L'UE et les pays de la région se félicitent de la reprise des relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite

L'Iran et l'Arabie saoudite ont accepté de rétablir leurs relations diplomatiques et de rouvrir leurs ambassades après sept ans de tensions (Photo, AP).
L'Iran et l'Arabie saoudite ont accepté de rétablir leurs relations diplomatiques et de rouvrir leurs ambassades après sept ans de tensions (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 12 mars 2023

L'UE et les pays de la région se félicitent de la reprise des relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite

  • L'accord diplomatique contribuera à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient, selon Bruxelles
  • La Tunisie et l'Égypte espèrent une nouvelle orientation de la politique régionale et internationale de l'Iran

LONDRES : L'Union européenne a salué samedi l'accord conclu entre l'Arabie saoudite et l'Iran sur la reprise des relations diplomatiques.

"L'Union européenne se félicite de l'accord annoncé sur la reprise des relations diplomatiques entre le Royaume d'Arabie saoudite et la République islamique d'Iran, et attend avec impatience sa mise en œuvre", a déclaré Peter Stano, principal porte-parole de l'UE pour les affaires extérieures.

"L'UE reconnaît les efforts diplomatiques qui ont conduit à cette étape importante", a-t-il déclaré dans un communiqué. "L'Arabie saoudite et l'Iran étant tous deux au cœur de la sécurité régionale, la reprise de leurs relations bilatérales peut contribuer à la stabilisation de du Moyen-Orient dans son ensemble.

L'Arabie saoudite et l'Iran ont convenu vendredi de rétablir leurs relations diplomatiques et de rouvrir leurs ambassades dans un délai de deux mois, après des années de tensions entre les deux pays, dans le cadre d'un accord conclu sous l'égide de la Chine.

"Promouvoir la paix et la stabilité et parvenir à une désescalade des tensions dans le Moyen-Orient élargi sont des priorités essentielles pour l'UE", a-t-il également déclaré, ajoutant que l'Union "reste prête à s'engager avec tous les acteurs de la région dans le cadre d'une approche progressive et inclusive, et en toute transparence".

La France a également salué l'accord et la ministre des affaires étrangères, Catherine Colonna, a déclaré que son pays soutenait le dialogue et toute initiative susceptible de contribuer concrètement à la désescalade des tensions et au renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales.

Mme Colonna a réitéré son appel à l'Iran pour qu'il renonce à ses actions déstabilisatrices dans la région.

L'Égypte a salué le "pas important" franchi par Riyad et Téhéran, qui permettra d'apaiser les tensions dans les relations régionales, et affirme l'adhésion du Royaume aux principes de l'ONU relatifs au respect de la souveraineté des États, à la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et au renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales.

Le porte-parole de la présidence égyptienne, Ahmed Fahmy, a déclaré que son pays espérait que cette évolution aurait un impact positif sur les politiques régionales et internationales de l'Iran, et qu'elle constituait une occasion pour l'Iran d'adopter une politique qui prenne en considération les préoccupations légitimes des pays de la région, de manière à accroître les possibilités de coopération et à consolider les relations constructives.

La Tunisie a également publié une déclaration saluant l'accord et se félicitant du rôle joué par la Chine dans la conclusion de cet accord.

Le ministère des affaires étrangères a exprimé l'espoir que l'accord contribuera à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, à éliminer toutes les causes de tension et à renforcer les relations entre les deux pays.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.