ChatGPT et l’intelligence artificielle auront-ils une incidence sur la productivité de la main-d’œuvre saoudienne?

Raymond Khoury pense que ChatGPT et l’IA peuvent fournir des programmes de formation sur mesure aux employés et un accès à des cours en ligne personnalisés, en plus de favoriser la collaboration et la communication entre les membres de l’équipe. (LEAP)
Raymond Khoury pense que ChatGPT et l’IA peuvent fournir des programmes de formation sur mesure aux employés et un accès à des cours en ligne personnalisés, en plus de favoriser la collaboration et la communication entre les membres de l’équipe. (LEAP)
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Publié le Dimanche 05 mars 2023

ChatGPT et l’intelligence artificielle auront-ils une incidence sur la productivité de la main-d’œuvre saoudienne?

  • Raymond Khoury explique que la mise en œuvre des technologies d’IA et l’utilisation de robots nécessiteraient certainement un travail humain qui pourrait avoir une incidence positive sur la main-d’œuvre saoudienne
  • En plus d’une feuille de route stratégique, favoriser un environnement optimiste pour l’apprentissage et l’amélioration est obligatoire en vue de garantir une expérience positive pour les employés et les clients

LE CAIRE: ChatGPT et d’autres plates-formes d’intelligence artificielle ont déclenché une vague de changement au niveau de la main-d’œuvre mondiale qui pourrait être un outil utile pour le personnel saoudien en vue de stimuler le développement économique.

L’intelligence artificielle suscite des inquiétudes quant au remplacement de la main-d’œuvre par des robots et des logiciels, mais comme le montre la grande popularité de ChatGPT, l’adoption de l’innovation peut également être l’occasion d’augmenter la productivité.

Atténuer la peur des employés

Selon une enquête de Kaspersky, 48% des employés du Royaume craignent de perdre leur emploi à cause de l’intelligence artificielle. Cependant, dans un entretien exclusif avec Arab News, Raymond Khoury, associé principal chez Arthur D. Little, atténue ces craintes en partageant quelques idées sur les bénéfices de l’intelligence artificielle et de ChatGPT.

« Alimenter les bons talents avec une forte culture de l’IA est la dimension humaine qui doit être mise à profit pour intégrer avec succès l’IA dans les opérations », déclare-t-il.

« Compte tenu des succès de l’IA réalisés grâce à l’innovation, l’expérimentation, l’apprentissage et la collaboration individuels ou collectifs, les organisations doivent promouvoir et maintenir une telle culture de l’IA ».

Khoury poursuit en expliquant que la mise en œuvre des technologies d’IA et l'utilisation de robots nécessiteraient certainement un travail humain qui pourrait avoir une incidence positive sur la main-d’œuvre saoudienne.

«En examinant les compétences liées à la carrière du point de vue de la gestion des talents, l’IA, en particulier ChatGPT, peut avoir des répercussions positives sur le recrutement et l’embauche, la formation et le développement, le perfectionnement et la requalification, la collaboration des talents ainsi que la gestion des connaissances», dit-il.

Khoury pense que ChatGPT et l’IA peuvent fournir des programmes de formation sur mesure aux employés et un accès à des cours en ligne personnalisés, en plus de favoriser la collaboration et la communication entre les membres de l’équipe.

«ChatGPT et l’IA auront probablement une incidence sur la main-d’œuvre du Royaume, la remodelant et même l’émancipant à court et à long terme», ajoute-t-il. «Cela aidera la main-d’œuvre à devenir plus productive au sein de l’organisation avec une efficacité accrue à mesure que des tâches plus banales et répétitives seront automatisées, laissant aux travailleurs plus de temps pour se concentrer sur des activités stratégiques.»

L’enquête de Kaspersky confirme le point de vue de M. Khoury, puisque 50% des employés pensent que l’IA augmente la productivité et 51% pensent que l’intégration de robots offrira aux employés la chance de conserver de meilleurs postes.

