Séisme en Turquie et en Syrie: plus de 50 000 morts

Les secouristes poursuivent les opérations de recherche parmi les décombres des bâtiments effondrés dans le quartier de Yesilyurt à Malatya, le 27 février 2023. (Photo, AFP)
Les secouristes poursuivent les opérations de recherche parmi les décombres des bâtiments effondrés dans le quartier de Yesilyurt à Malatya, le 27 février 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 28 février 2023

Séisme en Turquie et en Syrie: plus de 50 000 morts

  • En Syrie, le nombre de morts est de 5 951 morts, selon un bilan compilé mardi à partir de recoupements de plusieurs sources
  • Le séisme a ravagé plusieurs régions dans le nord et l'ouest de la Syrie, morcelée par près de douze années d'un conflit qui a fait près de 500 000 morts et déplacé des millions de personnes

BEYROUTH: Plus de 50 000 personnes ont péri en Turquie et en Syrie dans le séisme du 6 février, selon un bilan obtenu par l'AFP auprès de plusieurs sources, et réévalué à la hausse côté syrien. 

En Syrie, le nombre de morts est de 5 951 morts, selon un bilan compilé mardi à partir de recoupements de plusieurs sources. 

Le dernier bilan turc en date, fourni dimanche par l’Agence publique turque de gestion des catastrophes (Afad), est de 44 374 morts. 

Ainsi, le nombre total de morts à la suite du séisme qui a frappé les deux pays est de 50 325. 

Le séisme a ravagé plusieurs régions dans le nord et l'ouest de la Syrie, morcelée par près de douze années d'un conflit qui a fait près de 500 000 morts et déplacé des millions de personnes. 

Dans les zones sous contrôle gouvernemental, le ministère syrien de la Santé a recensé 1 414 morts, un bilan resté inchangé. 

Dans les régions échappant au contrôle de Damas, frontalières de la Turquie, les autorités locales ont fait état de 4 537 morts. 

Un responsable de la Santé de ces régions, Maram al-Cheikh, a indiqué mardi que ce bilan était "quasi définitif, la majorité des victimes sous les décombres ayant été retrouvées". 

Il a été établi en coopération avec l'un des partenaires locaux du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Assistance coordination unit (ACU), a ajouté M. al-Cheikh. 

L'ONU a retenu le même nombre et indiqué se baser sur les données de l'ACU. 

Le bilan inclut, selon M. al-Cheikh, l'ensemble des zones rebelles touchées par le séisme, contrôlées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) dans le nord-ouest, ou par les factions syriennes proturques dans le nord. 

Depuis le 6 février, l'AFP se basait sur le bilan publié par les Casques blancs, des secouristes bénévoles dans les zones rebelles, qui recensent les seules victimes retrouvées par leurs équipes. 

M. Al-Cheikh a précisé que le bilan des autorités qu'il représente se basait sur des données recueillies auprès d'hôpitaux, de centres médicaux, de la Défense Civile, ainsi que de conseils locaux, qui ont documenté l'enterrement des victimes sans qu'elles n'aient été transférées dans les hôpitaux. 

Avant ce nouveau décompte, le précédent bilan retenu par l'AFP en Syrie était de 3 688 morts. 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com