Shareek: accords-cadres pour douze projets d’une valeur de 192,4 milliards de riyals saoudiens

Les douze projets, qui concernent huit entreprises dans quatre secteurs, ont été approuvés selon les mesures incitatives de Shareek. (SPA)
Les douze projets, qui concernent huit entreprises dans quatre secteurs, ont été approuvés selon les mesures incitatives de Shareek. (SPA)
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Publié le Jeudi 02 mars 2023

Shareek: accords-cadres pour douze projets d’une valeur de 192,4 milliards de riyals saoudiens

  • Le programme vise à renforcer les partenariats entre les secteurs public et privé et à accroître la contribution des grandes entreprises à la durabilité économique, conformément aux objectifs de l’initiative Vision 2030
  • Ces projets aideront les huit entreprises à se développer, ils contribueront à leur compétitivité internationale et ils auront des effets multiplicateurs notables dans l’ensemble des chaînes de valeur

RIYAD: La première série de projets mis en œuvre dans le cadre du programme saoudien Shareek a été inaugurée mercredi.

Des accords-cadres pour douze projets d’une valeur totale de 192,4 milliards de riyals saoudiens (51,3 milliards de dollars; 1 dollar = 0,94 euro) en investissements ont été signés lors d’une cérémonie en présence du prince héritier, Mohammed ben Salmane, ainsi que de hauts ministres du gouvernement et des chefs d’entreprise.

Jusqu’à présent, vingt-huit entreprises se sont inscrites au programme Shareek, initié en 2021 par le prince héritier en sa qualité de président du Comité des investissements des grandes entreprises. Le programme vise à renforcer les partenariats entre les secteurs public et privé et à accroître la contribution des grandes entreprises à la durabilité économique, conformément aux objectifs de l’initiative Vision 2030.

Les douze projets, qui concernent huit entreprises dans quatre secteurs, ont été approuvés selon les mesures incitatives de Shareek. D’ici à la fin de l’année 2030, ces entreprises dépenseront 120,23 milliards de riyals saoudiens dans le but de stimuler la croissance du produit intérieur brut (PIB) à hauteur de plus de 466,83 milliards de riyals saoudiens d’ici à 2040, en plus de créer soixante-quatre mille quatre cent cinquante et un emplois.

Aramco recevra un soutien pour favoriser le développement de cinq projets parmi les douze. Le premier est une coentreprise de fabrication qui vise à rendre l’Arabie saoudite entièrement autosuffisante en matière d’approvisionnement en plaques d’acier d’ici à 2030.

mbs
Le prince héritier, Mohammed ben Salmane. (SPA)

 

Le deuxième introduira les services Google Cloud en Arabie saoudite et il fera du pays le centre des technologies avancées en infrastructures cloud.

Le programme Shareek soutiendra également un projet de fabrication de moteurs Aramco en vue de mettre en place un secteur maritime durable et de valoriser les secteurs des métaux et des machines.

Un projet de fonderie et de forge à Ras al-Khair vise à améliorer l’intégration des chaînes d’approvisionnement industrielles du Royaume. Aramco recevra également une aide pour le projet de complexe pétrochimique Amiral, qui contribuera à la localisation de la production chimique.

De son côté, Acwa Power recevra le soutien de Shareek pour la construction de la plus grande usine d’hydrogène vert au monde, conformément à l’objectif zéro émission nette du Royaume.

Ma’aden, la société minière saoudienne, recevra une aide pour son projet Phosphate 3 basé à Waad al-Shamal. Ce projet devrait positionner l’entreprise comme le troisième producteur mondial d’engrais phosphatés d’ici à 2029 et améliorer la position du Royaume dans la chaîne de valeur agricole mondiale, renforçant ainsi la sécurité alimentaire mondiale.

Dans le secteur de la pétrochimie, la Saudi Basic Industries Corporation recevra un soutien pour un projet de développement du premier centre de fabrication de catalyseurs du Royaume. Il vise à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations et à renforcer sa position exportatrice.

Shareek fournira également une assistance à l’Advanced Petrochemical Company dans la production de méthionine liquide et de sulfate d’ammonium. L’entreprise devrait améliorer la sécurité alimentaire nationale et l’efficacité de la production animale, en plus de créer plus de vingt et un mille emplois.
Par ailleurs, la Saudi Telecom Company inaugurera un projet de compatibilité électromagnétique (CEM), qui contribuera à renforcer la position de l’Arabie saoudite en tant que centre numérique et voie fiable pour le trafic de données dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena).

Dans le même temps, le groupe Zain accélérera la mise en place d’un projet de centre de données qui sera bénéfique pour le Royaume dans ses efforts de développement d’une économie numérique.

Le géant saoudien de la logistique Bahri augmentera sa capacité de transport d’ammoniac grâce à un projet, soutenu par Shareek, qui fournira pour la première fois des services de transport d’ammoniac dans le Royaume, réduisant la dépendance aux navires internationaux et stimulant le secteur logistique local.

S’exprimant lors de la cérémonie, Abdelaziz al-Arifi, PDG du programme Shareek, affirme que ces projets aideront les huit entreprises à se développer, ils contribueront à leur compétitivité internationale et ils auront des effets multiplicateurs notables dans l’ensemble des chaînes de valeur.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.