M. Khoury explique que l’IA aura des répercussions sur le secteur public du Royaume, ainsi que sur les soins de santé, les transports, l’énergie, les services publics, la finance et la vente au détail.

«Pour le gouvernement, l’IA favorisera des opérations internes plus efficaces et une prestation de services externes plus transparente», précise-t-il.

«En examinant les compétences liées à la carrière du point de vue de la gestion des talents, l’IA, en particulier ChatGPT, peut avoir des répercussions positives sur le recrutement et l’embauche, la formation et le développement, le perfectionnement et la requalification, la collaboration des talents ainsi que la gestion des connaissances».- Raymond Khoury, associé principal chez Arthur D. Little

Il ajoute que l’IA peut grandement transformer les soins de santé en personnalisant le traitement des maladies chroniques et en prédéterminant les résultats, tout en améliorant le diagnostic, déjà mis en œuvre dans certains pays.

«Pour le transport, l’IA peut être utilisée pour optimiser les itinéraires routiers ou maritimes afin de garantir des trajets rapides ou une livraison logistique. Les modèles de trafic favorisent des opérations de feux de circulation intelligents, garantissant les flux de trafic de la manière la moins perturbatrice», soutient M. Khoury.

En ce qui concerne le secteur de l’énergie, des technologies innovantes peuvent identifier diverses activités d’exploration pétrolière et gazière en utilisant certains algorithmes pour produire un meilleur niveau de précision tandis qu’en finance, l’IA peut être utilisée pour détecter la fraude à grande échelle.

«Et pour le commerce de détail, l’IA peut créer de nouvelles possibilités de croissance et d’innovation, notamment dans la segmentation des clients et les campagnes marketing ciblées. Ajoutez à cela l’utilisation de données sensorielles et d’outils d’intelligence artificielle pour analyser et extraire des informations marketing à partir de la fréquentation des centres commerciaux ou pour soutenir les décisions d’installations d’entreprises dans les stations de transport en commun », poursuit-il.

Le revers de la médaille

M. Khoury décrit le rôle de l’IA dans la création d’une incidence positive sur les travailleurs en créant des résultats plus productifs et efficaces et en supprimant les tâches banales et répétitives des employés.

Cependant, l’automatisation des tâches pourrait mettre en danger la stabilité des employés lorsque le facteur humain n’est plus requis.

POINTS FORTS

• ChatGPT et l’IA peuvent fournir des programmes de formation sur mesure aux employés et un accès à des cours en ligne personnalisés, en plus de favoriser la collaboration et la communication entre les membres de l’équipe.

• L’intégration de l’IA dans les opérations des entreprises et des employés saoudiens nécessitera une approche holistique définissant clairement les objectifs stratégiques, les avantages et les inconvénients.

• L’enquête de Kaspersky confirme le point de vue de M. Khoury, puisque 50% des employés pensent que l’IA augmente la productivité et 51% pensent que l’intégration de robots offrira aux employés la chance de conserver de meilleurs postes.

«Parmi les inconvénients, ChatGPT remplacera très probablement les travailleurs chargés de remplir des fonctions fastidieuses et répétitives qui seront automatisées», indique M. Khoury.

Il poursuit: «Cela poussera les travailleurs à acquérir de nouvelles compétences grâce à une reconversion ou à une mise à niveau des compétences pour devenir plus compétitifs dans un monde numérique de plus en plus soutenu par l’IA.»

Pour mettre les choses en perspective, M. Khoury affirme que ChatGPT a récemment produit une liste d’emplois qu’il remplacera probablement à l’avenir.

«Les effets mentionnés ci-dessus et leur impact dépendront évidemment du rythme des changements technologiques et de l’adaptabilité des travailleurs et des organisations – tant dans les secteurs public que privé – à ces changements tels qu’introduits par ChatGPT et d’autres futurs outils d’IA générative», fait remarquer Khoury.

