Corruption en Irak: Quatre mandats d'arrêts contre d'anciens hauts responsables gouvernementaux

Les quatre hommes, visés par ces mandats d'arrêts et un gel de leurs avoirs, faisaient partie de l'équipe de l'ancien Premier ministre Moustafa al-Kazimi (Photo, AFP).
Les quatre hommes, visés par ces mandats d'arrêts et un gel de leurs avoirs, faisaient partie de l'équipe de l'ancien Premier ministre Moustafa al-Kazimi (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 04 mars 2023

Corruption en Irak: Quatre mandats d'arrêts contre d'anciens hauts responsables gouvernementaux

  • Ils sont tous à l'étranger, a reconnu un responsable au sein de l'Autorité gouvernementale anti-corruption
  • Le texte ne donne pas de noms mais il s'agit de l'ancien ministre Ali Allawi

BAGDAD: La justice irakienne a émis samedi des mandats d'arrêts à l'encontre de quatre anciens responsables, dont un ex-ministre des Finances et des proches de l'ancien Premier ministre, qui sont accusés d'avoir "facilité" le vol de 2,5 milliards de dollars retirés d'un compte bancaire du fisc.

Les quatre hommes, visés par ces mandats d'arrêts et un gel de leurs avoirs, faisaient partie de l'équipe de l'ancien Premier ministre Moustafa al-Kazimi. Ils sont tous à l'étranger, a reconnu un responsable au sein de l'Autorité gouvernementale anti-corruption, s'exprimant sous couvert de l'anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

Médiatisée à la mi-octobre, le "vol du siècle" comme a été surnommée l'affaire a provoqué une vive indignation dans un Irak riche en pétrole et gangréné par la corruption.

Un document de l'Administration générale des impôts expliquait que les 2,5 milliards de dollars ont été subtilisés entre septembre 2021 et août 2022, via 247 chèques encaissés par cinq entreprises. L'argent a ensuite été retiré en espèces des comptes de ces sociétés, dont les propriétaires sont en fuite pour la plupart.

Un juge d'instruction à Bagdad a "émis des mandats d'arrêts à l'encontre de quatre hauts responsables de l'ancien gouvernement", a indiqué samedi dans un communiqué l'Autorité gouvernementale anti-corruption.

Ces mandats d'arrêts visent l'ex-ministre des Finances mais aussi l'ancien "directeur du cabinet" du chef du gouvernement, son "secrétaire personnel" ainsi qu'un ancien "conseiller communication", d'après le communiqué.

Le texte ne donne pas de noms mais il s'agit de l'ancien ministre Ali Allawi --politicien et universitaire respecté qui avait démissionné en août 2022 et s'était dédouané de toute responsabilité quand le scandale a éclaté-- mais aussi le directeur de cabinet Raëd Jouhi, le secrétaire personnel Ahmed Najati, et le conseiller Mushrik Abbas, selon le responsable s'exprimant sous anonymat.

Les quatre hommes sont accusés d'avoir "facilité le détournement de sommes appartenant au Fisc", selon le communiqué, précisant qu'ils étaient aussi visés par un gel de leurs avoirs.

Ce dossier fait régulièrement l'objet d'annonces de la part du gouvernement actuel, qui veut ainsi prouver sa détermination à lutter contre la corruption, une des priorités affichées par le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani depuis sa nomination fin octobre.

L'ex-Premier ministre Kazimi avait toutefois défendu lui aussi son action anti-corruption, assurant que ce scandale avait été mis au jour par son équipe gouvernementale qui avait ouvert une enquête et engagé les mesures judiciaires nécessaires, selon un communiqué en octobre.

Pays riche en hydrocarbures, l'Irak est gangréné par une corruption qui s'est infiltrée dans tous les rouages de l'Etat. Si les condamnations existent, elles visent souvent les échelons intermédiaires ou de simples exécutants, rarement le sommet de la pyramide.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com