Tunisie: l'opposition dénonce des arrestations «répressives»

Ahmed Nejib Chebbi (C), chef du comité politique du parti tunisien Amal et chef du Front de salut national de l'opposition, prend la parole lors d'une conférence de presse dans la capitale Tunis le 15 février. (AFP)
Ahmed Nejib Chebbi (C), chef du comité politique du parti tunisien Amal et chef du Front de salut national de l'opposition, prend la parole lors d'une conférence de presse dans la capitale Tunis le 15 février. (AFP)
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Publié le Mercredi 15 février 2023

Tunisie: l'opposition dénonce des arrestations «répressives»

  • Depuis samedi, dix personnalités, pour la plupart des opposants appartenant au parti d'inspiration islamiste Ennahdha et ses alliés ont été arrêtés lors d'un coup de filet
  • Cette «vengeance» contre les opposants et «le recours à la répression» traduisent, selon le président du FSN, «la confusion» de la politique du président Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs

TUNIS: Le Front de salut national (FSN), principale coalition de l'opposition en Tunisie a déploré mercredi le "pourrissement" de la situation politique dans le pays après une série d'arrestations qu'elle a qualifiées de "répressives" dans les milieux politico-médiatiques.

Depuis samedi, dix personnalités, pour la plupart des opposants appartenant au parti d'inspiration islamiste Ennahdha et ses alliés, mais aussi le directeur d'une grande radio privée et un très influent homme d'affaires ont été arrêtés lors d'un coup de filet.

"Ces arrestations menées selon des procédures violentes et illégales (...) font entrer la Tunisie dans un état de pourrissement politique", a déploré lors d'une conférence de presse le président du FSN, Ahmed Nejib Chebbi.

Cette "vengeance" contre les opposants et "le recours à la répression" traduisent, selon lui, "la confusion" de la politique du président Kais Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.

"Le pays est en crise et le pouvoir ne pense qu'à se débarrasser de ses opposants", ajouté M. Chebbi appelant tous les partis politiques à s'unir pour sortir le pays de cette situation.

L'activiste politique Khayam Turki et le très influent homme d'affaires Kamel Eltaïef, très introduit dans les milieux politiques, l'ex-ministre Lazhar Akremi et l'ex-responsable au mouvement Ennahdha Abdelhamid Jelassi ont été arrêtés sous le soupçon de "comploter contre la sûreté de l'Etat", a indiqué l'avocat Samir Dilou.

Le dirigeant d'Ennahdha Noureddine Bhiri a quant à lui été interpellé pour une publication sur Facebook appelant à manifester contre la politique du président Saied, selon la même source.

"Ceux qui ont été arrêtés sont des terroristes et doivent être jugés (...),  nous n'allons pas laisser la Tunisie en proie à ces criminels terroristes", a déclaré le président Saied lors d'une  visite mardi soir au siège du ministère de l'Intérieur à Tunis.

Répondant aux critiques, il a affirmé que les autorités respectaient "les droits humains" et que les récentes arrestations "n'ont absolument rien à voir avec les droits et les libertés".

Ce coup de filet est survenu au moment où le président tunisien poursuit l'édification de son système hyperprésidentialiste en faisant peu de cas du boycott massif de toutes les échéances électorales et consultatives censées jalonner ce processus.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.