Mise en œuvre de l’IA

M. Khoury dit que l’intégration de l’IA dans les opérations des entreprises et des employés saoudiens nécessitera une approche holistique qui définit clairement les objectifs stratégiques, les avantages et les inconvénients.

«Comprendre les obstacles d’ordre opérationnel ou les fonctions banales au sein d’une organisation et savoir comment l’IA peut les résoudre avec une articulation claire des buts et des objectifs de mise en œuvre est d’une importance primordiale dès le début», insiste-t-il.

«Une fois cette étape fondamentale terminée, il faut ensuite comprendre quels outils ou technologies d’IA spécifiques peuvent aider l’organisation et les travailleurs à atteindre ces objectifs commerciaux stratégiques, et quel meilleur ensemble d’outils ou de technologies d’IA peut être déployé de manière optimale au sein de l’organisation, compte tenu de sa situation actuelle, en plus des investissements prévus dans les technologies de l’information et de la communication», renchérit M. Khoury.

En plus d’une feuille de route stratégique, favoriser un environnement optimiste pour l’apprentissage et l’amélioration est obligatoire pour garantir une expérience positive pour les employés et les clients.

«L’intégration de l’IA dans les opérations des organisations semble complexe en apparence et nécessite un leadership solide, une vision futuriste et de l’agilité pour apporter des changements opportuns au besoin, et parfois de manière proactive», conclut M. Khoury.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Législatives en Algérie: abstention record, le FLN en tête

L'abstention a atteint un niveau record lors des législatives du 2 juillet en Algérie, où le taux de participation s'est établi à 21,24%, le plus bas de l'histoire du pays, selon des résultats officiels annoncés lundi. (AFP)
L'abstention a atteint un niveau record lors des législatives du 2 juillet en Algérie, où le taux de participation s'est établi à 21,24%, le plus bas de l'histoire du pays, selon des résultats officiels annoncés lundi. (AFP)
  • L'abstention était l'un des enjeux majeurs de ce scrutin. Le vote avait été prolongé d'une heure jeudi dans tout le pays afin de "permettre aux électeurs d'exercer leur droit de vote", selon l'Anie
  • Cette faible participation illustre la difficulté des autorités et des partis en lice à mobiliser l'électorat

ALGER: L'abstention a atteint un niveau record lors des législatives du 2 juillet en Algérie, où le taux de participation s'est établi à 21,24%, le plus bas de l'histoire du pays, selon des résultats officiels annoncés lundi.

Le Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir, a remporté 90 sièges et arrive en tête du scrutin, a précisé Karim Khelfane, président par intérim de l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), lors d'une conférence de presse.

L'abstention était l'un des enjeux majeurs de ce scrutin. Le vote avait été prolongé d'une heure jeudi dans tout le pays afin de "permettre aux électeurs d'exercer leur droit de vote", selon l'Anie.

Cette faible participation illustre la difficulté des autorités et des partis en lice à mobiliser l'électorat.

"L'abstention n'est pas une spécificité algérienne", a commenté M. Khelfane, en comparant la situation à celle des "vieilles démocraties" d'Europe, d'Amérique et d'Asie et en se félicitant d'élections "transparentes".

Le scrutin avait été précédé par une campagne terne, qui s'est tenue en pleine Coupe du monde de football et par de grandes chaleurs.

Les dernières législatives, en 2021, déjà remportées par le FLN, avaient été marquées par un taux de participation de 23%.

Elles s'étaient tenues dans le sillage du Hirak, mouvement de contestation populaire inédit né en février 2019. Il avait conduit deux mois plus tard à la démission du président Abdelaziz Bouteflika et porté des revendications de changement politique, de lutte contre la corruption et de réforme des institutions.

Mais progressivement, une interdiction des rassemblements, que les autorités ont justifiée par l'épidémie de Covid-19, et l'incarcération des figures de proue du Hirak ont étouffé la contestation à partir de mars 2020.

