Netanyahou accuse l'Iran d'avoir attaqué un pétrolier lié à Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (Photo, AFP).
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 20 février 2023

Netanyahou accuse l'Iran d'avoir attaqué un pétrolier lié à Israël

  • Mis en cause par certains médias, l'Iran n'a fait aucun commentaire
  • Bête noire du chef du gouvernement israélien, la République islamique d'Iran, est un ennemi juré d'Israël

JÉRUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a accusé dimanche l'Iran d'être derrière l'attaque d'un navire pétrolier lié à un homme d'affaires israélien, touché, selon la compagnie qui l'exploite, "par un objet aéroporté" en mer d'Arabie.

"La semaine dernière, l'Iran a encore attaqué un pétrolier dans (la région du) golfe Persique et porté un coup à la liberté internationale de navigation", a déclaré M. Netanyahou en Conseil des ministres.

Selon la compagnie grecque Eletson qui l'exploite, le Campo Square, transporteur de produits pétroliers battant pavillon libérien, a été touché le 10 février "par un objet aéroporté alors qu'il se trouvait en mer d'Arabie à environ 300 milles marins des côtes omanaises et indiennes".

"Le navire et l'équipage sont en sécurité et poursuivent leur route comme prévu", a indiqué la société dans un communiqué, faisant état de "dégâts mineurs sur le bateau".

Interrogé par l'AFP, un porte-parole d'Eletson a indiqué que la société libérienne propriétaire du Campos Square était liée à Zodiac Maritime, compagnie de transport maritime britannique fondée et présidée par l'homme d'affaires israélien Eyal Ofer.

Mis en cause par certains médias, l'Iran n'a fait aucun commentaire.

"Face à l'Iran, nos efforts ne s'arrêtent pas pour une raison simple: parce que les actes d'agression de l'Iran ne s'arrêtent pas", a déclaré M. Netanyahou dimanche.

Bête noire du chef du gouvernement israélien, la République islamique d'Iran, est un ennemi juré d'Israël, qu'elle qualifie de "Petit Satan" par comparaison avec le "Grand Satan" américain.

Les deux pays sont engagés depuis plusieurs années dans une guerre de l'ombre sur fond d'inquiétudes d'Israël vis-à-vis du programme nucléaire iranien.

Téhéran a accusé Israël d'être derrière des sabotages ayant visé ses activités d'enrichissement d'uranium ou l'élimination de plusieurs chercheurs liés à son programme nucléaire.

Tout récemment, la République islamique a accusé Israël d'être responsable de l'attaque d'une usine dépendant du ministère de la Défense à Ispahan (centre de l'Iran), le 28 janvier.

En novembre 2022, Israël et les Etats-Unis avaient accusé Téhéran d'être derrière une attaque au drone ayant visé un pétrolier exploité par une compagnie appartenant à Idan Ofer, le frère d'Eyal Ofer, au large des côtes d'Oman.

En 2021, Israël et l'Iran s'étaient accusés mutuellement d'attaques contre des navires de l'un et de l'autre, sur un théâtre allant de la Méditerranée orientale à l'océan Indien.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.