sa propre usine
  • Le gouverneur républicain de Virginie Glenn Youngkin avait indiqué en janvier qu'il ne souhaitait pas que son Etat accueille l'usine en raison de ses connections avec l'entreprise chinoise

NEW YORK: Le constructeur automobile américain Ford a annoncé lundi qu'il allait investir 3,5 milliards de dollars dans la construction d'une usine de batteries électriques dans le Michigan avec l'aide d'un partenaire chinois.

Le groupe, qui cherche à renforcer sa capacité à fabriquer des véhicules électriques, avait déjà évoqué ce projet en juillet 2022 mais n'avait pas alors précisé s'il s'agirait de sa propre usine, de celle d'un partenaire ou d'une co-entreprise, ni sa localisation.

Il a finalement choisi de former une nouvelle filiale entièrement sous son contrôle tout en utilisant les connaissances et services fournis par la société chinoise Contemporary Amperex Technology (CATL).

Le gouverneur républicain de Virginie Glenn Youngkin avait indiqué en janvier qu'il ne souhaitait pas que son Etat accueille l'usine en raison de ses connections avec l'entreprise chinoise.

Pour prétendre aux nouvelles aides du gouvernement américain, les constructeurs doivent désormais s'assurer de construire les éléments aux Etats-Unis.

Plusieurs d'entre eux, dont Ford, ont choisi pour d'autres projets de s'allier dans des co-entreprises à des partenaires, notamment sud-coréens ou japonais.

L'usine présentée lundi, qui s'appellera BlueOval Battery Park Michigan, sera située dans la ville de Marshall, et doit être opérationnelle en 2026 et créer 2.500 emplois.

Elle fabriquera des batteries à base de lithium, fer et phosphate (LFP), différente des batteries utilisées actuellement par le groupe à base de nickel, cobalt et manganèse (NCM).

"Les batteries LFP sont exceptionnellement durables et utilisent moins de matériaux à forte demande et à coût élevé", justifie Ford dans un communiqué.

Le groupe avait annoncé en mars 2022 vouloir consacrer au total 50 milliards de dollars entre 2022 et 2026 à l'électrification de sa gamme de véhicules.

Il ambitionne de produire à un rythme de 600 000 véhicules électriques par an d'ici la fin de l'année, et de 2 millions d'ici fin 2026.

Le groupe propose actuellement en version électrique le pick-up F-150 Lightning, la camionnette E-Transit et le SUV Mustang Mach-E. En 2022, Ford était le deuxième groupe ayant vendu le plus de véhicules électriques aux Etats-Unis, Tesla restant de loin le premier.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.