L'actuel président Abdelmadjid Tebboune avait été élu en décembre 2019, puis reconduit en 2024.

Des ONG de défense des droits humains dénoncent la reprise par les autorités du contrôle de l'espace public depuis l'élan du Hirak. Le pays reste confronté à de fortes attentes sociales et économiques, particulièrement chez les jeunes.


Liban: quatre morts dans une frappe israélienne dans le sud

 Quatre personnes, dont trois femmes, sont mortes lundi dans une frappe israélienne dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), malgré le cessez-le-feu en vigueur entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Quatre personnes, dont trois femmes, sont mortes lundi dans une frappe israélienne dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), malgré le cessez-le-feu en vigueur entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
  • La directrice d'une école, sa mère, une employée de maison étrangère et un ouvrier syrien ont été tués par "un drone israélien ayant visé leur véhicule"
  • Le président libanais Joseph Aoun a estimé que le maintien des troupes israéliennes dans le sud du pays empêchait l'armée libanaise de s'y déployer

BEYROUTH: Quatre personnes, dont trois femmes, sont mortes lundi dans une frappe israélienne dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), malgré le cessez-le-feu en vigueur entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

La directrice d'une école, sa mère, une employée de maison étrangère et un ouvrier syrien ont été tués par "un drone israélien ayant visé leur véhicule" au retour d'une visite d'inspection du domicile familial à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'Ani.

Le protocole d'accord signé le 17 juin entre Téhéran et Washington a permis l'entrée en vigueur d'un précaire cessez-le-feu au Liban à partir du 21 juin, avant la signature le 26 juin à Washington d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en vue d'une "paix durable".

Cet accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Contesté par le Hezbollah, l'accord ne fixe pas de calendrier pour le retrait israélien, sans quoi un retour des déplacés dans les localités frontalières reste en suspens.

Et le désarmement du Hezbollah que l'accord pose comme préalable au retrait israélien est une exigence de longue date, que le gouvernement libanais peine à mettre en oeuvre malgré la pression des Etats-Unis, laissant des analystes sceptiques.

Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans la zone, pouvant s'étendre jusqu'à dix kilomètres de sa frontière, et poursuit ponctuellement ses frappes, notamment dans les environs de Nabatiyé, disant viser le Hezbollah. Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.

Le président libanais Joseph Aoun a estimé que le maintien des troupes israéliennes dans le sud du pays empêchait l'armée libanaise de s'y déployer.

M. Aoun a souligné "l'importance de faire pression sur Israël pour qu'il se retire des zones qu'il occupe dans le sud", puisque "le maintien de (cette) occupation sape la légitimité de l'Etat, empêche le déploiement de l'armée et (...) une paix juste et durable", selon un communiqué de la présidence.

Depuis le 22 juin, plus de 600.000 déplacés libanais sont rentrés chez eux, sur plus d'un million, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Mais le retour dans des dizaines de localités méridionales, notamment celles proches de la frontière, largement détruites par les forces israéliennes, reste en attente.


Le Hamas dissout ses instances dirigeantes à Gaza

"Le Hamas franchit une nouvelle étape en renonçant à administrer la bande de Gaza afin de priver l'occupation de tout prétexte pour poursuivre son agression et sa guerre d'extermination", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Hazem Qassem.  Un responsable du Hamas avait indiqué plus tôt à l'AFP que le mouvement avait déjà informé les autres factions palestiniennes de sa décision lors d'une récente réunion au Caire. (AFP)
"Le Hamas franchit une nouvelle étape en renonçant à administrer la bande de Gaza afin de priver l'occupation de tout prétexte pour poursuivre son agression et sa guerre d'extermination", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Hazem Qassem. Un responsable du Hamas avait indiqué plus tôt à l'AFP que le mouvement avait déjà informé les autres factions palestiniennes de sa décision lors d'une récente réunion au Caire. (AFP)
  • "Le président du comité d'urgence du gouvernement, Mohammed al-Farra, a officiellement présenté sa démission", a déclaré à l'AFP Ismaïl al-Thawabta, directeur du bureau des médias du gouvernement du Hamas
  • L'initiative du Hamas marque un tournant politique pour le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007 à l'issue d'affrontements avec le Fatah

