France: le taux de chômage en légère baisse, au plus bas depuis 2008

Le taux de chômage du 4e trimestre est ainsi inférieur de 0,3 point à son niveau un an auparavant, et de 1 point à son niveau d'avant la crise sanitaire (fin 2019). (Photo, AFP)
Le taux de chômage du 4e trimestre est ainsi inférieur de 0,3 point à son niveau un an auparavant, et de 1 point à son niveau d'avant la crise sanitaire (fin 2019). (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 14 février 2023

France: le taux de chômage en légère baisse, au plus bas depuis 2008

  • La France compte 2,2 millions de chômeurs, soit 45 000 de moins par rapport au trimestre précédent.
  • Par tranches d'âge, le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) diminue d'un point, à 16,9%, tandis que le taux de chômage des 25-49 ans est stable à 6,5%

PARIS: Le taux de chômage a enregistré une très légère baisse au quatrième trimestre 2022, pour s'établir à 7,2% de la population active en France (hors Mayotte), son plus bas niveau depuis 2008, si l'on excepte le recul "en trompe l’œil" pendant la crise sanitaire.

Selon les chiffres publiés mardi par l'Insee, le taux de chômage, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT), a connu une baisse de 0,1 point: la France compte 2,2 millions de chômeurs, soit 45 000 de moins par rapport au trimestre précédent.

Le taux de chômage du 4e trimestre est ainsi inférieur de 0,3 point à son niveau un an auparavant, et de 1 point à son niveau d'avant la crise sanitaire (fin 2019), a précisé l'institut.

"Sur une plus longue période, on observe que le taux de chômage est à son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2008 si on excepte la baisse très ponctuelle un peu +en trompe l'œil+ pendant le premier confinement", a relevé auprès de l'AFP Yves Jauneau, chef de la division Synthèse et conjoncture du marché du travail à l'Insee. Pendant cette période de Covid, beaucoup de gens s'étaient arrêtés de chercher du travail.

"Le chômage est à son niveau le plus bas pour la deuxième fois depuis 40 ans. Objectif plein emploi!", s'est félicité sur Twitter le président Emmanuel Macron. En dehors de 2008, il faut remonter au 3e trimestre 1982 pour retrouver un taux de 7,2%, selon les données de l'Insee.

Plusieurs membres du gouvernement avaient auparavant salué ces résultats, à commencer par la Première ministre Elisabeth Borne qui a aussi souligné sur Twitter que le gouvernement poursuit son "objectif de plein emploi", soit un taux de chômage autour de 5% que l'exécutif espère atteindre d'ici à 2027.

«Dans l'épaisseur du trait»

Pour Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), c'est "plutôt une légère bonne surprise" car "on aurait pu s'attendre à une stabilité", mais "on est dans l'épaisseur du trait".

Ces chiffres sont "assez cohérents" avec les données publiées la semaine dernière par l'Insee sur les créations d'emploi, qui montraient "une relative stabilité" au dernier trimestre 2022, après sept trimestres consécutifs de hausse, a-t-il relevé.

Pour Yves Jauneau, "la situation de ce trimestre est un peu celle d'une globale stabilité : du chômage, du taux d'emploi, ce dernier restant à un niveau assez élevé". "Le taux d’emploi des 15-64 ans est à 68,3%, au plus haut depuis 1975. Là, il se stabilise après une hausse aux trimestres précédents", a-t-il ajouté.

Dans une note de conjoncture de décembre, "cohérente" avec les données publiées mardi selon M. Jauneau, l'Insee a prévu "une stabilité du taux de chômage au cours du premier semestre 2023, concomitant avec un ralentissement de l'emploi", a-t-il rappelé, même s'il reste des "facteurs d'incertitude" avec l'environnement économique ou la situation internationale.

Par tranches d'âge, le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) diminue d'un point, à 16,9%, tandis que le taux de chômage des 25-49 ans est stable à 6,5%. Enfin, le taux de chômage des 50 ans ou plus diminue à peine sur le trimestre (-0,1 point) à 5%.

Au chapitre des "bonnes nouvelles", Mathieu Plane a noté le taux d'emploi en CDI qui "continue de s'améliorer" à 50,5% (+0,4 point).

Au chapitre des "mauvaises nouvelles", l'économiste relève "la hausse du +halo autour du chômage+ et du sous-emploi", tous deux augmentant de 0,1 point, alors qu'aux trimestres précédents "en général" ils baissaient lorsque le chômage diminuait.

Le "halo autour du chômage" désigne les personnes désirant retourner sur le marché de l'emploi mais qui ne sont pas considérées comme chômeuses par le BIT (chercher effectivement un emploi et être disponible pour en prendre un). Au total, 1,9 million de personnes sont concernées.

Avec ces "effets de vases communicants", selon M. Plane, "les nouvelles sont à prendre avec modestie sur la baisse du taux de chômage".


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.