Il faut s’adapter et prospérer, affirme un écrivain belge lors du Fesciof de Riyad

L’écrivain Frédéric Laloux explique les inconvénients des modèles de gestion actuels, affirmant qu’ils ne peuvent pas faire face à la complexité de l’avenir, lors de la session «Fireside Chat» du Forum sur l’avenir de l’éducation, de la science et de la culture, organisé à Riyad. (Photo AN/Abdelrahmane ben Chalhoub)
L’écrivain Frédéric Laloux explique les inconvénients des modèles de gestion actuels, affirmant qu’ils ne peuvent pas faire face à la complexité de l’avenir, lors de la session «Fireside Chat» du Forum sur l’avenir de l’éducation, de la science et de la culture, organisé à Riyad. (Photo AN/Abdelrahmane ben Chalhoub)
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Publié le Vendredi 10 mars 2023

Il faut s’adapter et prospérer, affirme un écrivain belge lors du Fesciof de Riyad

  • Frédéric Laloux dit que les humains se sont toujours adaptés aux nouvelles ères et qu’il est temps de le faire une nouvelle fois
  • Il soutient que les entreprises qui innovent disposent souvent de structures de gestion plus productives et plus agiles

RIYAD: Interrogé sur l’époque à laquelle il aurait aimé naître, l’écrivain Frédéric Laloux répond: «Maintenant .»

«Nous avons des possibilités extraordinaires pour réinventer ce qui est nécessaire», déclare-t-il lors du Forum sur l’avenir de l’éducation, de la science et de la culture, organisé à Riyad, au cours d’un événement diffusé en direct.

L’écrivain écrit dans son best-seller, Reinventing Organizations, que «les discussions sur la manière dont nous abordons la gestion […] sont une époque révolue».

«Ce qui nous empêche de concrétiser cet avenir, c’est que nous n’avons pas le courage ou l’impression d’avoir la liberté nécessaire pour innover et explorer ce que nous devons explorer.»

M. Laloux, originaire de Belgique, affirme que les modèles de gestion actuels ne peuvent pas faire face à la complexité de l’avenir.

«Je sais que chaque organisation est désormais confrontée à un monde qui devient de plus en plus complexe et imprévisible», soutient-il.

Il explique que les êtres humains se sont toujours adaptés aux nouvelles ères et qu’il est temps de le faire une nouvelle fois.

«Cela a eu lieu à chaque fois que nous avons assisté à un changement majeur, lorsque nous sommes passés de chasseurs-cueilleurs aux tribus, puis à l’agriculture et, enfin, à la science», souligne M. Laloux.

Il ajoute que les êtres humains ont inventé de nouvelles façons de gérer ce changement et que «l’ancien modèle de gestion ne fonctionnait plus».

M. Laloux remarque que les entreprises qui innovent disposent souvent de structures de gestion plus productives et plus agiles.

«J’ai fait des recherches sur un certain nombre d’organisations privées ou à but non lucratif vraiment remarquables, fondées par des dirigeants qui […] ont essentiellement remis en question les structures et les méthodes de gouvernance que nous utilisons tous les jours», indique-t-il.

«Je vous invite vraiment à vous pencher sur la recherche de ces nouveaux modèles de gestion qui voient le jour. Ils permettent d’en apprendre tous les jours davantage sur la façon de réaliser des progrès qui ne sont tout simplement pas possibles avec l’ancien modèle de gestion.»

«Je suis sûr que vous êtes capables d’imaginer et de réinventer, comme ces autres dirigeants, de nouveaux types de structures qui fonctionnent beaucoup mieux», conclut-il.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.