Un pétrolier endommagé lors d’une attaque houthie en mer rouge

Selon la coalition, le navire commercial a été légèrement endommagé par un éclat d’obus lorsque l’attentat a été déjoué (Photo, SPA)
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Publié le Jeudi 26 novembre 2020

Un pétrolier endommagé lors d’une attaque houthie en mer rouge

  • Les actions hostiles menées par la milice houthie menacent les voies maritimes et le commerce international
  • Les miliciens ont frappé une usine de distribution de produits pétroliers à Djeddah avec un missile lundi

LONDRES : Un pétrolier grec a été endommagé par une explosion quand la coalition arabe a contrecarré une attaque houthie contre un terminal d'expédition saoudien mercredi.

La coalition a affirmé avoir détruit un navire chargé d’explosifs et déjoué l’offensive dans le sud de la mer Rouge. Selon la coalition, le bateau aurait été légèrement endommagé par un éclat d’obus. Les actions hostiles menées par la milice houthie menacent les voies maritimes et le commerce international, a-t-elle ajouté.

Les gestionnaires grecs du pétrolier Agrari ont déclaré qu'une explosion avait endommagé le navire dans un terminal saoudien de la mer Rouge juste au nord de la frontière avec le Yémen.

L’entreprise TMS Tankers a déclaré que le navire, qui arbore un drapeau maltais, a été «attaqué par une source inconnue» alors qu'il était à quai à Shuqaiq. Il avait fini de décharger son cargo et se préparait à partir.

«L’Agrari a été frappé à un mètre environ au-dessus de l’eau, et a été endommagé», a indiqué TMS Tankers. «Il a été confirmé que les membres d’équipage sont sains et saufs et qu’il n’y a eu aucun blessé. Aucune pollution n'a été signalée. Le navire est stable et sur lest», a indiqué l’entreprise.

Cet assaut constitue la dernière agression de la milice pro-iranienne des Houthis contre l’infrastructure pétrolière et le transport maritime de l’Arabie saoudite dans la mer Rouge.

Les miliciens ont frappé une usine de distribution de produits pétroliers à Djeddah avec un missile lundi. L'attaque a été condamnée par la communauté internationale, et la coalition s'est engagée à prendre des mesures contre les auteurs de cet acte.

*Avec Reuters

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Jordanie: deux ministres démissionnent pour non respect des règles sanitaires

Le Premier ministre jordanien Bicher al-Khassawneh leur est reproché, selon une source gouvernementale, «d'avoir violé la loi d'urgence» pour lutter contre la pandémie (Photo, AFP).
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  • La sanction a été prise par le Premier ministre jordanien Bicher al-Khassawneh et aussitôt avalisée par le roi Abdallah II
  • Le ministre de l'Intérieur Samir Mobaidine et son collègue de la Justice Bassam Talhouni ont assisté à un dîner dans un restaurant d'Amman

AMMAN: Les ministres jordaniens de l'Intérieur et de la Justice ont été contraints dimanche à la démission pour avoir contrevenu aux règles sanitaires en vigueur pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, a-t-on appris de source officielle.

La sanction a été prise par le Premier ministre jordanien Bicher al-Khassawneh et aussitôt avalisée par le roi Abdallah II, selon un communiqué du palais royal. 

Il leur est reproché, selon une source gouvernementale, «d'avoir violé la loi d'urgence» pour lutter contre la pandémie.

Selon le site d'information jordanien Ammon, le ministre de l'Intérieur Samir Mobaidine et son collègue de la Justice Bassam Talhouni ont assisté à un dîner dans un restaurant d'Amman. Neuf convives ont partagé le repas alors que la loi n'en autorise que six au maximum.

En raison d'une recrudescence des contaminations sur son sol, la Jordanie a de nouveau interdit cette semaine à la population de sortir de chez elle les vendredis, jour de congé hebdomadaire.

Pays de 10 millions d'habitants, la Jordanie a enregistré quelque 386 000 cas d'infection dont 4 675 décès, selon le dernier bilan des autorités.

Taoufiq Krishan, vice-Premier ministre et ministre de l'Administration locale, a été affecté au ministère de l'Intérieur. 

Ahmed al-Ziyadat, secrétaire d'Etat aux Affaires juridiques, a récupéré le ministère de la Justice.


Explosion sur le navire israélien: la piste iranienne se précise

Missile anti-navire Nasr-1 tiré depuis un navire de guerre lors d'un exercice militaire de la marine iranienne dans le golfe d'Oman, le 14 janvier 2021(Bureau de l'armée iranienne/AFP)
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  • Le bateau israélien "est probablement tombé dans le piège de l'une des branches de l'axe de la Résistance", a écrit à la Une Kayhan, considéré comme le porte-voix de la frange ultra-conservatrice du système politique iranien
  • Selon le journal, qui cite des "experts militaires", le "bateau espion recueillait des renseignements sur le golfe Persique et la mer d'Oman, lorsqu’il a été visé"

TÉHÉRAN : L'explosion survenue cette semaine à bord d'un navire israélien en mer d'Oman est probablement le fait de "l'axe de la résistance", composé de l'Iran et de ses proches alliés, a affirmé dimanche le journal ultraconservateur iranien Kayhan.

