L’autorité anti-corruption saoudienne arrête plusieurs citoyens et résidents bangladais dans le cadre d’une affaire pénale

L’Autorité saoudienne de surveillance et de lutte contre la corruption a annoncé samedi qu’elle avait ouvert une affaire pénale.
L’Autorité saoudienne de surveillance et de lutte contre la corruption a annoncé samedi qu’elle avait ouvert une affaire pénale.
Short Url
Publié le Dimanche 05 mars 2023

L’autorité anti-corruption saoudienne arrête plusieurs citoyens et résidents bangladais dans le cadre d’une affaire pénale

  • Des employés du ministère de l’Intérieur arrêtés pour avoir prétendument forcé un résident à signer un engagement financier de 23 millions de riyals saoudiens envers un investisseur étranger
  • 20 millions de riyals saoudiens en espèces, des lingots d’or et des véhicules de luxe – résultant de la vente illégale de visas de travail dans le Royaume – saisis aux résidents bangladais

RIYAD : L’Autorité saoudienne de surveillance et de lutte contre la corruption a annoncé samedi qu’elle avait ouvert une affaire pénale.

L’autorité, également connue sous le nom de Nazaha, a déclaré que deux employés du ministère de l’Intérieur avaient été arrêtés pour avoir prétendument forcé un résident à signer un engagement financier de 23 millions de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro) envers un investisseur étranger, en échange de la réception de 60 000 riyals saoudiens d’un investisseur.

« Les personnes arrêtées sont le sergent de la sécurité du tribunal (police de Riyad) Metab Saad Al-Ghnoum, le caporal des forces de missions spéciales à Riyad, Hatem Mastoor Saad Ben Tayeb et l’investisseur palestinien Saleh Mohamed Saleh Al-Shalout » a déclaré l’autorité dans un communiqué.

« Plusieurs résidents ont également été arrêtés après une enquête plus approfondie », dont des résidents bangladais, Ashraf Uddin Aknad, Almgeer Hussain Khan, Shfeeq Alislam Shah Jahan, a-t-il ajouté.

Les arrestations incluent également des résidents bangladais Mohamed Nasser Uddin Noor, propriétaire d’un bureau de recrutement dans son pays d’origine, Zaid Uoseid Mafy, Abulklam Mohamed Rafeeq Alislam, Aziz Alhaq Muslim Uddin et le visiteur Alameen Khan Shahid Allah Khan, « pour leur implication dans le commerce de visas illégaux et le blanchiment d’argent en dehors du Royaume. »

Nazaha a déclaré qu’ils avaient avoué s’être engagés dans le commerce illégal de visas avec la complicité d’employés de l’ambassade d’Arabie Saoudite au Bangladesh. De plus, « après avoir fouillé leurs maisons, 20,180,000 riyals saoudiens ont été trouvés en espèces, ainsi que des lingots d’or et des véhicules de luxe. Ces éléments sont le résultat de la vente illégale de visas de travail dans le Royaume.»

L’autorité a déclaré que deux autres personnes avaient été arrêtées au cours de l’enquête, dont le chef de la section consulaire de l’ambassade d’Arabie Saoudite au Bangladesh et l’ancien ambassadeur adjoint Abdullah Falah Mudhi Al-Shammari, ainsi que le chef adjoint de la section consulaire de l’ambassade Khaled Nasser Ayed Al-Qahtani.

Les deux hommes ont été arrêtés pour leur complicité avec le Bangladais et pour avoir reçu 54 millions de riyals saoudiens en versements alors qu’ils travaillaient encore à l’ambassade, en échange de la finalisation de la délivrance des visas de travail.

Selon les autorités, « ils ont admis avoir reçu une partie de l’argent des résidents arrêtés en Arabie Saoudite et investi le reste en dehors du Royaume. »

Nazaha a déclaré qu’elle continuerait à poursuivre quiconque exploitait la fonction publique pour des raisons personnelles ou pour nuire à l’intérêt public de n’importe quelle manière. La responsabilité va au-delà du licenciement de ces individus, étant donné que ce type de crime n’a pas de délai de prescription.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
Short Url
  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

Short Url
  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.