Séisme en Syrie: première visite du chef de l'OMS dans les zones rebelles

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, visite l'hôpital al-Sham de Sarmada le 1er mars 2023, lors de sa toute première visite dans les zones tenues par les rebelles de la Syrie ravagée par la guerre. (Photo, AFP)
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, visite l'hôpital al-Sham de Sarmada le 1er mars 2023, lors de sa toute première visite dans les zones tenues par les rebelles de la Syrie ravagée par la guerre. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 01 mars 2023

Séisme en Syrie: première visite du chef de l'OMS dans les zones rebelles

  • Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est rendu dans trois hôpitaux et un centre d'accueil pour les rescapés du drame, proches de la frontière turque, après avoir franchi le poste-frontière de Bab al-Hawa
  • Après le séisme, le chef de l'OMS s'était rendu le 11 février dans la ville sinistrée d'Alep (nord) contrôlée par le gouvernement syrien, dans le premier déplacement d'un haut responsable onusien en Syrie après le drame

BAB AL-HAWA: Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé mercredi la communauté internationale à se mobiliser en faveur du nord-ouest de la Syrie, lors de sa première visite dans ces zones rebelles ravagées par le séisme.

Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est rendu dans trois hôpitaux et un centre d'accueil pour les rescapés du drame, proches de la frontière turque, après avoir franchi le poste-frontière de Bab al-Hawa, selon un correspondant de l'AFP.

Le séisme du 6 février a fait plus de 50 000 morts en Turquie et en Syrie. Le bilan pour la Syrie s'élève à près de 6 000 morts, dont 4 537 dans les zones tenues par les rebelles et les jihadistes.

Lors d'une conférence de presse sur place, M. Tedros a souligné que ce séisme est venu "s'ajouter aux souffrances inimaginables des personnes qui ont tant souffert pendant 12 ans de l'effondrement économique, de la guerre, de la pandémie de Covid-19 et de l''épidémie de choléra en cours".

"Les habitants du nord-ouest de la Syrie ont besoin de l'aide de la communauté internationale pour s'en sortir et reconstruire" leur région, a-t-il ajouté.

Il a appelé "la communauté internationale, les gouvernements, les philanthropes, les individus" à se mobiliser.

Les secouristes et militants locaux ont vivement critiqué la lenteur de l'arrivée des aides internationales dans ces zones rebelles, alors que les avions d'aide se succédaient vers les régions tenues par le régime syrien.

Il avait fallu plusieurs jours à l'ONU pour commencer à acheminer de l'aide vers ces zones depuis la Turquie.

Plus de 420 camions

Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), plus de 420 camions chargés d'aide sont entrés dans le nord-ouest par trois points de passage frontaliers avec la Turquie depuis le séisme.

Mercredi, trois camions d'aide sont entrés par le poste-frontière de Bab al-Salama, selon un correspondant de l'AFP.

Dans les zones tenues par le régime, 258 avions transportant des aides, dont 129 en provenance des Emirats arabes unis, ont par contre atterri dans les aéroports des zones gouvernementales, a indiqué à l'AFP Souleimane Khalil, un responsable du ministère des Transports.

Le 12 février, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, qui s'était rendu du côté turc du passage de Bab al-Hawa, avait reconnu que l'ONU avait "fait défaut aux gens du nord-ouest de la Syrie", qui "se sentent à juste titre abandonnés".

L'ONU a depuis lancé mi-février un appel d'urgence aux dons de 397 millions de dollars pour aider les populations victimes du séisme en Syrie.

La grande partie de l'aide onusienne au nord-ouest passe par le poste-frontière de Bab al-Hawa.

Le point de passage est situé dans la province d'Idleb, que les responsables de l'ONU visitent rarement et qui est contrôlée en partie par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS).

Après le séisme, le chef de l'OMS s'était rendu le 11 février dans la ville sinistrée d'Alep (nord) contrôlée par le gouvernement syrien, dans le premier déplacement d'un haut responsable onusien en Syrie après le drame.

La guerre civile, qui entre bientôt dans sa douzième année, a mis à mal la plupart des infrastructures de santé en Syrie, notamment dans les zones rebelles.

La province d'Idleb abrite quelque trois millions de personnes, dont environ la moitié sont des déplacés et près de 90% d'entre elles dépendent de l'aide humanitaire.


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".