GAZA: Le mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé lundi avoir dissous ses instances dirigeantes dans la bande de Gaza, après presque 20 ans de pouvoir, ouvrant la voie à un comité technocratique chargé d'administrer le territoire.

"Le président du comité d'urgence du gouvernement, Mohammed al-Farra, a officiellement présenté sa démission", a déclaré à l'AFP Ismaïl al-Thawabta, directeur du bureau des médias du gouvernement du Hamas, ajoutant qu'il avait "décidé de dissoudre le comité afin de faciliter la transition administrative et gouvernementale vers le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG)".

Le NCAG a été créé par le "Conseil de Paix", mis en place par le président américain Donald Trump, lors des négociations qui ont abouti au cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre 2025.

L'initiative du Hamas marque un tournant politique pour le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007 à l'issue d'affrontements avec le Fatah, la formation du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, basé à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Quelques mois après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par l'attaque sanglante sur le sol israélien du 7 octobre 2023, le mouvement s'était dit prêt à se retirer du pouvoir à Gaza au profit d'une autre direction palestinienne.

Depuis, de nombreux scénarios ont été évoqués, mais, sur le terrain, la situation patine. L'un des principaux points d'achoppement reste le désarmement du Hamas, ce dernier affirmant qu'il ne le concédera que dans le cadre d'une initiative politique palestinienne, ce qu'Israël rejette.

"Le Hamas franchit une nouvelle étape en renonçant à administrer la bande de Gaza afin de priver l'occupation de tout prétexte pour poursuivre son agression et sa guerre d'extermination", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Hazem Qassem.

Un responsable du Hamas avait indiqué plus tôt à l'AFP que le mouvement avait déjà informé les autres factions palestiniennes de sa décision lors d'une récente réunion au Caire.

Le NCAG, dirigé par le Palestinien Ali Shaath, est basé au Caire depuis plusieurs mois, Israël s'étant, selon certaines informations, opposé à son déploiement dans ce territoire dévasté par la guerre.

"Symbolique" 

Pour Mkhaimar Abusada, politologue gazaoui interrogé par l'AFP, la décision du Hamas reste avant tout "Symbolique".

"Le problème n'est pas la dissolution de son comité gouvernemental, mais l'acceptation de son désarmement (...) c'est toujours le principal point de blocage", a-t-il ajouté.

"Du point de vue du Hamas, cette annonce permet de cocher plusieurs cases", a expliqué à l'AFP une source diplomatique ayant participé à certaines des discussions au Caire.

"Elle montre que le mouvement fait avancer le processus tout en mettant l'accent sur ce qu'il présente comme le non-respect par Israël de ses engagements", a-t-elle ajouté.

La première phase du cessez-le-feu a permis la libération des derniers otages israéliens retenus par le Hamas en échange de Palestiniens emprisonnés par Israël.

Le passage à la deuxième phase, qui devait prévoir le désarmement du Hamas et un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza, est toutefois au point mort depuis plusieurs mois.

Les forces israéliennes ont, au contraire, renforcé leur présence dans l'enclave, tandis que la gouvernance de Gaza après la guerre reste un point d'achoppement.

Israël exclut tout retour du Hamas au pouvoir, mais rejette également, à ce stade, une reprise directe de l'administration de Gaza par l'Autorité palestinienne.

Le Hamas comme Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.

Au moins 1.072 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis l'entrée en vigueur de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

L'armée israélienne affirme avoir perdu cinq soldats et un contractuel à Gaza sur la même période.