Les pays du CCG appellent au respect du droit international pour résoudre la crise en Ukraine

L’ambassadeur Mohammed Al-Hassan met en lumière l’article 2 de la Charte des nations unies, selon lequel les États membres doivent régler leurs différends par des moyens pacifiques et s’abstenir d’utiliser ou de menacer d’utiliser la force dans les relations internationales. (AP)
L’ambassadeur Mohammed Al-Hassan met en lumière l’article 2 de la Charte des nations unies, selon lequel les États membres doivent régler leurs différends par des moyens pacifiques et s’abstenir d’utiliser ou de menacer d’utiliser la force dans les relations internationales. (AP)
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Publié le Jeudi 23 février 2023

Les pays du CCG appellent au respect du droit international pour résoudre la crise en Ukraine

  • Les États membres devraient adopter une résolution soulignant «la nécessité de parvenir, le plus tôt possible, à une paix globale, juste et durable»
  • Le CCG appelle «toutes les parties à respecter leurs obligations conformément au droit international et au droit international humanitaire en matière de protection des civils, en s’abstenant de cibler ou de détruire toute installation civile»

NEW YORK: À l’approche du premier anniversaire de la guerre contre l’Ukraine, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) appellent au respect des principes du droit international et de la Charte des nations unies, en particulier le principe de souveraineté et d’intégrité territoriale des États et de non-ingérence dans leurs affaires internationales, ainsi que l’esprit de bon voisinage.

Mohammed al-Hassan, représentant permanent du sultanat d’Oman auprès de l’Organisation des nations unies (ONU), déclare que les pays du CCG, qui comprennent l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman, suivent avec inquiétude les événements en Ukraine, en particulier la crise humanitaire «à la lumière de l’augmentation du nombre de réfugiés et de personnes déplacées, de la perte de vies civiles, en particulier de femmes et d’enfants, en plus des dégâts subis par les infrastructures».

Ses propos, au nom du CCG, interviennent dans le cadre d’une session d’urgence tenue par l’Assemblée générale des nations unies pour marquer l’anniversaire du début de la guerre. Les États membres devraient adopter une résolution soulignant «la nécessité de parvenir, le plus tôt possible, à une paix globale, juste et durable».

La résolution, rédigée par l’Union européenne (UE), appelle à la fin des hostilités et demande à la Russie de retirer ses troupes d’Ukraine. Le vote aura probablement lieu aujourd’hui, après une série de discours prononcés par des représentants de plus de quatre-vingts pays.

M. Al-Hassan met en lumière l’article 2 de la Charte des nations unies, selon lequel les États membres doivent régler leurs différends par des moyens pacifiques et s’abstenir d’utiliser ou de menacer d’utiliser la force dans les relations internationales.

«Les pays du CCG affirment que le moyen de résoudre les désaccords réside dans le dialogue et les négociations. Le règlement des différends se fait par des moyens pacifiques et diplomatiques», précise M. Al-Hassan.

Les pays membres du CCG entretiennent des relations cordiales avec toutes les parties, affirme l’envoyé omanais.

«Nous encourageons donc les efforts internationaux et régionaux pour résoudre ce problème conformément au droit international et sur la base des principes de l’ONU et de sa Charte.»

Saluant les efforts déployés par les pays qui accueillent des réfugiés, ainsi que les «efforts inlassables de l’ONU et des organisations humanitaires pour répondre rapidement aux besoins civils urgents», le CCG appelle «toutes les parties à respecter leurs obligations conformément au droit international et au droit international humanitaire en matière de protection des civils, en s’abstenant de cibler ou de détruire toute installation civile».

Mohammed al-Hassan appelle également à respecter le droit international humanitaire concernant les prisonniers de guerre blessés et les personnes disparues, à faciliter un accès rapide et sûr à l’aide humanitaire pour tous ceux qui en ont besoin, en plus de respecter et de protéger les travailleurs médicaux et humanitaires.

M. Al-Hassan a également remercié le secrétaire général de l’ONU «et toutes les parties impliquées pour leurs précieux efforts en vue de garantir le succès de l’initiative céréalière de la mer Noire qui a contribué à rétablir la stabilité des prix et la sécurité alimentaire dans de nombreux pays, principalement les pays en développement, qui ont désespérément besoin de ces céréales et cultures».

L'ambassadeur omanais a conclu en exprimant l'espoir du CCG de voir l'initiative renouvelée en mars.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.