Fesciof: La culture et l'éducation «peuvent susciter des changements profonds et transformer des vies»

Ke Leng: Voir l'éducation à travers le prisme culturel présente un potentiel énorme (Photo AN).
Ke Leng: Voir l'éducation à travers le prisme culturel présente un potentiel énorme (Photo AN).
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Publié le Vendredi 10 mars 2023

Fesciof: La culture et l'éducation «peuvent susciter des changements profonds et transformer des vies»

  • Lydia Ruprecht et Ke Leng font la lumière sur le lien qui existe entre la culture et l'éducation, et le rôle de l'Unesco dans le renforcement de cette relation

RIYAD: La promotion de l'éducation et de la culture est essentielle pour relever les défis mondiaux et susciter le changement, selon une table ronde au Forum des organisations internationales sur l'avenir de l'éducation, de la science et de la culture à Riyad.

Lydia Ruprecht, responsable de l'éducation à la citoyenneté mondiale et spécialiste du programme à l'Unesco, ainsi que d'autres experts, ont pris la parole lors d’une table ronde autour du thème Culture et éducation, ensemble pour le développement durable.

Selon elle, «l'éducation peut certainement jouer un rôle important et doter les gens des connaissances et des compétences nécessaires pour transformer des vies, des économies et des sociétés, en l’occurrence, atteindre les objectifs de développement durable.»

Cependant, l'éducation n'est pas le seul moteur de transformation, a-t-elle ajouté.

«La culture joue également un rôle majeur dans l'évolution des mentalités et des sociétés. La culture, qui soutient et stimule le développement de l'État, est une ressource renouvelable qui peut inspirer de profonds changements dans tous les domaines», a-t-elle affirmé.

Ruprecht et Ke Leng, coordinateur du programme des politiques culturelles et du développement dans le secteur de la culture à l'Unesco, ont fait la lumière sur le lien qui existe entre la culture et l'éducation ainsi que le rôle de l'Unesco dans le renforcement de cette relation.

Le rapprochement de la culture et de l'éducation crée un mélange dynamique qui peut accélérer le changement, ont-ils affirmé.

«À titre d’exemple, une approche culturelle de l'éducation peut améliorer la qualité de l'apprentissage en renforçant son efficacité par rapport aux besoins et au contexte locaux.»

L'éducation permet l’éclosion de nouveaux talents et la constitution d'une main-d'œuvre innovante et évolutive pour les secteurs créatifs, ont indiqué les deux intervenants.

«La culture, les arts et la créativité sont les compétences essentielles nécessaires aujourd'hui pour l'évolution du marché du travail, et sont des atouts importants pour le développement et la croissance durables, de même que pour favoriser la créativité», a poursuivi Ruprecht.

Même à une plus petite échelle individuelle, les compétences interdisciplinaires améliorent l'aptitude à l’emploi dans son ensemble à long terme, sachant que le monde connaît des changements technologiques rapides, ont soutenu les deux responsables de l’Unesco.

À la demande des membres de l'Unesco en 2021, cet organisme a élaboré un programme intersectoriel sur l'apprentissage de la diversité, renforçant les synergies entre la culture et l'éducation pour former des sociétés intégratives, durables et résistantes.

D’après Leng «il s'agit de la toute première tentative de cet organisme de renforcer les liens entre l'ensemble des secteurs de la culture et de l'éducation, et de développer des liens de travail étroits dans l'échange de connaissances, de savoir-faire et d'expérience.

Voir l'éducation à travers le prisme culturel présente un potentiel énorme, a-t-il ajouté.

«C'est précisément pour cette raison que la révision de la Recommandation de l'Unesco de 1974 concernant l'éducation pour l’entente, la coopération et la paix internationales ainsi que l'éducation relative aux droits humains et aux libertés fondamentales intègre cette dimension [...] en s'appuyant sur les conventions culturelles adoptées depuis 1974», a-t-il soutenu.

Au niveau politique, la décision de construire un cadre pour l'éducation culturelle et artistique a été initiée par les Émirats Arabes Unis (EAU).

«[Les EAU] ont demandé à cet organisme de réviser le cadre existant de l'éducation artistique pour tenir compte de ces problèmes émergents, de la culture et du secteur créatif en constante évolution, afin de contribuer à l'expansion des opportunités d'emploi dans ces secteurs», a indiqué Leng.

Une conférence mondiale sur la culture et l'éducation artistique, qui verra l'adoption de ce cadre dans la région arabe, devrait être convoquée par le directeur général de l’Unesco et accueillie par les EAU.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.