Libye: L'ONU espère un accord sur les élections «d'ici mi-juin»

L'envoyé de l'ONU en Libye prend la parole samedi à Tripoli lors d'une conférence de presse (Photo, AFP).
L'envoyé de l'ONU en Libye prend la parole samedi à Tripoli lors d'une conférence de presse (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 12 mars 2023

Libye: L'ONU espère un accord sur les élections «d'ici mi-juin»

  • La Libye traverse une crise politique majeure depuis la soulèvement de 2011 qui a provoqué la chute de Mouammar Kadhafi
  • Deux gouvernements se disputent le pouvoir, l'un installé à Tripoli et reconnu par l'ONU, l'autre soutenu par le maréchal Khalifa Haftar

TRIPOLI: L'émissaire de l'ONU en Libye a appelé samedi les camps rivaux libyens à se mettre d'accord sur l'organisation d'élections présidentielle et législatives "d'ici mi-juin", avec l'espoir de les tenir fin 2023 dans ce pays englué dans la crise depuis 2011.

Le Sénégalais Abdoulaye Bathily, chef de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), avait annoncé le mois dernier une nouvelle initiative pour tenter de sortir de l'impasse le pays d'Afrique du Nord qui peine à achever son interminable transition depuis la révolte de 2011.

Des élections présidentielle et législatives, initialement prévues en décembre 2021, avaient été reportés sine die en raison de divergences persistantes, notamment sur la base juridique des scrutins et la présence de candidats controversés. Et le diplomate avait provoqué l'ire des acteurs politiques libyens en déplorant leur incapacité à "se mettre d'accord".

"A la mi-juin, il leur sera possible, après avoir discuté pendant quelques semaines, de parvenir à un accord sur ces lois électorales", a déclaré Abdoulaye Bathily lors d'une conférence de presse dans la capitale Tripoli.

La Libye traverse une crise politique majeure depuis la soulèvement de 2011 qui a provoqué la chute de Mouammar Kadhafi après 42 années de dictature.

Deux gouvernements se disputent le pouvoir, l'un installé à Tripoli (ouest) et reconnu par l'ONU, l'autre soutenu par l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar.

Face aux accusations d'ingérence portées par certains acteurs politiques en Libye, Abdoulaye Bathily a assuré que sa proposition n'était pas une "solution imposée par l'étranger" et que la "feuille de route claire" censée être établie d'ici mi-juin "ne dépend pas" de lui.

Si ce calendrier est respecté, "il sera possible d'organiser ces élections d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté devant les journalistes.

Menant le camp de l'Ouest, le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah a affirmé samedi sur Twitter son soutien aux "efforts de M. Bathily" et appelé à des "élections équitables et impartiales".

L'initiative onusienne, qui bénéficie du soutien des pays occidentaux, n'a pas fait consensus en Libye. Si les partisans du gouvernement de Tripoli l'ont finalement accepté, le camp de l'Est du maréchal Haftar l'a critiqué, tout comme son plus important parrain étranger, la Russie.

L'organisation de l'élection présidentielle bute notamment sur le refus du camp de l'Ouest d'autoriser un militaire et un binational à se présenter, en l'occurrence le maréchal Haftar, citoyen libyen et américain.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.