Jordanie: trois personnes condamnées à mort pour appartenance à l'EI

La police jordanienne monte la garde devant un tribunal à Amman. (Photo, AFP)
La police jordanienne monte la garde devant un tribunal à Amman. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 février 2023

Jordanie: trois personnes condamnées à mort pour appartenance à l'EI

  • Au total, 11 personnes ont reçu une peine allant de cinq ans de prison à la peine capitale, au cours de ce procès jugeant les auteurs présumés d'attentats en 2018 qui avaient causé la mort de six membres des forces de l'ordre
  • Le 10 août 2018, deux policiers ont été tués et six autres blessés lors d'un attentat contre une patrouille chargée d'assurer la sécurité d'un festival de musique dans une ville située 12 km à l'ouest d'Amman

AMMAN: Un tribunal jordanien a condamné à mort mercredi trois personnes reconnues coupables d'appartenance au groupe djihadiste Etat islamique (EI) et d'avoir participé à deux attentats à la bombe, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Au total, 11 personnes ont reçu une peine allant de cinq ans de prison à la peine capitale, au cours de ce procès jugeant les auteurs présumés d'attentats en 2018 qui avaient causé la mort de six membres des forces de l'ordre.

Les condamnés à mort --dont un par contumace-- ont été reconnus coupables d'être "impliqués dans des actes de terrorisme avec utilisation d'armes et explosifs ayant mené à la mort d'une personne."

Les autres peines de prison vont de cinq à vingt ans.

Selon l'acte d'accusation, les 11 condamnés "propageaient les idées du groupe Etat islamique" et ont formé "une bande criminelle avec le but de porter atteinte à la sécurité et la stabilité du royaume (...) et mener des opérations armées terroristes en Jordanie."

Ils prévoyaient notamment d'attaquer des cars transportant des membres des forces de sécurité et de l'armée, mais aussi des bâtiments des Renseignements généraux et des patrouilles de la Sûreté générale, d'après la même source.

Le 10 août 2018, deux policiers ont été tués et six autres blessés lors d'un attentat contre une patrouille chargée d'assurer la sécurité d'un festival de musique dans une ville située 12 km à l'ouest d'Amman.

Le lendemain, quatre autres policiers avaient été tués lors d'affrontements et une explosion survenue dans le bâtiment où les assaillants s'étaient réfugiés à Salt, 30 km au nord-ouest de la capitale. Trois des attaquants ont été tués.

Le royaume jordanien a joué un rôle clé dans la coalition menée par son allié américain contre l'EI en Syrie et en Irak, des pays voisins.

Il a été frappé par plusieurs attaques, dont un attentat suicide en 2016 revendiqué par l'EI qui avait tué sept soldats à la frontière syrienne.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.