Déconfinement: réactions du monde économique aux annonces de Macron

Le président Emmanuel Macron a annoncé un allègement des mesures visant à freiner la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus (Photo, AFP)
Le président Emmanuel Macron a annoncé un allègement des mesures visant à freiner la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 25 novembre 2020

Déconfinement: réactions du monde économique aux annonces de Macron

  • « C'est une formidable nouvelle pour nos salariés, pour nos clients et pour tous les commerçants de France »
  • « Malgré nos différents appels, le président a été sourd au désespoir exprimé par nos métiers et il a décidé de condamner tout un pan de l'économie »

PARIS : Le président Emmanuel Macron a annoncé mardi un allègement des mesures visant à freiner la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus. Les petits commerces pourront rouvrir dès samedi mais les restaurants devront notamment patienter au moins jusqu'à janvier. Voici les premières réactions mardi soir d'organisations patronales. 

Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France (CDF):

« Dans l'émotion, j'ai applaudi parce que c'est une très bonne décision, c'est une vraie ouverture ». La jauge limitant le nombre de clients en fonction de la surface de vente « reste acceptable ».

« Je suis convaincu que les appels lancés aux consommateurs pour ne pas acheter uniquement sur les grandes plates-formes numériques seront entendus, que beaucoup attendent que les magasins rouvrent. On va avoir une petite semaine pour se préparer et ça va bien se passer ».

Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), interrogé sur BFM Business à propos de la réouverture des commerces le 28 novembre: 

« C'est une formidable nouvelle pour nos salariés, pour nos clients et pour tous les commerçants de France. C'est le résultat d'un travail que nous avons mené notamment avec Bruno Le Maire et Jean Castex, sur le nouveau protocole sanitaire, et aussi des engagements responsables que nous avions pris sur le Black Friday. C'est un beau résultat collectif ».

« Le protocole prévoit un client pour 8 m2 de surface de ventes, des contrôles accrus de cette jauge pour les magasins de plus de 400 m2, et l'ouverture des commerces tous les dimanches de novembre et de décembre. Le gouvernement a préféré qu'il y ait éventuellement des files d'attente. Cela renvoie à la responsabilité de chacun pour étaler ses achats ».

Clément Chevalier, directeur de l'association de commerçants lyonnais My Presqu'île:

« On a l'éclairci ce que l'on souhaitait avant le 1er décembre. C'est une très bonne chose d'avoir un weekend de plus pour tenter de limiter la casse » dans les commerces.

En revanche, « nous restons inquiets pour nos restaurants et nos bars qui resteront fermés jusqu'au 20 janvier. C'est un coup dur pour ces professionnels, surtout dans une ville gastronomique comme la nôtre. J'espère que les aides annoncées seront à la hauteur. »

Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants (GNI), dans l’hôtellerie-restauration: 

« La décision du président de la République, nous nous y attendions. Hélas, ce n'est pas une surprise. Il est plus raisonnable d'ouvrir le 20 janvier que de faire un “stop and go” en décembre après quinze jours d'ouverture. »

Roland Héguy, président de l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie-restauration: 

« Malgré nos différents appels, le président a été sourd au désespoir exprimé par nos métiers, et il a décidé de condamner tout un pan de l'économie ». 

Jean Kimpe, délégué général de la Fédération des commerces spécialistes des jouets et des produits de l'enfant (FCJPE):

« On est très content de pouvoir rouvrir le 28, c'est un weekend très important, il est presque équivalent au chiffre d'affaires d'un mois creux. »

« On a perdu du temps  mais on va pouvoir se remettre au travail, les magasins sont pleins et on espère que les clients seront au rendez-vous. »

Marc Sanchez, secrétaire général du syndicat des Indépendants (SDI), dans un communiqué : 

« La réouverture des commerces le 28 novembre est une bonne nouvelle » mais le protocole sanitaire « constitue une entrave (volontaire ?) à une réelle reprise. On se moque de nous. La jauge à 8 m2 double les contraintes précédemment requises pour l'accueil de la clientèle espérée nombreuse en cette période de fêtes de fin d'année. Ce sont encore les grandes surfaces qui vont tirer parti de l'ouverture des rayons “non essentiels”. »

Florent Moreau, président de la fédération française des artisans fleuristes (FFAF):

« C'est une excellente nouvelle, on demandait ça depuis un moment. Les fleuristes vont pouvoir reprendre leur activité normale (...) et on va pouvoir maintenant préparer Noël ».

« Au-delà du sapin, les fleuristes commercialisent plein de plantes de saison, comme la rose de Noël, l'Etoile de Noël, qui sont cultivées en partie en France en partie, il y a toute une filière du végétal qu'il faut préserver. »


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.