Tunisie: Ghannouchi de nouveau devant le pôle antiterroriste

Le chef du mouvement islamiste tunisien Ennahdha Rached Ghannouchi salue des partisans à son arrivée dans un commissariat de Tunis, le 21 février 2023 (Photo, AFP)
Le chef du mouvement islamiste tunisien Ennahdha Rached Ghannouchi salue des partisans à son arrivée dans un commissariat de Tunis, le 21 février 2023 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 21 février 2023

Tunisie: Ghannouchi de nouveau devant le pôle antiterroriste

  • La comparution de M. Ghannouchi après la plainte déposée selon son parti par un syndicat de police, survient dans la foulée d'une série d'arrestations menées dans les milieux politiques depuis début février
  • «Ce sont des procès montés de toutes pièces (...) qui ciblent l'opposition avec des dossiers vides», a-t-il déclaré à la presse

TUNIS: Le chef du mouvement tunisien d'inspiration islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, un des principaux opposants au président Kais Saied, a comparu mardi au pôle judiciaire antiterroriste à la suite d'une plainte l'accusant d'avoir traité les policiers de "tyrans".

La comparution de M. Ghannouchi après la plainte déposée selon son parti par un syndicat de police, survient dans la foulée d'une série d'arrestations menées dans les milieux politiques depuis début février.

M. Ghannouchi, bête noire du président Saied, doit aussi se présenter jeudi devant la brigade de recherche et d'investigation de la police dans le cadre d'une autre enquête ouverte sur la base d'une plainte d'un policier affirmant être en possession d'un enregistrement téléphonique compromettant pour le chef d'Ennahdha, selon son parti.

"Ce sont des procès montés de toutes pièces (...) qui ciblent l'opposition avec des dossiers vides", a déclaré à la presse M. Ghannouchi à son arrivée aux bureaux du pôle antiterroriste, accusant le pouvoir d'"instrumentaliser la justice".

Par ces procès, le pouvoir tente de "camoufler les vrais problèmes de la Tunisie", a ajouté M. Ghannouchi au milieu d'une foule de ses partisans et ses alliés politiques.

Présent sur place, Ahmed Néjib Chebbi, président de la principale coalition de l'opposition, le Front de salut national, a dénoncé "un acharnement judiciaire" contre M. Ghannouchi.

"C'est une politique de courte vue face aux échecs économiques et sociaux et face à l'isolement international du pouvoir", a-t-il déclaré à l'AFP, assurant que "la répression n'a jamais arrêté le torrent de la liberté".

M. Ghannouchi, qui dirigeait le Parlement dissous en juillet 2021 par M. Saied, avait déjà été entendu en novembre 2022 par un juge du pôle judiciaire antiterroriste pour une affaire en lien avec l'envoi présumé de jihadistes en Syrie et en Irak.

Il avait aussi été interrogé en juillet pour des soupçons de corruption et blanchiment d'argent liés à des transferts depuis l'étranger vers une organisation caritative affiliée à Ennahdha.

Au moins dix personnalités, pour la plupart des opposants appartenant au mouvement Ennahdha et ses alliés, mais aussi le directeur d'une grande radio privée et un très influent homme d'affaires ont été arrêtées depuis début février lors d'un coup de filet.

Depuis le 25 juillet 2021, le président Saied concentre tous les pouvoirs et a révisé la Constitution pour instaurer un système ultra-présidentialiste aux dépens du Parlement qui ne dispose plus de réels pouvoirs.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.