Cisjordanie: Les Palestiniens en grève contre les sanctions israéliennes

Des manifestants brandissent le drapeau palestinien pour protester contre les expulsions de Palestiniens, le 17 février en Cisjordanie (Photo, AFP).
Des manifestants brandissent le drapeau palestinien pour protester contre les expulsions de Palestiniens, le 17 février en Cisjordanie (Photo, AFP).
Une femme passe devant des magasins fermés dans le cadre d’une grève générale déclarée par les Palestiniens à Jérusalem-Est, le 19 février (Photo, AFP).
Une femme passe devant des magasins fermés dans le cadre d’une grève générale déclarée par les Palestiniens à Jérusalem-Est, le 19 février (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 20 février 2023

Cisjordanie: Les Palestiniens en grève contre les sanctions israéliennes

  • Les forces islamiques à Jérusalem-Est rejettent la politique israélienne dans la région
  • De nombreux affrontements ont eu lieu entre des jeunes palestiniens et les forces de sécurité israéliennes dans les rues de Jérusalem

RAMALLAH : Une grève générale a eu lieu dans plusieurs villes de Jérusalem-Est suite aux mesures des Palestiniens contre la politique actuelle des autorités israéliennes.
Les accès du camp de réfugiés de Shuafat, d’Al-Issawiya et d’Al-Ram ont été bloquées par ses occupants dans la nuit de dimanche à lundi.
Des affrontements violents entre les jeunes palestiniens et les forces israéliennes ont eu lieu à peu près au même moment à l’entrée d’Al-Issawiya et de Jabal Al-Mukaber.
En Cisjordanie, les syndicats de Cisjordanie ont appelé les travailleurs palestiniens à ne pas se rendre sur leur lieu de travail en Israël.
Les forces islamiques à Jérusalem-Est ont ont annoncé leur rejet de la politique israélienne dans la région, notamment la démolition de maisons et le déplacement d’habitants, les arrestations, les amendes, la confiscation d’argent et de biens, et la saisie de comptes bancaires.
Ibrahim Inbawi, du camp de Shuafat, a déclaré à Arab News que l’intensification des mesures contre les Palestiniens et la politique que le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a imposé à Jérusalem-Est étaient les raisons de cette grève et de la désobéissance civile.

«Je crois que la politique raciste de Ben-Gvir contre les Palestiniens de Jérusalem-Est et les méthodes brutales utilisées à leur encontre mèneront à des réactions plus violentes de leur part», a-t-il poursuivi.
Près de 350 000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, dont beaucoup sont affectés par le mur érigé par Israël en 2005. Bien qu’ils aient reçu des cartes d'identité, ce sont, selon la loi israélienne, des résidents et non des citoyens.
Ce dimanche, des bandes de jeunes palestiniens ont brûlé des pneus et bloqué plusieurs zones de la ville. De nombreux affrontements ont eu lieu entre temps et une force composée de policiers et de gardes-frontières israéliens.
Mustafa Barghouti, secrétaire général du mouvement de l’Initiative nationale palestinienne a déclaré à Arab News que la désobéissance civile était le mode de résistance populaire adopté pour repousser les attaques menées par l'occupation israélienne.
«Le gouvernement d'occupation, dirigé par Ben-Gvir et Smotrich, n'a laissé aux Palestiniens d'autre choix que la résistance et la désobéissance civile pour se défendre et défendre la vie de leurs enfants», a-t-il ajouté.
Dans un tweet, Ben Gvir a affirmé avoir «ordonné à la police de poursuivre les activités de sécurité à Jérusalem-Est. Nous allons faire preuve de fermeté et ne tolérerons pas les contrevenants.»
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a officiellement condamné la politique de nettoyage ethnique et les sanctions collectives mises en place par Ben-Gvir à Jérusalem-Est.
Unn politique qui s'apparente selon le ministère à un aveu d'échec de l'occupant et de son incapacité à annexer Jérusalem
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.