L'Iran se considère avec la Syrie, le parti chiite libanais Hezbollah, le mouvement palestinien Hamas, des groupes irakiens et les milices yéménites comme faisant partie de "l'axe de la résistance" face à Israël au Moyen-Orient.

Le MV Helios Ray, un bateau israélien propriété d'HELIOS Ltd et transportant des véhicules, effectuait le trajet entre Dammam (est de l'Arabie saoudite), et Singapour, au moment de l'explosion au nord-ouest du sultanat d'Oman, selon Dryad Global, une société spécialisée dans la sécurité maritime.

La mer d'Oman est située entre l'Iran et Oman, à la sortie du crucial détroit d'Ormuz par lequel transite une grande partie du pétrole mondial et où opère une coalition dirigée par les États-Unis.

Le bateau israélien "est probablement tombé dans le piège de l'une des branches de l'axe de la Résistance", a écrit à la Une Kayhan, considéré comme le porte-voix de la frange ultra-conservatrice du système politique iranien.

Selon le journal iranien, qui cite des "experts militaires", le "bateau espion recueillait des renseignements sur le golfe Persique et la mer d'Oman, lorsqu’il a été visé. Les attaques et les crimes du régime sioniste dans la région semblent en avoir fait une cible légitime." 

L'origine de l'explosion, qui a causé des dégâts mais n'a pas fait de victime, n'a pas été précisée. Il n'est pas clair si "elle a été causée par un tir de missile ou des mines fixées au bateau", selon l'armateur.

Réunion des responsables israéliens pour discuter de la réponse

Dryad Global avait suggéré que l'Iran pourrait être responsable de l'explosion, l'incident intervenant dans un contexte de tensions accrues entre Israël et la République islamique d’Iran, des ennemis jurés.

Samedi, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a estimé que l'Iran pourrait être responsable de l'explosion, compte tenu la "proximité" avec le territoire iranien  et le "contexte". "L'Iran était très probablement à l'origine d'une explosion qui s'est produite plus tôt cette semaine sur un cargo israélien dans le golfe d'Oman", a-t-il déclaré.

Le MV Helios Ray, qui transportait des véhicules dans le Golfe, a été heurté le 25 février.

"L'emplacement du navire relativement proche de l'Iran fait croire que l'Iran était responsable, mais cela doit encore être vérifié", a déclaré Gantz dans une interview à la télévision d'État israélienne Kan. Gantz a déclaré que l'on savait que l'Iran avait l'intention de cibler les biens et les citoyens israéliens.

Les principaux responsables politiques et de la défense israéliens discuteront dimanche de leur réponse à l'attaque présumée, a rapporté la chaîne Kan, citant des responsables qui ont déclaré que celle-ci "franchissait une ligne rouge".

L'explosion n'a fait aucune victime, mais a laissé deux trous de 1,5 mètre de diamètre sur le côté du navire.

Le MV Ray Helios est arrivé dimanche dans le port de Dubaï pour des réparations, selon l'Associated Press.

Malgré ses démentis, la République islamique est accusée par Israël de chercher à se doter de l'arme atomique.

Le 27 novembre, Téhéran avait imputé à Israël l'assassinat du scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh, tué à Téhéran.

Washington avait imputé à l'Iran des attaques et des sabotages contre des pétroliers dans le Golfe en 2019, des accusations réfutées par Téhéran.


Les milices au Yémen menacent l'Arabie saoudite de nouvelles attaques

Les Houthis ont intensifié leurs attaques contre le royaume et mènent actuellement une bataille pour le contrôle de la province pétrolière de Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du pays (Photo, AFP).
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  • Les forces de défense aériennes ont déjoué une attaque aux missiles contre Ryad
  • «L'opération a été menée avec un missile balistique et 15 drones»

SANAA: Les milices au Yémen ont revendiqué dimanche les tirs la veille contre l'Arabie saoudite voisine et menacé le royaume de nouvelles attaques.

L'attaque "a visé des zones sensibles de la capitale Ryad ennemie", a affirmé le porte-parole des Houthis, Yahya al-Saree, cité par la chaîne des milices Al-Massirah, ajoutant:  "Nos opérations continueront ".

"L'opération a été menée avec un missile balistique et 15 drones", a-t-il ajouté.

Samedi, plusieurs explosions ont secoué la capitale saoudienne. Les forces de défense aériennes ont déjoué une attaque aux missiles contre Ryad et intercepté des drones lancés par les Houthis contre le sud du royaume saoudien, selon les médias locaux.

M. Saree a prévenu les habitants de la région sud du royaume, frontalier du nord du Yémen, de s'éloigner "de tout site ou aéroport militaire".

Les Houthis ont intensifié leurs attaques contre le royaume et mènent actuellement une bataille pour le contrôle de la province pétrolière de Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du pays.

Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des Houthis qui se sont emparés de larges pans du territoire, y compris de la capitale Sanaa qu'ils contrôlent toujours.

La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales, sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.

Une conférence de donateurs organisée lundi par l'ONU va tenter de lever 3,85 milliards de dollars (3,19 milliards d'euros) d'aide à la population du Yémen.